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La ChouetteL'écolomag 66


 

France-guillan-66Opinions

La Cigale avait raison !
Chantez, chantez : ça ne coûte
rien et ça fait du bien !

France Guillain

Rien n’est plus spontané et naturel que le chant, le chant rythmé. Dès la naissance, même les bébés dont le cerveau a pu être abîmé ont, pour la plupart, la capacité de se balancer et d’émettre des sons. La langue elle-même est faite de sons, modulés par l’accent tonique et, surtout, par nos émotions. Certains d’entre nous se souviennent d’un petit pingouin de bande dessinée qui ne parlait aucune langue précise, n’émettait que des sons ; or, tout le monde comprenait très bien ce qu’il racontait. Il était très drôle et attendrissant, et faisait beaucoup rire petits et grands.

C’est que la musique – la voix étant notre premier instrument – a le pouvoir extraordinaire non seulement de faire partager les émotions, mais aussi donne l’accès au sens.

Le chant a été utilisé depuis des milliers d’années pour apprendre à compter, à parler, à lire, à réfléchir, à méditer, à se recentrer, à danser, à trouver du courage ou à effacer les peines, à créer du lien ou à le retrouver. Il sert aussi à gagner sa vie.

Toutes les études récentes faites sur les bienfaits de la musique sur notre cerveau, celui des bébés et des enfants, sont valables pour le chant. À quoi il faut ajouter que chanter est excellent pour la respiration, le maintien, la posture, le rapport aux autres, la sociabilité, le sens du partage et de l’écoute, et même la solidarité.

Voilà bien pourquoi nous ne pouvons que nous réjouir d’apprendre que notre ministre de l’Éducation nationale a appellé de ses voeux 1 million de collégiens chantants !

Il y a fort à parier que cela réduira de beaucoup la violence comme l’isolationnisme numérique, et que nos écoles et nos collèges gagneront non seulement en humanité, mais aussi en résultats scolaires.

Le seul problème soulevé est que ce serait une matière en plus, alors que beaucoup d’apprentissages pourraient se faire directement en chantant.

On ne peut s’empêcher de le comparer à l’allaitement maternel. Autrefois, toutes les mamans allaitaient spontanément, il n’existait rien d’autre pour nourrir son bébé. Aujourd’hui, il faut des livres, des conférences, des associations, des doulas, des massages du sein, tout un apprentissage car la transmission s’est perdue.

Il en va de même pour le chant : ce que tous les enseignants savaient faire il y a très longtemps s’est évanoui. Il faut surmonter toutes sortes de peurs, de soi et des autres, du ridicule et de ne pas savoir. Il faut rééduquer l’oreille, le souffle, évacuer ou gérer bien des émotions, et tout cela aujourd’hui doit s’apprendre.

De langage spontané – comme je l’ai bien connu en Polynésie dans mon enfance, lorsqu’à la tombée de la nuit, les jeunes se réunissaient assis sur le petit parapet d’un pont et racontaient en chantant leur journée, à plusieurs voix, au son du ukulélé –, chanter est devenu un enseignement, une discipline.

Souhaitons que cette réappropriation par l’école redonne la spontanéité de la création aux enfants, qui n’en tireront que le plus grand bénéfice et que, plus jamais, on n’entendra des réflexions du style « si je chante, il va pleuvoir », tout aussi stupide que « si j’allaite, j’abîmerai ma poitrine » !

Et pour chanter bien, pour garder à vie une voix claire, un Miam-Ô-Fruit et des bains dérivatifs – ou poche froide – sont d’un tel secours que, depuis plus de 30 ans déjà, de nombreuses voix célèbres l’ont compris et les pratiquent assidûment.

Chantons l’écolomag plutôt que de le lire, ce sera un bon commencement !

France Guillain
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Olivier-Guilbaud-66

Fermons la parenthèse !

Olivier Guilbaud

Jusqu’à l’avènement du pétrole à la fin du 19e siècle, notre civilisation était essentiellement renouvelable.

Les circuits courts et la règle des 3R – Recycler/Réutiliser/Réparer – étaient une norme séculaire.

Le développement de la chimie moderne, avec le pétrole, les énergies, a été un formidable facteur de progrès : espérance de vie en hausse, qualité de vie profondément améliorée…

L’homme a créé, façonné son époque, en prenant une place prépondérante sur Terre et en ayant des impacts liés à son activité tellement importants (émission de carbone, perturbation de la biodiversité, urbanisation…) que certains scientifiques parlent aujourd’hui de l’anthropocène (une ère géologique à part entière en raison de l’influence globale de l’homme sur la planète). Comme son nom l’indique, c’est l’âge de l’homme !

Un âge qui sonne certainement le glas d’un mode de consommation où le jetable est en fait durable pour la Nature, pollue les océans et encombre les déchetteries. Nous arrivons en effet à la limite du système, en particulier pour les générations futures. Les fameux « signaux faibles » de cette prise de conscience ont démarré il y a bien longtemps, en restant très localisés et l’apanage de quelques soidisant « illuminés », ou en étant très globaux et sans effet immédiat (création du Club de Rome en 1968 pour réfléchir aux impacts du développement humain).

La bonne nouvelle, c’est que nous arrivons à un point de bascule : ces idées, qui étaient « décalées » ou en contradiction avec la pensée ultra-majoritaire, deviennent une tendance à la mode. Je suis convaincu que cette mode sera bientôt une norme et un formidable renouveau de notre société, qui se reconnectera au bon sens. La redécouverte de la biomasse, les nouvelles bioressources et autres biomatériaux n’en sont que les émergences….

Je suis convaincu que les ressources, avec au 1er rang le pétrole et le gaz – gaspillés comme jamais –, seront des parenthèses bien courtes à l’échelle de l’histoire humaine.

Les préoccupations qui ont émergé autour du carbone seront vite complétées par celles sur la biodiversité, puis d’autres. Une biodiversité capitale qui est peu enseignée à l’école, sauf à parler de l’ours polaire sur la banquise…

Saviez-vous qu’il y a 2 à 3 tonnes de vers de terre par hectare de terre ? Indispensables auxiliaires pour un beau jardin et des cultures productives.

Saviez-vous que de petits éléments insignifiants sont à la base de notre confort de vie ? Les abeilles et les insectes pollinisateurs qui nous permettent de manger de bons fruits et légumes.

Nous vivons hors-sol, parfois ne sachant plus comment pousse un radis. Il est temps de se reconnecter, de vivre dans notre Maison en la respectant pour qu’elle retrouve solidité et capacité à résister au temps : ouvrons-la sur l’extérieur en intégrant les grands principes naturels, que nous commençons heureusement à retrouver.

Le soleil est une source d’énergie inépuisable. Le végétal, les bioressources, les produits usagés sont des réserves inépuisables, pour manger, se chauffer, se laver, se déplacer. Le frémissement est général. La question n’est plus d’y aller ou pas, mais de comment et à quelle vitesse : le bâtiment intègre du ciment recyclé, des toitures solaires, des isolants biosourcés ; les vêtements peuvent être à base de fibres recyclées et un marché de l’occasion se développe ; nos poubelles se transforment en véritables supermarchés quand elles sont bien triées ; les grandes marques de cosmétiques proposent désormais des labels écologiques crédibles, de même que les grands lessiviers…

Il est temps de fermer la parenthèse, d’inventer ce nouveau monde dans lequel les déchetteries sont des centres de ressources, dans lequel les écoles sont ouvertes sur les centres de tri, les entreprises et les parcs naturels.

Et, en plus, ces nouveaux secteurs sont créateurs d’emplois ! Donnons un sens à notre consommation et à notre travail, nous le pouvons bien.

Alors, oui, fermons cette parenthèse et entrons pleinement dans un monde plus respectueux des ressources disponibles.

Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Laboratoire
Science & Nature

 

Body Nature centifolia

 


 

 

GoodPlanet

 

chouette-humeurBiodiversité : inquiétudes face
aux menaces pesant sur le vivant

 

 

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Chute du nombre d’oiseaux, mais aussi de chauves-souris ou encore de saumons : l’Agence française pour la biodiversité (AFB) a récemment alerté sur les menaces pesant sur le vivant, accusant notamment les pesticides.

Une étude choc du CNRS et du Muséum national d’Histoire naturelle avait révélé en mars le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes (- 60 % de moineaux friquet depuis 10 ans, 1/3 d’alouettes des champs disparues en 15 ans…), qui, de plus, s’accélère ces dernières années.

Le bilan 2018 de l’Office national pour la biodiversité (ONB) – projet participatif piloté par l’AFB qui agrège les données sur le vivant récoltées par des dizaines d’organismes en métropole et outre-mer – reprend ce constat alarmant. « Les espèces d’oiseaux des milieux agricoles ont disparu à un rythme assez effarant depuis 30 ans », commente Julien Massetti, chef de projet à l’AFB, indiquant une baisse de ces espèces de 30 % entre 1989 et 2017.

Cette décroissance touche aussi les oiseaux des villes, comme les moineaux parisiens, et même depuis 2005 les oiseaux « généralistes » (qui vivent dans tous types de milieux), qui, auparavant, contrebalançaient la disparition des autres, poursuit-il, décrivant un « phénomène en train de changer d’ampleur ».

Et les oiseaux ne sont pas les seuls menacés.

Les effectifs de chauves-souris, mammifères insectivores, ont diminué de près de 40 % en métropole en 10 ans, toujours d’après l’ONB, qui rappelle que « métropole et outremer confondus, près d’une espèce vivante sur trois est en danger de disparition ».

L’Office fait état de plusieurs menaces pesant sur les 180 000 espèces présentes sur le territoire français, citant en premier lieu l’utilisation des pesticides par l’agriculture.

Mais aussi le rythme « élevé » de l’artificialisation des sols : entre 2006 et 2015, la métropole a perdu près de 600 000 hectares de terres agricoles et d’espaces naturels – soit l’équivalent d’un département comme la Seine-et- Marne –, remplacés principalement par des surfaces goudronnées.

L’AFB s’inquiète aussi du sort de poissons qui vivent entre mer et eau douce, comme l’anguille et le saumon atlantique. Pour ce dernier, qui se reproduit dans une cinquantaine de fleuves et rivières français (Rhin, Loire, Garonne, Dordogne…), le linéaire de cours d’eau qu’ils fréquentent a régressé de 70 % depuis 1900, selon l’AFB.

Sur la Loire, le nombre de saumons par an est passé de 100 000 au 19e siècle à moins de 1 000 aujourd’hui.

 

chouette-okAlimentation : un rapport prône
la création d’un nouveau label
« bio, local et équitable »

alimentationEt si l’on recyclait le bon vieux label bio AB pour distinguer des produits agricoles à la fois bio, locaux et équitables ? Le Conseil économique social et environnemental (CESE) recommande de lancer une expérimentation pour répondre à la demande de qualité des consommateurs.

Dans un rapport présenté courant juin, il formule 18 propositions pour améliorer les 5 signes officiels garantissant l’origine géographique et/ou les modes de production de produits alimentaires :

- AOP ou AOC (appellation d’origine protégée/contrôlée),

- IGP (indication géographique protégée),

- Label Rouge,

- AB (Agriculture biologique),

- STG (spécialité traditionnelle garantie).

Le label européen du bio, symbolisé par une feuille verte, resterait présent, mais le label historique français AB serait recentré sur l’agriculture biologique de proximité, tout en tenant compte des conditions de commercialisation équitables pour les producteurs.

Pour le bio non européen, le CESE préconise que le futur système européen de labellisation, en cours de réforme, ne soit pas basé sur des équivalences entre pays mais sur l’application d’un principe de conformité assorti de contrôles.

Au total, la France compte quelque 1 100 produits sous signe de qualité, représentant un chiffre d’affaires total de 30 milliards d’euros, soit plus d’1/3 de la valeur de la production agricole, selon le rapport. En Europe, début 2018, environ 1 400 produits alimentaires, hors vins et spiritueux, étaient enregistrés en AOP, IGP ou STG par 26 pays de l’UE, 21 % d’entre eux étant italiens et 18 % français.

Le rapport recommande d’harmoniser tous les cahiers des charges par produit et « vers le haut », afin d’améliorer leur lisibilité.

 


 

eco-livres-vert

livre-naissance-de-l-ecologie-img1Naissance de l’écologie
de Caroline Ford - Traduit de l’anglais par Béatrice Commengé

La vivacité du débat français sur la nature de 1800 jusqu’aux années 1930

Tout au long des 19e et 20e siècles, la guerre, les bouleversements politiques et les désastres naturels – particulièrement les grandes inondations de 1856 et de 1910 à Paris – ont provoqué l’inquiétude grandissante des Français. La déforestation, l’urbanisation et l’industrialisation agitèrent l’opinion dès le règne de Napoléon 1er, suscitant de nombreuses interventions de l’État (l’administration des Eaux et Forêts) ou de la société civile.

Les naturalistes et les scientifiques, mais aussi les politiques, les ingénieurs, les écrivains et les artistes, se passionnèrent pour la cause environnementale. Le triomphe de la peinture « au grand air » et de l’impressionnisme au temps des chemins de fer et de l’industrialisation n’est pas un hasard... Et que dire du projet de « verdir Paris » et les grandes villes, cher au second Empire ?

L’expansion coloniale fut, elle aussi, propice au développement de la conscience environnementale, notamment en Algérie, qui devint un laboratoire en ce domaine. Et c’est au tout début du 19e siècle que la France mit en place les moyens juridiques visant à protéger l’environnement (création de parcs naturels, de réserves, etc.). C’est elle qui, la première, appela la communauté internationale à coopérer sur le sujet.

Avant cet ouvrage fondateur, il n’existait pas d’étude synthétique du « souci de la nature » propre à la France. Personne jusqu’à présent n’a si finement étudié l’arsenal intellectuel et juridique déployé à la fois dans l’Hexagone et dans son empire colonial.

Éditions Alma - 354 pages - 25 €

 

livre-notre-empreinte-cacheNotre empreinte cachée
de Babette Porcelijn

Tout ce qu’il faut savoir pour vivre d’un pas léger sur la Terre

En tant que consommateurs vivant en Occident, nous avons plus d’impact sur les écosystèmes que nous le pensons. Pas seulement à la maison ou à la pompe à essence, mais également à l’autre bout de la planète, là où sont produits les objets que nous achetons quotidiennement. Au-delà du seul effet de leur utilisation (consommation d’énergie, émission de gaz à effet de serre, etc.), cet ouvrage souligne l’empreinte de leur fabrication, de leur transport et de leur fin de vie. Par exemple, si nous réglions le problème du climat sans nous occuper de questions telles que le manque d’eau, la pollution atmosphérique et la « soupe de plastique », rien ne serait résolu pour autant. Prendre en considération ces impacts indirects et multiples, cette empreinte écologique cachée, est un pas vers des choix plus responsables pour chacun d'entre nous dans notre vie de tous les jours.

Le + : Babette Porcelijn nous livre ici connaissances, outils et astuces pour parvenir à vivre d'un pas léger sur la Terre.

Éditions du Seuil - 224 pages - 19,50 €

 


 

Estivales-de-la-Permaculture

 

Le festival Les Estivales de la Permaculture se tiendra pour la 5e année consécutive à Montreuil (93), sur le site historique des Murs à Pêches, les samedi 15 et dimanche 16 septembre 2018.

Le thème de l’édition de cette année est : Do It Yourself (fais-le toi-même).

Au programme : des stands, des ateliers, des conférences, des animations, des concerts, des projections, des débats, un espace enfant, une bibliothèque, un café permaculture...

L’invité d’honneur sera Barnabé Chaillot, Géo Trouvetou des temps modernes :
http://energie-autrement.blogspot.fr/

Tous les détails sur le site : www.festival-permaculture.fr
Entrée à prix libre en participation consciente.

 


 

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