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La ChouetteL'écolomag 64


 

France GuillainOpinions

Billet, billet, de quel droit
es-tu mâle ?

Billette alors !!!

S’il n’y a aucun doute sur l’exploitation, le rabaissement, la non-reconnaissance des droits de la femme jusque dans notre pays, où les salaires et les responsabilités sont encore inférieurs du côté des femmes, cela n’a pas toujours été le cas dans le monde entier.

La femme maohi (maorie), par exemple, était vraiment l’égale de l’homme en droits avant l’arrivée des Européens. Au colloque de Biarritz de novembre 2017, sous l’égide de l’UNESCO, nous l’avons bien souligné.

Aussi, permettez à une Polynésienne, doublée d’une férue de l’écriture, de rire un peu du déplacement – qu’elle trouve un peu déplacé – de la revendication des droits féminins appliquée aux mots et aux objets.

dessin-econews-64Je me vois successivement affublée d’abord du titre « d’auteuuuuure » (entendu sur les ondes !), puis d’autrice (au prétexte qu’acteur donne actrice), si désagréables à l’oreille quand auteur me convenait si bien !

Comme si ces mots devaient me rendre une dignité que je n’ai jamais perdue ! Une avocate appelée maîtresse aurait plus à perdre qu’à gagner.

Par des études scientifiques, par la conduite de voiliers sur les mers en tant que skipper, la conduite seule d’une famille très nombreuse, la publication de plus de 60 ouvrages, j’ai conscience d’avoir oeuvré et bien contribué, dans le sens bien de nos îles, à l’image forte de la femme dans le monde. Mais demander à une francophone qui, comme les 300 millions de francophones – n’oubliez pas que les « Français » ne sont QUE 67 millions et encore –, a le culte de la belle langue française, de traficoter des mots dans le but plus qu’incertain de redonner à la femme sa dignité, c’est tout simplement comique.

Suis-je moins féminine en étant auteur ?

Qui sonne comme hauteur ? Et comment nomme-t-on un garçon sage-femme : sage-homme ?

Notre langue a la particularité de connaître le féminin et le masculin. Pourquoi LA chaise et LE bureau ? Madame sur la chaise et monsieur sur le bureau, ça donne vraiment envie d’essayer. Toutes les positions sont permises, allons-y !

L’écriture inclusive non seulement ralentit notoirement la lecture, affadit le style, mais est un joli handicap pour les petits(es) Français(es) de France qui sont déjà à la traîne, pour ne pas dire à la queue, de l’Europe en matière de lecture, comme l’ont montré les études les plus récentes.

Il me semble que tout ce petit monde si occupé à compliquer l’écriture et la lecture de nos chers enfants(es ?) a un besoin urgent de manger intégralement bio, en n’oubliant ni le Miam-ô-Fruit, ni les bains dérivatifs !

Avec un immense MERCI à l’écolomag de me permettre de le dire !!!!

France Guillain
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Olivier Guilbaud

C’est votre mission, si vous l’acceptez…

Le développement durable n’est plus à la mode. Il s’est fondu dans l’intérêt de jouer collectivement en ajoutant les sphères sociale et sociétale. Vive la RSE* ! Le collectif, « global et cohérent », devient la règle. Il était temps.

Et cette dimension est valable à tous les niveaux de notre société, que l’on soit citoyen, membre d’association, salarié, retraité, et pour toutes les structures, entreprises, collectivités, associations…

En fait, cette démarche pour l’intérêt commun transcende toutes les segmentations possibles. Nous basculons dans un système hybride, où le bien collectif fait bouger les lignes pour mettre des ponts entre toutes ces sphères qui, parfois, s’ignoraient ou luttaient dans une logique de silo (cloisonnement de l’information).

Exemple 1 : Le monde associatif, c’est l’épanouissement individuel, en opposition à l’entreprise, lieu d’aliénation de l’homme par le travail.

Exemple 2 : la sphère publique, qui oeuvre pour la nation, ignore l’entreprise, qui reste individualiste, se moque elle-même des lenteurs et du retard de cette sphère publique.

Si nous nous penchons plus précisément sur le monde de l’entreprise, une évolution très prometteuse se dessine pour faire la synthèse de cette hybridation…

Je ne suis pas un prix Nobel d’économie, mais je pense, en effet, que, dans le contexte actuel, Milton Friedman, qui lui l’était en 1976, s’est trompé en indiquant que la seule finalité de l’entreprise était de maximiser le profit.

Ce raccourci, qui a pu exacerber les luttes des classes par le passé et créer des fossés, n’est plus. La relation dominant-dominé n’est plus. Vive les relations de partenariat !

D’une part, aujourd’hui, tout le monde veut être entrepreneur, et, d’autre part, les entreprises ont bien changé, le développement durable et la RSE ayant produit leurs effets.

La mission, l’objet social même de l’entreprise, pourra intégrer à très court terme la notion d’intérêt collectif, de respect des parties prenantes. Après l’État et la Déclaration universelle des droits de l’homme, la reconnaissance d’utilité publique pour une association, c’est un pas nouveau et réglementaire, pour plus de collectif dans la sphère plutôt à « responsabilité limitée » de l’entreprise.

Les entreprises dites « à mission » se fixent aussi pour objectifs non seulement de réaliser du profit – car c’est l’essence même de l’axe économique –, mais également de préserver l’environnement – c’est l’axe écologique –, et de respecter l’axe social à travers les salariés, et, pour finir, l’axe sociétal, avec l’ensemble des parties prenantes – collectivités locales, partenariats…

Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus conscients et engagés puisse changer le monde !...

Certaines organisations montrent le chemin et sont déjà dans cette dynamique, qui deviendra la norme de demain.

Votre mission, en tant qu’entreprise, entrepreneur, citoyen, devient bien de suivre cet intérêt supérieur qui est de laisser une planète en bonne santé, avec des habitants qui cohabitent dans des relations équilibrées, où chacun trouve sa place.

Quel beau programme ! Une utopie ? Non, une certitude.

En tout cas, cette mission, moi, je l’accepte et tous, nous essaierons d’y contribuer pour que cela devienne la norme.

Olivier Guilbaud Co-dirigeant du Laboratoire Science & Nature

* Responsabilité sociétale des entreprises

 

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chouette-ok Gestion forestière durable : le label FSC attribué pour la première fois à 2 forêts domaniales

gestion-forestierePour la première fois en France, 2 forêts domaniales – c’est-à-dire appartenant à l’État – viennent d’obtenir le label de gestion durable FSC (Forest Stewardship Council) en plus de la certification PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières), qui leur était déjà décernée.

Depuis une vingtaine d’années, les 1 300 forêts domaniales françaises sont certifiées PEFC, un des 2 grands labels qui garantissent le caractère durable de la gestion forestière. L’ONF (Office National des Forêts) s’est engagé en 2016 dans le processus de certification FSC pour 2 forêts dont il a la gestion : celles d’Arques et d’Eawy, toutes deux situées en Seine-Maritime. Objectif : faire bénéficier ces forêts du label FSC afin de répondre à la demande d’un certain nombre d’industriels du bois.

Au terme de 2 années de travail, l’audit de labellisation vient de déboucher sur la certification FSC de ces forêts normandes. Elles couvrent une surface de 8 000 hectares et se caractérisent par un haut niveau de production de bois. L’obtention d’une double certification PEFC et FSC démontre la qualité de gestion des forêts domaniales par l’ONF. L’ONF évaluera la démarche avant d’étendre éventuellement l’expérience à d’autres forêts, si des industriels en expriment le besoin.

Plus d’infos sur www.onf.fr

 


 

newmanityUne messagerie collaborative green et respectueuse des données personnelles

Newmanity, la messagerie française respectueuse des données personnelles et de l’environnement, lance un nouvel outil collaboratif pour communiquer en groupe. Son atout majeur est de pouvoir échanger même avec des contacts extérieurs à l’application.

Cette innovation, inédite en France, vient bouleverser les modes de communication actuels. Alors que les canaux de communication se multiplient et que les échanges explosent, Newmanity apporte une solution pratique : concentrer tous les échanges sur une seule et même application. Avec cette nouvelle messagerie de groupe, il est désormais possible, pour tous les membres d’une équipe, d’échanger des messages instantanés en interne ou avec des interlocuteurs externes. Facilitateur des communications humaines, l’entreprise propose un nouvel outil collaboratif inédit, s’affranchissant des barrières d’usage avec le mail in chat, qui a pour but de fluidifier les échanges de groupe. Désormais, un utilisateur peut envoyer un message via le chat à une personne qui ne dispose pas de l'application et celle-ci le recevra par mail. Newmanity propose également un espace de stockage hébergé sur des serveurs écoconçus et alimentés en énergies renouvelables. Les particuliers peuvent télécharger l’application et se créer un compte gratuitement. Des options payantes seront ensuite proposées pour que chaque utilisateur puisse personnaliser Newmanity à sa guise et selon ses besoins. Les professionnels, quant à eux, auront à disposition une véritable digital workplace, intégrant les technologies incontournables au service de leur productivité.

Toutes tailles confondues, les entreprises peuvent tester le service gratuitement pendant 15 jours (sans partage des données bancaires), puis souscrire un forfait à partir de 2 €/mois/utilisateur.

Le respect des données personnelles est l’un des fers de lance de Newmanity, qui ne stocke ni ne revend les informations privées de ses utilisateurs.

Par ailleurs, labellisée B-Corp, Newmanity s’engage pour le bien commun en donnant à ses utilisateurs les clés pour mener « une vie digitale non polluante ». 8 à 10 milliards de mails (hors spams) sont ainsi échangés en 1 heure dans le monde et 25 % des émissions de gaz à effet de serre produites par le numérique sont issus des data centers (source ADEME).

Grâce à son data center écoconçu situé aux Pays-Bas alimenté à 100 % en énergies renouvelables et certifié neutre en carbone, ce service citoyen réduit significativement les dépenses en CO2 produites par les flux de mails. L’utilisation du tchat permet, quant à lui, de cesser purement et simplement les émissions de CO2.

Plus d’infos sur www.newmanity.com

 


 

chouette-ok#CultivonsLaBiodiversité

À l'heure où 75 % de l'alimentation mondiale est générée par seulement 12 plantes et 5 espèces animales, l'association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) tire la sonnette d'alarme face à l'érosion de la variété des plantes et des animaux utiles à l'alimentation humaine. L'ONG lance donc une campagne pour sensibiliser le public à ce sujet souvent méconnu et à ses enjeux en matière de sécurité alimentaire globale et d'équilibre des écosystèmes.

Intitulée #CultivonsLaBiodiversité, elle s'adosse au nouveau site internet : https://cultivons-la-biodiversite.org

biodiversite-agricoleCette campagne rapporte des faits choquants sur la perte de nombreuses espèces et variétés de plantes et d'animaux dans les exploitations agricoles du monde entier. 75 % des variétés comestibles se sont éteintes en 100 ans. Près de 100 races d'animaux de ferme ont disparu entre 2000 et 2014 (source FAO – Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). Le mil, le sorgho, le niébé et le sésame sont menacés de disparition au Niger (source IRD – Institut de Recherche pour le Développement). Des millions de bovins et porcins naissent à partir des gènes d'une centaine d'animaux seulement. Ceci est le résultat d'un modèle agricole unique, productiviste et industriel, en monoculture, nécessitant des intrants chimiques onéreux, qui ruinent les paysans et dégradent la nature. La monoculture accroît la vulnérabilité des petits paysans sur les marchés locaux et internationaux, trop souvent dépendants de la volatilité des prix, de la spéculation, etc. C'est pourquoi AVSF s'emploie à protéger les ressources génétiques adaptées au sol et au climat, ainsi que les savoir-faire qui s'y rapportent, au sein d'une agriculture agroécologique.

La biodiversité agricole est le fruit d'un long travail d'observation, de sélection et d'échange de semences et races entre paysans, au fil des millénaires. Elle est particulièrement importante pour maintenir la productivité et la résilience des systèmes de culture et d'élevage dans des environnements précaires et vulnérables, tels que les zones arides, inondables ou de montagne, par exemple, mais aussi face à des risques économiques sur les marchés locaux et internationaux.

Parmi les projets qu'elle conduit dans 20 pays du monde au bénéfice de quelque 700 000 personnes chaque année, AVSF travaille au Pérou en partenariat avec la coopérative paysanne Agropia et la SCOP Ethiquable afin de préserver et valoriser les innombrables variétés de pommes de terre locales de la région de Huancavelica. Présente également au Sénégal, l'ONG travaille à la conservation des races de vaches locales, résistantes à la maladie transmise par la mouche tsé-tsé et adaptées aux conditions climatiques. AVSF fait progresser les performances de ces élevages par l'amélioration de leur alimentation, de leur logement et de leur santé.

Au Guatemala, les équipes d'AVSF sont aussi organisatrices de concours de biodiversité basés sur le principe des matchs de foot. Aujourd'hui, plus de 800 familles paysannes indiennes de plus 100 communautés différentes participent à ce concours, qui permet aux joueurs de 1ère division d'afficher des résultats étonnants : les équipes gagnantes sont celles qui cultivent entre 80 et 100 espèces de fruits et légumes différentes sur leurs parcelles.

La biodiversité est en danger, agissons !

Votre don est une graine : elle est un espoir que les paysans vont faire grandir.

En tant qu’ONG d’appui au développement rural, Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières agit depuis 1977 pour renforcer l’autonomie des paysans du sud. Elle travaille directement avec eux et leurs organisations pour préserver les qualités spécifiques des semences paysannes, les savoir-faire de sélection, pour conserver la biodiversité locale et augmenter la production agricole.

Pour faire un don, rendez-vous sur https://cultivons-la-biodiversite.org

 


 

Sea Shepherd, 25 opérations d’interventions directes en une seule année !

sea-shepherdEn 2017, vous avez été plus nombreux que jamais à soutenir Sea Shepherd, qui a donc été plus efficace que jamais à intervenir. Grâce à tous ceux qui ont choisi de faire confiance à son équipe, Sea Shepherd a pu mener plus de missions en 2017 que l’association n'en avait conduites entre 1979 et 2000 !

Elle est aujourd'hui la plus grande marine privée du monde, la plus combative, la plus efficace et, surtout, la seule entièrement dédiée à la défense de la vie marine et à la lutte contre le braconnage.

Si les politiques qui dictent aux marines d'État leurs priorités font peu de cas de la vie marine et de la défense de l'océan, tous ceux qui la financent permettent à la Marine de Neptune d'exister et de faire ce que les marines gouvernementales ne peuvent pas faire.

L'océan est en train de mourir et, avec lui, l'avenir des générations futures devient plus sombre et plus hypothétique. Si les discours, les statistiques, les états des lieux, les conférences, les lois votées sur le papier, les protestations et les dénonciations sont parfois utiles, ils ne suffisent pas. Nous sommes au temps de l'action. Les navires et les équipages de Sea Shepherd ont un impact direct, immédiat et sont d'une efficacité indéniable dans la lutte contre le pillage de l'océan et le massacre illégal des animaux marins. Si l’association n'avait pas lancé l'Opération Milagro il y a 4 ans, les vaquitas (espèce endémique de marsouins vivant dans le golfe de Californie), qui sont au bord de l'extinction, auraient certainement déjà disparu.

Elle a confisqué des centaines de filets illégaux depuis les côtes du Mexique jusqu'à celles de l'Afrique. Mais, le plus important, elle a empêché le massacre de milliers de mammifères marins, d'oiseaux, de tortues, de dizaines de milliers de requins et de millions de poissons. Elle a aussi stoppé les plans de forage de BP et de Chevron (grand groupe pétrolier) dans la Grande Baie australienne avec l'Opération Jeedara. Elle a protégé des centaines de tortues à Mayotte et en Amérique du Sud et a mené ô combien d'autres actions.

Sea Shepherd donne à tort l'impression d'être entretenue par un budget colossal, mais il n'en n'est rien. Sa force repose surtout sur des bénévoles dévoués et un taux de rendement exceptionnel, avec plus de 95 % des dons convertis en actions. Elle traque les braconniers, et aussi le gaspillage !

Malgré tout, l’équipe de Sea Shepherd est toujours obligée de renoncer à des missions faute de navire ou de fonds disponibles.

Avec votre soutien et votre confiance, l’association pourra encore faire mieux en 2018 !

Vous pouvez l’encourager en faisant un don par courrier ou sur http://www.seashepherd.fr/index.php/Soutenez-Nous/

Si vous payez des impôts sur le revenu, vos dons sont déductibles à 66 %. Un don de 100 euros vous revient, après déduction, à 34 euros.

Pour toute question,
contactez : soutien@seashepherd.fr

 


 

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chouette-okChine : création d’un parc
géant pour ses pandas

pandasUn quotidien officiel a récemment indiqué que la Chine va créer un immense parc naturel pour ses pandas. Il vise à regrouper les spécimens et à encourager leur reproduction.

L’État consacrera au moins 10 milliards de yuans (environ 1,27 milliard d’euros) sur les 5 prochaines années à la réalisation du Parc national pour le panda géant dans les montagnes du sud-ouest du pays, lieu de vie traditionnel de l’ursidé, selon le China Daily. Le sanctuaire consacré au mammifère au pelage noir et blanc et aux oreilles rondes s’étendra sur plus de 27 000 km2, soit une superficie proche de celle de la Belgique.

L’objectif est notamment de pousser les communautés de pandas, actuellement isolées dans 3 provinces de Chine, à se mélanger et à se reproduire.

Car ce n’est pas une mince affaire : ces ursidés ont la réputation d’être maladroits lors de l’accouplement, qui est souvent bien trop rapide pour que la femelle soit fécondée. De plus, cette dernière n’est réceptive aux avances de son partenaire que 2 ou 3 jours par an.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait sorti en septembre 2016 l’animal de la liste des espèces en danger, soulignant l’efficacité des efforts entrepris par la Chine pour sauver le mammifère. L’espèce reste toutefois vulnérable. Plus de 80 % des pandas sauvages du monde se trouvent dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest) et le reste dans celles limitrophes du Shaanxi et du Gansu, situées plus au nord.

Le financement du parc a été validé après un accord entre la banque chinoise Bank of China et le service des forêts du Sichuan. L’enveloppe servira notamment à soutenir des programmes de réduction de la pauvreté dans les zones concernées et à construire les nouvelles infrastructures du parc.

 

chouette-humeurPlastique : seul 1/4 des emballages est recyclé

Selon une enquête du magazine 60 millions de consommateurs, seuls 26 % des emballages en plastique sont recyclés et de nombreux objets en plastique, comme des jouets, sont impropres au recyclage, alors que la France vise 100 % de plastique recyclé en 2025.

D’abord, tous les emballages en plastique ne finissent pas dans la poubelle de recyclage. Et même quand c’est le cas, « en dehors des bouteilles et flacons (480 000 tonnes), moins de 3 % des emballages en plastique (650 000 tonnes) triés ont été recyclés en 2016 », constate 60 millions de consommateurs. « La plupart de ces emballages sont composés de plusieurs matières et souillés. La faiblesse des volumes ou la complexité du tri rend leur recyclage trop coûteux », explique le magazine.

De plus, les emballages ne constituent qu’1/3 de la totalité du plastique consommé en France. Pour de nombreux produits – jouets, meubles de jardin en PVC, gants jetables ou encore barquettes en polystyrène expansé –, il n’existe pas de solution de recyclage et ils finissent enfouis ou incinérés.

Environ 4,6 millions de tonnes d’objets en plastique sont mis sur le marché chaque année en France. Le gouvernement veut arriver à un taux de recyclage de 100 % des plastiques en 2025 et doit présenter en mars sa feuille de route sur l’économie circulaire.

Aujourd’hui, la part des matières premières recyclées dans la production de plastiques reste marginale (6 %).

 

Déchets nucléaires : nouveau débat national

Le gouvernement a annoncé au début du mois de mars un nouveau débat national sur la gestion des déchets nucléaires pour tenter d’apaiser la controverse sur l’enfouissement profond, tout en confirmant la poursuite du projet contesté de Bure (Meuse).

Ce débat national se tiendra entre septembre et décembre et inclura la question de l’enfouissement des déchets les plus radioactifs et à vie longue, tel que le prévoit le projet Cigéo engagé à Bure, a indiqué le secrétaire d’État à la Transition écologique, Sébastien Lecornu.

Le gouvernement fait face à un flot de critiques des associations environnementales et anti-nucléaires depuis l’évacuation par 500 gendarmes, le 22 février à l’aube, du site de Cigéo, occupé depuis 2016 par une quinzaine de personnes. Le comité réuni à Paris et visant à mettre en place un projet de territoire pour les 2 départements concernés (Meuse et Haute-Marne) se réunira de nouveau en septembre. Fiscalité spécifique à Cigéo, aménagements d’infrastructures routières et ferroviaires figurent parmi les chantiers.

Le site de Bure, choisi en 1998, accueille un laboratoire d’études souterrain. La demande d’autorisation formelle de création du centre de stockage doit être déposée en 2019, avant le début des travaux en 2022, le démarrage d’une phase pilote en 2025 et l’arrivée des premiers déchets radioactifs à horizon 2030/2035.

En janvier, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) a jugé le projet bien avancé, mais a aussi émis des réserves concernant certains déchets inflammables, demandant à l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) de revoir sa copie sous peine de ne pas autoriser l’enfouissement.

 

Éolien terrestre : nette baisse des tarifs pour les futures installations

Le prix de l’électricité produite par les futures installations d’éoliennes terrestres sera « nettement inférieur » au précédent tarif d’achat, selon les premiers résultats d’un appel d’offres diffusé par le gouvernement, illustrant la compétitivité croissante des énergies renouvelables. 22 lauréats ont ainsi été retenus pour la mise en oeuvre des éoliennes terrestres, d’une capacité totale de 500 mégawatts (MW) et d’un prix moyen pondéré de 65,40 € le mégawattheure. Le dernier tarif d’achat, défini en 2017, avait été fixé par arrêté à 72 €/MWh et ne concerne que les installations de moins de 18 MW.

Cette procédure est une première pour la filière depuis la modification du mécanisme de soutien à l’éolien terrestre en France, survenue l’année dernière. Auparavant, l’électricité ainsi produite était rachetée par EDF à un tarif défini par les pouvoirs publics. Maintenant, elle sera vendue au prix du marché, auquel s’ajoutera un complément de rémunération garanti pendant 20 ans, les candidats réclamant le complément le plus bas étant privilégiés. Un tiers des projets bénéficieront, en plus, d’un bonus pour avoir fait l’objet d’un financement participatif.

Pour le Syndicat des énergies renouvelables (SER) comme pour France Energie Eolienne, l’association qui regroupe les industriels du secteur, cette annonce est un « mauvais signal » envoyé à la filière.

« Nous souhaitons que les choses se fassent de manière progressive et en concertation avec la filière », a indiqué Marion Lettry, déléguée générale adjointe au SER, jugeant « important de maintenir ces deux dispositifs pour assurer un développement harmonieux de l’éolien sur l’ensemble du territoire », et non pas cantonné aux régions les plus venteuses ou les plus accessibles. Ces critiques font suite aux réactions plus favorables de mi-janvier, lorsque Nicolas Hulot avait dévoilé des mesures pour lever les freins à l’éolien terrestre.

Parmi les 10 mesures alors présentées figuraient notamment la modification de la répartition des retombées fiscales, en augmentant la part qui revient aux communes accueillant des éoliennes, et la suppression d’un niveau de juridiction pour les recours, qui seront directement traités par les cours administratives d’appel.

 


 

eco-livres-vert

 

L’écosophie ou la sagesse de la nature
Suivi de La belle vie

de Serge Mongeau

livre-l-ecosophieDeux classiques de l’un des plus importants précurseurs de l’écologie politique réunis dans un seul volume !

Dans L’écosophie ou la sagesse de la nature (1994), Serge Mongeau nous invite à une profonde réflexion sur une éthique écologique à partir de ses propres expériences. Au lieu de voir la nature comme extérieure à nous, comme un réservoir de ressources, il faut l’envisager comme un processus de vie dans lequel nous avons un rôle à jouer. C’est donc un autre mode de relation qu’il faut développer et ce sont les moyens d’y arriver qu’explore ce texte, dans lequel l’auteur préconise un respect de la nature sans idolâtrie et propose un certain nombre de balises pour que s’établisse une véritable symbiose entre la Terre vivante et les êtres humains.

Dans La belle vie (2004), Serge Mongeau s’interroge : tout le monde souhaite faire « la belle vie », être heureux et cherche le bonheur. Mais... prend-on les bons moyens pour y arriver ? La société de consommation offre de multiples biens à acquérir, une pléthore de services et une grande variété de moyens d’évasion. Cependant, bien des gens découvrent aujourd’hui que l’on ne peut tout attendre de la consommation, que la voie de la simplicité volontaire leur ouvre des portes vers un plus grand épanouissement, mais aussi qu’il ne suffit pas de simplifier sa vie pour être heureux. Serge Mongeau nous invite à chercher avec lui diverses voies pour trouver le bonheur : vivre le moment présent, aimer, prendre le temps de vivre, jouer, se rapprocher de la nature, donner un sens à sa vie et la simplifier, cultiver sa vie intérieure et s’investir dans des actions collectives pour changer ce qui n’est plus acceptable.

Ces deux livres constituent certainement les contributions les plus personnelles et les plus intimes de Serge Mongeau, l’initiateur au Québec du mouvement pour la simplicité volontaire.

Éditions Écosociété - 208 pages - 16 €

 

L’écologie politique
de Dimitri Roussopoulos

livre-l-ecologie-politiqueAu-delà de l’environnementalisme

« Changer le système, pas le climat ! » Ce slogan, scandé dans les rues de Paris lors de la COP21, exprime une réalité désormais implacable : les institutions politiques ne répondent pas adéquatement à la crise écologique.

Dimitri Roussopoulos revient sur l'histoire des politiques environnementales qui ont mené à cet échec et rappelle la grande diversité des réponses citoyennes qu'il est possible d'apporter face à cette crise, de la lutte au logement dans un quartier montréalais dans les années 1970 jusqu’au Kurdistan syrien d'aujourd'hui.

Pour ce militant de l’écologie sociale, l’exploitation de la nature est d'abord et avant tout le miroir de l’exploitation de l'humain par l'humain. Autrement dit, cette relation trouble avec le monde naturel n'est qu'un symptôme des conflits socioéconomiques, ethniques, culturels et de genre ayant cours dans nos sociétés. C'est pourquoi les militants écologistes d'aujourd'hui ne se dédient pas seulement à la protection de l’environnement. Ils et elles oeuvrent à bâtir de nouvelles communautés, de nouveaux modes de vie et de nouvelles façons de faire de la politique.

Dans cette édition revue et augmentée, l’auteur explore comment il est possible de canaliser les aspirations des écologistes vers de telles alternatives politiques. C'est une bonne boussole pour nous orienter dans la confusion des discours qui sévissent actuellement autour de l’écologisme et pour agir, dès maintenant, sur nos styles de vie, nos quartiers et nos cités.

Éditions Écosociété - 144 pages - 15 €

 

Notre empreinte écologique
de William Rees et Mathis Wackernagel

livre-notre-empreinte-ecologiqueQu’on le veuille ou non, la question du dépassement des ressources sera l’enjeu prédominant du 21e siècle

Créer une conscience populaire, tel est le but de ce livre précurseur, qui nous offre un outil de planification pour mesurer le poids réel de l’activité humaine sur la Terre. Les auteurs ont donné à ce poids le nom d’« empreinte écologique », un concept qui, depuis la première publication de ce livre en 1996 et en 1999 en français, est devenu mondialement connu. Cet outil permet de relever l’enjeu le plus important de notre époque : trouver le moyen de faire vivre tous les êtres humains adéquatement et équitablement, quel que soit le lieu sur Terre où ils se trouvent.

Ainsi, en 2013, la moyenne mondiale de l'empreinte écologique est de 2,87 hag (ou hectare global, c’est-à-dire la surface de sol nécessaire à la production de biens consommés et à l’absorption des déchets) par personne, alors que la biocapacité moyenne (capacité qu’a la nature de se régénérer) est de 1,71 hag par personne. Il faut donc 1,68 Terre pour couvrir la consommation de l'humanité. Un Français a besoin de 5,06 hag pour maintenir son niveau de vie. Si tous les humains consommaient autant qu'un Français, il faudrait disposer de 2,97 planètes. Un Américain a besoin de 8,59 hag pour maintenir son niveau de vie. Si tous les humains consommaient comme un Américain, il faudrait disposer de 5,04 planètes.

Des notions bien définies, des méthodes de calcul clairement expliquées, de nombreuses applications pratiques, voilà ce que chacun trouvera dans la nouvelle édition revue et augmentée de cet ouvrage, pour éclairer ses choix et apprendre à bien vivre tout en réduisant sa propre empreinte.

Éditions Écosociété - 264 pages - 18 €

 

Des droits pour la Nature
de Tristan Lefort-Martine

livre-des-droits-pour-la-natureL’expérience équatorienne

L’idée de « droits de la nature » n’est plus seulement une hypothèse curieuse de philosophe ; elle n’est plus seulement un élément rhétorique du discours en défense de la « Terre-Mère ». Elle a donné lieu à une institution juridique concrète et à un début de jurisprudence. Depuis 2008, la Constitution de l’Équateur fait de la Nature, ou « Pacha Mama », une personne juridique. Elle lui a attribué des droits en propre, indépendants des droits des personnes humaines, exigibles devant les tribunaux.

Ce livre fournit les éléments d’analyses historique, juridique et anthropologique qui sont nécessaires pour comprendre le sens d’une institution si particulière. Il s’attache en même temps à dégager les enjeux philosophiques de cette expérience inédite en matière de droit des non-humains.

Éditions L’Harmattan - 130 pages - 14,50 €

 

Manuel de l’antitourisme
de Rodolphe Christin

livre-manuel-de-l-antitourismeLe monde ne doit pas devenir un supermarché organisé pour la satisfaction d’un mode de consommation ubérisé et avide

Le tourisme est la première industrie mondiale, même s’il est pratiqué par seulement 3,5 % de la population... Un luxe réservé principalement aux occidentaux qui, depuis l’avènement des congés payés, ont intégré « un devoir d’ailleurs et de loisirs ». Mais qui n’a pas senti ce malaise dans une boutique de souvenirs ou sur une plage des Caraïbes couverte de baigneurs blancs ? Qui n’a jamais ramené de vacances le sentiment de l’absurde ? Car même les mieux intentionnés des voyageurs contribuent malgré eux à la « mondophagie » touristique.

Et rien ne semble pouvoir arrêter cette conquête démesurée des quatre coins du monde : ni la pollution qu’elle impose, ni la disparition des spécificités culturelles qu’elle vient niveler et encore moins la conscience de l’Autre, qu’elle réduit à une relation marchande.

Des manifestations antitourisme, visant à dénoncer les excès et impacts négatifs du tourisme de masse, fleurissent d’ailleurs dans de nombreuses, villes comme Barcelone ou Venise, dont les habitants sont littéralement chassés de leur cité.

Pouvons-nous nous évader du tourisme ? Rodolphe Christin nous propose de nous sortir du tourisme, de revaloriser le chemin à parcourir plus que la destination, et ainsi éviter des lieux formatés et organisés, afin de « laisser le monde souffler ». De sa plume incisive et pleine d’humour, sans jamais tomber dans la culpabilisation, cet amoureux du voyage nous invite à renouer avec un ailleurs porteur de transformation de soi, de curiosité, de respect des différences et apprendre à « disparaître » plutôt qu’à apparaître partout.

Éditions Écosociété - 144 pages - 12 €

 

Croissance / Décroissance,
pour une transition écologique

de Philippe Roch

livre-croissance-decroissanceExercez-vous à remettre la nature au coeur de l’homme, et l’homme au coeur de la nature

Alors que la croissance économique exponentielle aboutit forcément à un épuisement des ressources, dans la nature, la croissance s’inscrit dans les cycles de la naissance, de la vie et de la mort, dans les strictes limites des ressources disponibles et de l’énergie dispensée par le soleil.

Puisque la décroissance semble inenvisageable dans le système actuel, il est indispensable de repenser les fondements de notre civilisation pour réadapter notre système aux potentialités de la nature.

Notre société est captive d’une idéologie de la croissance qui menace la stabilité des écosystèmes et l’humanité elle-même. Vue de ce système, la décroissance fait peur, car elle serait destructrice d’emplois et ruinerait les États. Grâce à la transition écologique, Philippe Roch propose de se tourner vers une économie compatible avec les ressources disponibles et génératrice d’une très haute qualité de vie. Ce changement commence à l’intérieur de vous-même, pour être ensuite progressivement appliqué à l’ensemble de la société.

Éditions Jouvence - 144 pages - 6,90 €

 


 

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