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ECONEWS

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La ChouetteL'écolomag 58


 

Opinions

France GuillainTous paranos, bipolaires, caractériels, tous au diagnosticage ?

Qu’est-ce qu’un être humain normal ? Aujourd’hui, le besoin archaïque d’appartenance à un groupe qui nous rassure nous pousse de plus en plus à nous faire diagnostiquer au nom de nos différences. C’est une manière de faire partie d’un groupe plus restreint que celui des habitants d’un pays ou d’une ville, par exemple. Il nous faut absolument poser des étiquettes partout.

Si je suis diagnostiquée coeliaque, je me range derrière la banderole maladie de Crohn. Je brandis fièrement mon intestin, qui stigmatise ma différence. Tout le monde autour de moi est prévenu des désordres de mes tripes et doit me respecter au nom de mes boyaux.

Attention ! Je ne suis pas en train de minimiser les douleurs, d’autant que dans la Méthode qui porte mon nom, il y a des solutions excellentes et très efficaces pour les intestins !

Mais si je veux, je peux intégrer le rang des bipolaires, des paranos, des schizophrènes, des autistes, des névrosés, des caractériels, pour peu que j’aie réussi à être diagnostiquée, ce qui est parfaitement possible.

Il suffit d’ailleurs d’examiner rapidement ma vie de mère navigatrice aux 4 coins du monde pour être rapidement convaincu de mon anormalité !

Car je ne suis pas normale, mille choses dans ma tête et dans mon corps me le disent chaque jour sous toutes les formes. C’est bien pourquoi je m’astreins, depuis des décennies, à une très bonne hygiène.

Attention, je ne parle pas ici des cas extrêmes qui empêchent tout simplement de vivre, qui nous mettent en danger, nous et les autres ! Ces cas relèvent tout simplement de la médecine ou de la psychiatrie.

Ce que je veux souligner, c’est que nous sommes tous, à des moments variés et divers, un peu de tout cela, paranos, autistes, schizophrènes, caractériels, bipolaires, etc. Et je suis très bien placée pour savoir de quoi je parle !

C’est d’ailleurs bien pourquoi le développement personnel fait florès !

Nous frôlons tous les lignes du déraisonnable ou tout simplement de la folie, à un moment ou un autre.

Et c’est précisément ce qui fait notre valeur, notre singularité. Ce sont tous ces débordements, à la limite de la folie, qui font de nous des créateurs, des inventeurs, de vrais artistes ou de vrais génies.

Alors, se faire diagnostiquer pour quoi ? Si c’est pour obtenir de meilleurs remboursements de la sécu, des restrictions de temps de travail, ok, cela peut s’entendre.

Mais, attention ! Le danger de se faire diagnostiquer, c’est le clivage, la mise dans une case, dans un tiroir, dans un dossier, dans une catégorie. Avec le risque accru de se faire éliminer de bien des situations qui suppriment des cases, qui font disparaître des groupes, des catégories.

Avec le risque de n’être plus identifié que par ces débordements, alors que ce sont justement les excès, et eux seuls, qui sont source de créativité et, par voie de conséquence, de progression de l’humanité !

Un autre danger est de se concentrer à outrance sur nos débordements au lieu de nous atteler à construire notre vie et aider les autres à construire la leur.

En conclusion, quand on se sent border line, il faut se précipiter sur l’écolomag, qui contient mille solutions pour nous aider à marcher à peu près sur la route, normalement !

Ou bien, se remettre aux bains dérivatifs et au Miam-Ô-Fruit !

France Guillain
www.bainsderivatifs.fr
Facebook : franceguillain

 


 

Olivier Guilbaud

Êtes-vous connecté ?

Le concept d’objet connecté est une expression apparue récemment. Le fameux CES de Las Vegas, événement annuel de l’innovation électronique, est d’ailleurs passé des smartphones aux objets connectés en matière de nouveautés aussi rapidement qu’il était passé des ordinateurs aux tablettes… Nous restons donc dans l’univers d’internet ! Vous le connaissez sous toutes ses coutures ? Eh bien sachez que les spécialistes du domaine parlent désormais de web 3.0 ou d'IoT, Internet of Things. Après le web 1.0, celui des sites à consulter, puis le web 2.0, celui des réseaux sociaux qui relient les personnes entre elles, nous sommes donc dorénavant à l’ère des liaisons entre objets !

Ces objets connectés, qui relèvent parfois de la connaissance futile (une lampe qui s’allume avec différentes couleurs en fonction de la météo, une brosse connectée pour mesurer la qualité des cheveux…), peuvent constituer en revanche de véritables innovations qui facilitent notre quotidien (la maison intelligente qui régule le chauffage…).

Mais, au fait, qui est connecté ? Alors que la connexion se fait entre un objet et généralement une application hébergée par un téléphone ou une tablette, ce qu’il faut retenir, c’est que la connexion existe parce qu’il y a un être humain qui en assure la liaison et le fonctionnement.

dessin-econews58Les objets deviennent intelligents… mais grâce à l’intelligence humaine !

Avant d’être artificielle, cette intelligence fait bien appel à de vrais neurones, authentiques, de vraies personnes ! Est-ce à dire qu’avant les objets connectés, nous n’étions pas connectés ?

Échanger autour de la machine à café, échanger entre parents d’élèves réunis autour d’un projet de voyage, échanger entre membres d’un même club de sport sur la découverte de muscles insoupçonnés le lendemain d’un exercice particulièrement difficile, échanger avec ses voisins à l’heure de tondre la pelouse ou quand on sort ses poubelles, échanger au cours de réunions de vente à domicile… Nous sommes déjà connectés depuis bien longtemps !

Si le rire est le propre de l’homme, comme le disait Bergson, c’est bien parce qu’il y a connexion entre personnes. Ce qui fait la richesse de l’homme, c’est bien cette capacité à se connecter avec les siens, avec son environnement. C’est ce qui a conditionné sa survie et participe aujourd’hui à son épanouissement. Un épanouissement à la fois collectif, mais également personnel, et ce pour aller chercher justement cette reconnaissance des autres.

À l’heure de l’émergence des machines et objets connectés, avec l’arrivée de l’intelligence artificielle dans notre quotidien, il est primordial de ne pas oublier cela : l’homme est fait pour communiquer, mais avant tout avec ses pairs ! Il ne faudrait pas se perdre dans une vie individualiste : caché derrière son écran d’ordinateur sans se déplacer pour faire ses courses et perdre prise avec le quotidien, noyé sous des objets connectés qui ne servent qu’à « tourner en rond » et se couper du monde réel…

Il est capital de prendre conscience de cette faculté à échanger, de cette intelligence humaine connectable et connectée, avant de se ruer sur les nouvelles richesses qu’apporteront les objets connectés.

Ceci dit, la bonne nouvelle, c’est que plus il y a désintermédiation des relations, facilitée par la technologie et internet en particulier, plus l’homme aura besoin de relations, de connexions, mais « en chair et en os » !

Et vous, votre dernière connexion remonte à quand ?… La vraie, avec un ami !

Olivier Guilbaud
Co-dirigeant du Laboratoire
Science & Nature

BodyNature-Centifolia

 


 

villagemonde-img1La campagne « Exploration en Terres solidaires » est lancée

À l’occasion de l’Année internationale du tourisme durable pour le développement, l’Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire (ATES) s’associe à Village Monde pour lancer la campagne Exploration en terres solidaires, qui verra partir des explorateurs dans l’âme à la rencontre des communautés villageoises du monde.

villagemonde-img2Jeudi 2 mars, en duplex avec Montréal, l’ATES a annoncé depuis le Welcome City Lab, à Paris, en présence de Charles Mony – fondateur et président de Village Monde, nouveau membre associé de l'ATES –, et de ses partenaires, le lancement d’une campagne inédite, ambitieuse et insolite : Exploration en terres solidaires.

Se déroulant des 2 côtés de l’Atlantique, au Québec et en France, de mars à décembre 2017, cette campagne, essentiellement déployée sur les médias sociaux, prend la forme d’un défi qui permettra à 6 blogueurs, puis à 10 explorateurs volontaires, de découvrir des dizaines de nouvelles destinations de tourisme équitable et solidaire au sein de communautés éloignées, dans 13 pays touchés par la pauvreté.

L’opération vise à sensibiliser le public aux retombées positives du tourisme équitable pour les communautés locales, mais aussi à donner envie de partir à la rencontre de ces villageois si attachants.

Top départ le 25 mars avec le défi Blogueurs en terres solidaires

Première étape de la course, le départ de 3 duos de blogueurs le 25 mars 2017, afin de nous faire vivre en simultané, depuis 3 continents, leurs expériences de tourisme villageois éco-responsable.

Toutes les publications des blogueurs pourront être suivies en temps réel sur les réseaux sociaux et sur le minisite www.villagemonde/ explorationsolidaire.

Ce concentré d’aventures dans 8 destinations en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud sera palpitant. Rencontres inédites, hébergements authentiques, paysages à couper le souffle, expériences émouvantes, et de nombreux indices sur les qualités indispensables pour devenir un explorateur solidaire. Des publications quotidiennes (Facebook, Instagram et Twitter) en direct de 3 continents, à aimer et à partager. Le dévoilement des 3 équipes de blogueurs qui partiront à la rencontre de ces villages inoubliables aura lieu le 15 mars.

Futurs explorateurs et exploratrices, à vos marques !

Le défi Blogueurs en terres solidaires servira de rampe de lancement pour le défi Devenez explorateur solidaire. Les aspirants à l’exploration en terres solidaires pourront ainsi mieux comprendre le type d’expériences qu’ils seront amenés à vivre. Ils pourront soumettre leur candidature en ligne à compter du 8 avril afin de tenter d’obtenir l’une des 10 bourses qui leur donnera les moyens de partir pendant 1 mois (entre juin et octobre 2017) pour découvrir, se documenter et évaluer des initiatives villageoises de tourisme éco-responsable.

Pour suivre la course Exploration en terres solidaires et obtenir toutes les informations pour devenir explorateur solidaire, visitez le site : https://villagemonde.com/explorationsolidaire

 


 

chouette-okLe 1er écovillage labellisé de Normandie

Inauguré le 20 janvier dernier, en présence d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, l’écovillage du Hameau des Noés, à Val-de-Reuil, construit par Bouygues Bâtiment Grand Ouest – mandataire d’un groupement de conceptionréalisation- exploitation-maintenance –, fait figure de laboratoire pour inventer de nouvelles manières de vivre.

ecovillageImplanté sur les rives de l’Eure, l’écovillage des Noés s’étend sur 4,5 hectares aménagés pour permettre une gestion raisonnée des circulations, des végétations et des eaux.

1,5 ha de zone verte inconstructible en bordure de rivière offrent une mixité des usages avec :

  • une gestion locale du compost, des jardins partagés et des vergers biologiques par l’insertion sociale,
  • un parc écologique favorisant les échanges et la réintégration de la faune (pré aux ânes, observatoire à oiseaux…),
  • 20 000 végétaux, comprenant des espèces d’essences locales, des arbres de haute-tige et des variétés non allergisantes.

Ces 98 logements visent à garantir une mixité sociale avec 84 logements sociaux et 14 maisons en accession sociale, dans une diversité d’habitat qui mêle résidences individuelles et collectives. L’ensemble des habitations atteint une ambition environnementale de niveau passif (moins de 15 kWH/m² SHAB/an) et implique des charges réduites pour les occupants, locataires et accédants. L’architecture, aux formes contemporaines, intègre une enveloppe thermique ultra-performante. Les logements sont chauffés collectivement grâce à un système au bois, implanté dans l’écovillage.

De plus, des équipements collectifs, tels qu’une maison des jardiniers offrant conseils aux habitants, une écocrèche avec cuisine centrale municipale et un projet de halle pour accueillir un marché, favorisent le partage entre les habitants et donnent à ce quartier un esprit de village.

Opération exemplaire, l’écovillage du Hameau des Noés a reçu le 8 décembre dernier la labellisation EcoQuartier des mains de Madame Emmanuelle Cosse, devenant ainsi le 1er écoquartier labellisé de Normandie.

Source : http://blog.bouygues-construction.com

 


 

eco-livres

 

Du jetable au durable livre-du-jetable-au-durable
de Laetitia Vasseur et Samuel Sauvage

En finir avec l’obsolescence programmée

Smartphone cassé, lave-linge en panne, pantalon trop vite usé, imprimante inutilisable… Quel est le point commun entre tous ces biens de consommation ? Ils sont tous victimes d’obsolescence programmée, symbole d’une société du gaspillage, qui nuit autant à l’environnement qu’aux consommateurs, tout en reposant sur un modèle économique à bout de souffle. Comment sortir de ce modèle économique et social ? Comment et pourquoi les acteurs politiques en sont-ils venus à voter au Parlement, en juillet 2015, une loi sanctionnant le délit d’obsolescence programmée ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage, en proposant non seulement d’analyser le problème et ses enjeux, mais aussi de passer en revue les solutions possibles.

Éditions Alternatives - 160 pages - 15 €de Jennifer Cockrall-King

 

J’arrête de surconsommer ! livre-j-arrete-de-surconsommer
de Marie Lefèvre et Herveline Verbeken

21 jours pour sauver la planète et mon compte en banque !

Nous sommes tous des consommateurs et nous pouvons orienter nos achats en fonction de nos valeurs les plus profondes. Que vous soyez novice en la matière ou déjà engagé dans cette démarche, vous trouverez dans cet ouvrage un programme sur mesure pour consommer en conscience et de façon équitable.

  • 1 test pour faire le point sur votre consommation.
  • Des missions à relever pour progresser de façon décomplexée et visualiser vos progrès en un clin d’oeil.
  • Des recettes cosmétiques, culinaires et de produits ménagers, à réaliser vous-même.
  • Des bons plans et une base solide pour faire de vraies économies !

En famille, en couple ou en solo, vous prenez de bonnes habitudes et apprenez à consommer moins et mieux. Et si consommer devenait enfin un acte citoyen ?!

Éditions Eyrolles - 204 pages - 11,90 €

 


 

Les dépêches GoodPlanet

 

Kenya : un des derniers éléphants aux « défenses géantes » abattu

ivoireUn des plus vieux et plus grands éléphants d’Afrique a été tué par des braconniers dans un parc du sud du Kenya, a-t-on appris début mars auprès d’une organisation de protection de la faune sauvage, soulignant qu’il ne reste désormais plus que 25 pachydermes « aux défenses géantes » dans le monde.

Satao II, nommé ainsi en raison d’un autre éléphant géant tué en 2014, a été retrouvé mort dans le parc national de Tsavo, a indiqué à l’AFP, Richard Moller, de l’organisation Tsavo Trust. Ce dernier suspecte que l’animal a succombé à une flèche empoisonnée, technique appréciée des braconniers car silencieuse. Âgé d’environ 50 ans, Satao II était doté de 2 défenses pesant plus de 50 kilos chacune. Elles étaient tellement longues qu’elles touchaient pratiquement le sol. La mort de Satao II signifie qu’il ne reste plus que 25 éléphants possédant de telles défenses à travers le monde, dont 15 au Kenya.

Tués pour leurs défenses en ivoire, qui alimentent principalement le marché asiatique, les éléphants sont décimés par le braconnage. Et leur protection, notamment par des rangers de mieux en mieux armés, est compliquée par l’immensité des zones à surveiller.

Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la population des éléphants d’Afrique vient d’enregistrer sa plus importante chute depuis 25 ans : le continent compte environ 415 000 éléphants, soit 111 000 de moins que lors de la dernière décennie. Et le massacre continue au rythme vertigineux d’environ 30 000 éléphants par an.

 

Bangkok : la résistance du poumon vert au coeur de la ville

chouette-okAu milieu de l’immensité urbaine de Bangkok, un petit coin résiste : là où le fleuve fait une boucle, cohabitent des centaines d’espèces de plantes et d’oiseaux et se croisent de nombreux vélos, bien plus présents que les voitures.

bangkokMais les résidents et les militants écologistes estiment que le charme unique du poumon vert de la capitale thaïlandaise est menacé : des promoteurs immobiliers convainquent des habitants, moyennant finances, de céder leurs terres pour des projets de construction.

Vu du ciel, le contraste est saisissant. Bang Krachao, qui couvre une superficie de 16 km², est une oasis de calme lovée dans un coude du fleuve Chao Praya, au coeur d’une capitale trépidante, à 2 pas du centre ultra-bruyant et embouteillé.

Mais l’espace disponible, la proximité du centre-ville et la flambée du prix des terrains ailleurs dans Bangkok ont conduit à faire de ce dernier sanctuaire tropical au sein de la capitale un lieu très convoité.

Malheureusement, de plus en plus de résidents de Bang Krachao cèdent aux sirènes des promoteurs, trop contents d’acquérir leurs terres. Comme Supi Saengta, 62 ans, qui a toujours vécu dans ce poumon vert. Elle s’apprête à céder à contrecoeur la parcelle familiale de 6 400 m², évaluée à 24 millions de bahts (environ 650 000 €). « Je n’ai pas envie de vendre mais ma tante est malade. Elle a besoin d’argent pour les soins », explique-t-elle.

Davantage de bâtiments signifie aussi plus de routes ; un changement majeur dans une zone où de nombreux résidents se déplacent encore via un réseau de passerelles en béton sur pilotis au milieu de la végétation.

Des habitants de cette oasis de verdure et des militants écologistes mènent bataille pour sauver Bang Krachao des chantiers et des grues qui menacent.

Et leur combat semble avoir reçu un soutien de taille : le roi thaïlandais Bhumibol Adulyadej, décédé en octobre dernier, aurait exprimé le souhait que le poumon vert de Bangkok soit préservé pour les générations futures, selon le gouvernement.

Sa fille, la populaire princesse Maha Chakri Sirindhorn, a fait plusieurs visites dans la zone.

Et peu après la mort du roi, les militaires au pouvoir dans le pays ont annoncé un programme sur 3 ans pour préserver le caractère sauvage de Bang Krachao : il implique le Département royal des forêts, l’université Kasetsart et PTT, une entreprise pétrolière thaïlandaise, et a pour objectifs de rénover les espaces verts et de garantir qu’au moins 60 % de la superficie reste non construite.

 


 

eco-livre-vert

 

Biodiversité, quand les politiques européennes menacent le vivant
d’Inès Trépant

livre-biodiversitePlaidoyer pour un décloisonnement des politiques européennes afin de sauvegarder efficacement la biodiversité en Europe

La protection de la biodiversité est un enjeu sociétal majeur qui va bien audelà de simples histoires de fleurs et d’oiseaux. Cependant, l’Union européenne échoue systématiquement à répondre aux objectifs qu’elle s’est fixés en la matière, la création de réserves naturelles n’étant qu’une rustine de fortune. Comment expliquer cela ? Quels sont les enjeux ? Et, surtout, comment y remédier ? Le modèle agricole européen en faillite subit les assauts de l’idéologie néolibérale et génère une perte de biodiversité en Europe avec les engrais chimiques épandus dans les champs, les plantes génétiquement modifiées et les « bio » carburants mortifères. Le concept même de « bio-économie », revisité par les institutions européennes, porte les germes d’un bouleversement écologique sans précédent. Il y a urgence à légiférer pour protéger les sols et les semences du joug des grandes firmes internationales.

À travers cette analyse des 7 mécanismes européens de destruction de la biodiversité, Inès Trépant jette des ponts entre le monde politique et le milieu naturaliste. Elle invite à un décloisonnement des politiques européennes entre les lignes environnementales, agricoles, énergétiques, industrielles et commerciales pour aboutir à des mises en oeuvre cohérentes et durables. L’auteur propose enfin des alternatives pour sortir du toujours plus de croissance, en puisant dans la connaissance de la nature et des lois qui la régissent.

Un livre militant invitant à réhabiliter la mémoire collective pour renouer avec la nature.

Éditions Yves Michel - 368 pages - 22 €

 


 

Les success-stories WWF de 2016

tigre1/ Pour la première fois dans l’histoire de la protection de l’environnement, le nombre de tigres vivant à l’état sauvage a augmenté

En avril dernier, le nombre de tigres vivant à l’état sauvage s’élevait à 3 890, soit une augmentation record dans l’histoire de la préservation de cette espèce. En 2010, les estimations indiquaient qu’ils n’étaient que 3 200 à l’état sauvage.

 

panda2/ Les pandas ne sont plus classés comme espèce « en danger »

En septembre dernier, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature a annoncé que le panda géant passerait du statut « en danger » à « vulnérable », suite à une augmentation de sa population de 17 % en 10 ans. Cette évolution rend concrets les efforts entrepris par les gouvernements et les communautés locales pour préserver la biodiversité.

 

pangolin3/ Le commerce du pangolin, animal le plus braconné au monde, est maintenant illégal

À l’occasion de la conférence des parties sur le commerce illégal d’espèces sauvages (CoP17 de la CITES), qui a eu lieu en septembre et octobre derniers, les pays se sont mis d’accord pour renforcer la protection de l’animal le plus braconné au monde, le pangolin. Tout commerce légal de cette espèce a désormais pris fin grâce à un accord international qui permettra de protéger plus largement les espèces en danger critique d’extinction.

 

4/ Mobilisation pour les sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO

La moitié des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO sont menacés par des activités industrielles, telles que l’exploitation minière, le dragage ainsi que le forage pétrolier et gazier. Ces sites uniques abritant des espèces emblématiques sont aujourd’hui en péril. En octobre dernier, la barrière de corail du Belize, qui abrite des dauphins et des tortues marines, a obtenu un sursis concernant le projet de prospection sismique qui y était prévu et qui avait pour objectif d’explorer le pétrole en mer. Le WWF reste mobilisé pour mettre un terme au braconnage des éléphants dans la réserve de gibier de Selous (en Tanzanie), l’une des plus grandes réserves sauvages d’Afrique. En moins de 40 ans, elle a perdu environ 90 % de ses éléphants. À travers sa campagne, le WWF souhaite atteindre l’objectif zéro braconnage des éléphants à Selous d’ici 2018.

 

elephant5/ La Chine, qui abrite le plus grand marché domestique légal d’ivoire au monde, annonce sa fermeture d’ici la fin de l’année 2017

En décembre dernier, la Chine est entrée dans l’histoire en annonçant sa volonté d’interdire le commerce intérieur de l’ivoire, s’engageant à fermer tous les marchés légaux d’ici fin 2017. Il s’agira de la fin du premier marché mondial légal d’ivoire, qui constituera un tremplin pour davantage de mobilisation au niveau international. L’objectif étant de mettre un terme au braconnage de l’éléphant en Afrique, où environ 30 000 éléphants sont tués illégalement chaque année.

Source : www.wwf.fr

 


 

eco-livres

 

Avec le bouleau
de Philippe Andrianne

livre-avec-le-bouleauDe la sève aux bourgeons

Arbre de la sagesse, arbre sacré, pilier cosmique... Le bouleau, par sa légèreté, son élégance et la beauté de son écorce blanc argenté, possède des qualités que lui reconnaissent toutes les traditions.

Beaucoup de parties différentes du bouleau sont utilisées, ce qui indique la grande importance de cet arbre. Ici, Philippe Andrianne nous présente ses semences, ses bourgeons, sa sève, son écorce, son sucre (xylitol), son huile essentielle, ses radicelles, et leurs usages médicinaux. Un véritable florilège concernant cet arbre céleste !

De plus, la cure de sève de bouleau, la thérapeutique par le bourgeon de bouleau et le kombucha de bouleau sont largement abordés pour présenter les pouvoirs curatifs de cet arbre de lumière.

Éditions Amyris - 160 pages - 18 €

 

Fonce Alphonse !
de Lucien Willemin

livre-fonce-alphonseCroissance, décroissance : comment sortir de l’impasse

Vous avez 30 minutes pour en finir avec les idées reçues ? Ça tombe bien, il n’en faut pas plus aux éditions Plume de carotte pour relever le défi. Alors, Fonce Alphonse !

Mini-format, mini-prix, mini-temps de lecture mais maxi-impact. Un petit livre vivifiant, qui aspire à vous sortir de l’impasse et des idées reçues sur l’écologie, la croissance, la décroissance.

La croissance actuelle participe au déclin de la vie sur terre. Et, pourtant, sans croissance, nombre d’emplois disparaîtraient. Casse-tête ? Ce livre s’adresse aux nombreux citoyens qui se bouchent les oreilles quand on évoque la décroissance économique comme inéluctable, mais qui commencent néanmoins à comprendre l’urgence de la situation. En 30 minutes pour y voir clair, Fonce Alphonse ! vous fait prendre le large vers une réflexion environnementale plus globale. Tendre à une vie plus simple, résister à la consommation effrénée, tenir compte de l’énergie grise de ce que l’on achète et, même, découvrir une proposition de « consigne énergie grise » qui viserait à stimuler la réparation, voilà ce que vous propose cet ouvrage. Bref, une introduction en douceur des concepts qu’il faudra, tôt ou tard, apprendre à intégrer.

Éditions Plume de carotte - 72 pages - 7 €

 

Après le capitalisme
de Pierre Madelin

livre-apres-le-capitalismeComment s’émanciper de cette servitude volontaire où consommation et capitalisme riment avec destruction de nos conditions de vie ? Pour rompre avec l’imaginaire de domination rationnelle du monde, hérité de la science et de la philosophie, Pierre Madelin convoque l’écologie politique et appelle à un changement du paradigme qui concerne autant le climat, l’énergie, la démographie, la question animale que l’organisation politique des sociétés.

Pour l’humanité, la crise écologique mondiale constitue sans doute le plus grand défi à relever de son histoire. Même si cette crise ne menace pas sa survie en tant qu’espèce, elle risque d’exacerber les inégalités et les conflits sociaux, de renforcer la concentration des pouvoirs politiques et de détruire durablement les conditions nécessaires à l’épanouissement des êtres humains. Comment en sommes-nous arrivés là ? Que peut-on faire pour sortir de cette impasse? Comment réinventer une relation moins conflictuelle avec la Terre ?

Avec Après le capitalisme, Pierre Madelin se livre à l’examen des possibilités « révolutionnaires » pour rompre avec « l’imaginaire de domination rationnelle du monde » qui nous a menés au bord du gouffre. Cet imaginaire, lié à l’avènement de la science et de la philosophie modernes (Francis Bacon, René Descartes...), a abouti à un arrimage de la nature à la technique, une métaphysique du progrès, une idéologie de la croissance et du développement, etc. Il estime que la transformation majeure de nos imaginaires demeurera impossible si elle ne s’accompagne pas d’une révolution sociale et politique.

Aussi, sortie de la crise écologique et sortie du capitalisme peuvent donc être considérées comme synonymes, à condition que le capitalisme ne soit pas remplacé par un autre système porteur de ce même imaginaire, comme ce fut le cas des expériences « socialistes » du 20e siècle.

Éditions Écosociété - 152 pages - 13 €

 


 

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