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BEAUTE SANTE BIEN-ETRE

beauté santé bien-êtreSanté, bien-être & beauté

Les informations proposées par l'Ecolomag ne se substituent pas à un avis médical auprès des professionnels de santé compétents. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

 

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Un-nouveau-regard-sur-les-femmes3 Un nouveau regard sur les femmes

Par Sophie Macheteau

« L’éveil des femmes à leur nature profonde passe par la découverte du corps et de ses richesses, par l’attention portée à leurs rythmes et au besoin de ralentir, par une soif de sacré et de sens. Ne désirant pas nécessairement revendiquer quelque chose à l’extérieur, elles cherchent la voie juste pour équilibrer leur vie et manifester leurs valeurs en étant simplement à la bonne place. »
Camille Sfez – La puissance du féminin aux éditions Leduc.s

Refuser d’être sous camisole chimique pendant presque toute une vie (pilule de plus en plus précoce, traitement hormonal de la ménopause – ou THM –), oser remettre en question la contraception hormonale sans être traitée de rétrograde, remettre les saisons des femmes au coeur des préoccupations, renouer avec le féminin sacré, rompre avec l’héritage des femmes muselées, bien vivre la ménopause au naturel et revaloriser cette saison ô combien si importante… La voix des femmes n’a jamais été aussi élevée et militante.

Au moment même où l’écriture inclusive et la féminisation des noms de métier font débat, les femmes portent un nouveau regard sur LE FÉMININ et souhaitent reprendre en main leur santé, leur bien-être et, même, leur beauté. Et si une nouvelle ère du féminin se mettait résolument en place en ce début d’année ? C’est aux côtés d’expert-e-s que nous allons aborder ces sujets complexes, mais non moins passionnants.

 


 

aubepine1La plante du mois
L’aubépine Crataegus spp.
Amie de la femme

Aubépine et botanique

L’aubépine – appelée dans nos campagnes « épine blanche » – pousse dans les haies et les sous-bois des zones tempérées d’Europe, d’Afrique du Nord, d’Asie de l’Est et d’Amérique du Nord.

Cet arbuste épineux, de 3 à 7 m de hauteur, densément ramifié, porte des feuilles lobées d’un vert brillant. Le nombre de lobes diffère en fonction des espèces botaniques : 3 à 7 lobes profonds pour l’espèce monogyna et seulement 3 à 5 lobes pour l’espèce laevigata. Groupées en corymbes très parfumés, les nombreuses petites fleurs sont munies de 5 pétales blancs et de 5 sépales triangulaires. Les « fruits » d’aubépine sont en réalité des pseudo-fruits ayant l’aspect de petites drupes ovoïdes rouges à chair jaune. L’aubépine possède une longévité remarquable : on dénombre plusieurs spécimens dépassant 600 ans !

Histoire et tradition de l’aubépine

Au début de notre ère, Dioscoride cite déjà le sirop de fruits d’aubépine comme « modérateur » cardiaque censé lutter contre la vieillesse. Vers l’an 1000, on réserve ce breuvage aux rois francs. Cependant, l’aubépine reste très peu utilisée pour ses propriétés médicinales jusqu’à la Renaissance : on recourt alors à l’écorce des jeunes rameaux pour faire passer les fièvres et aux fruits pour soigner les maux de gorge. Les sommités fleuries ne sont reconnues en thérapeutique qu’au début du 20e siècle. Elles sont alors employées pour améliorer la circulation coronarienne.

Les archéologues ont découvert des noyaux d’aubépine en grande quantité dans les cités lacustres d’Europe centrale et orientale, ce qui atteste de leur application alimentaire précoce. Des recueils culinaires datés des 13e et 14e siècles ont également mis en évidence l’usage fréquent de la fleur d’aubépine. Les jeunes feuilles peuvent également être cueillies et consommées en salade.

Le bois, très résistant, est employé en menuiserie, en particulier pour certaines pièces mécaniques.

Autrefois, on s’en servait pour la fabrication d’armes.

aubepine2Étymologie et légende autour de l’aubépine

Le nom aubépine vient du latin alba – blanc – et spina – épine. La plante est d’ailleurs aussi souvent appelée épine blanche. Son nom de genre Crataegus viendrait du grec krataios – fort –, par allusion à la dureté de son bois.

Depuis la christianisation de l’Europe, l’aubépine est associée à la Vierge Marie, ses fleurs blanches étant le symbole de la pureté et de l’innocence. La couronne d’épines du Christ aurait été tressée avec des rameaux d’aubépine ; on dit d’ailleurs que les étamines tiendraient leur couleur rouge du sang du Christ, blessé par les épines.

Dans les campagnes, la branche d’aubépine était un talisman censé protéger de l’orage et des bêtes venimeuses, tels les serpents, d’où son utilisation pour former des haies autour des maisons.

Dans le langage des fleurs, l’aubépine est symbole d’espoir et s’offre aux mariés comme voeu de prospérité.

Côté santé

Les sommités fleuries d’aubépine sont douées de propriétés cardiotoniques intéressantes pour traiter les insuffisances cardiaques et coronariennes légères, en particulier chez les personnes âgées, et dans le traitement de l’artériosclérose. L’administration prolongée de préparation à base d’aubépine améliore l’irrigation du myocarde et le débit coronarien. Les sommités fleuries d’aubépine possèdent aussi un effet régulateur des arythmies cardiaques en renforçant et ralentissant les contractions. Elles ont, de plus, une activité hypotensive par vasodilatation et une fonction d’antiagrégant plaquettaire. Toutes ces vertus font de l’aubépine un actif intéressant pour prévenir les risques d’infarctus.

Les sommités fleuries d’aubépine ont un effet sédatif sur le système nerveux central. Elles sont prescrites pour calmer la nervosité, notamment en cas de palpitations, d’insomnies et d’impression d’essoufflement.

Enfin, les sommités fleuries d’aubépine sont reconnues anti-inflammatoires, antispasmodiques et diurétiques.

Elles peuvent entrer dans la composition de compléments alimentaires destinés à favoriser la détente face aux anxiétés de la vie quotidienne.

Les fruits d’aubépine sont doués de vertus médicinales très proches de celles des sommités fleuries, quoique moins puissantes. Les fruits sont donc utilisés le plus souvent en association avec des extraits de sommités fleuries.

Le saviez-vous ?

L’aubépine est fortement recommandée pour soulager les troubles de la ménopause, tels que l’anxiété, les palpitations et l’insomnie.

Sous quelle forme la consommer ?

En tisane : 1 c. à c. de sommités fleuries dans 15 cl d’eau de source frémissante. Boire 3 à 4 tasses par jour.

Elle peut par ailleurs être consommée sous forme d’extrait de plante fraîche, obtenu en faisant macérer les parties de la plante les plus actives – racine, tige, feuilles, fleurs ou bourgeons – dans un mélange d’eau et d’alcool, pour en extraire les principes actifs.

Posologie recommandée : 20 à 25 gouttes diluées dans une boisson (eau, jus de fruit ou tisane), 3 fois par jour pendant 3 semaines.

Côté beauté

Les sommités fleuries sont recommandées pour leur activité antioxydante et reminéralisante. Elles sont idéales dans le soin des peaux matures et stressées, ainsi que celui des mains et des cheveux dévitalisés. Ces propriétés servent de même dans des produits de protection solaire.

Apaisantes et activatrices de la microcirculation, les sommités fleuries d’aubépine atténuent les rougeurs diffuses et les tiraillements des peaux irritées.

Astuce beauté

Une infusion de sommités fleuries d’aubépine est parfaite comme lotion apaisante.

Les fruits d’aubépine sont utilisés, quant à eux, dans des produits adoucissants et hydratants. Ils sont particulièrement appréciés des peaux sèches et irritées, et des cheveux secs et rêches. Antioxydants et tonifiants, ils sont précieux dans la préparation de soins pour peaux fatiguées et stressées. Enfin, de par leur teneur en saponines, ils peuvent être conseillés dans des produits nettoyants pour peaux grasses.

 


 

Côté Santé

 

Un nouveau regard sur les femmes

 

Un-nouveau-regard-sur-les-femmes2« La rencontre avec le féminin ne procède pas de l’acquisition d’un savoir. C’est la rencontre avec le mystère des choses. »

Annick de Souzenelle (psychothérapeute, écrivain)

Ce début d’année est sans nul doute le moment le plus propice pour poser un nouveau regard sur la santé des femmes et remettre le féminin au centre des préoccupations. Nous avons souhaité commencer 2018 avec une thématique engagée, qui se situe dans la continuité des mouvements de libération de la femme, mais aussi dans une perspective plus large qui relie notre mémoire collective aux enjeux écologiques d’aujourd’hui. Porter un oeil différent sur la santé des femmes est indispensable pour prendre conscience de leurs attentes grandissantes : elles sont nombreuses à se détourner de plus en plus de la pilule, persuadées des conséquences néfastes de la contraception hormonale ; elles veulent fuir les perturbateurs endocriniens, libérer la parole sur les castrations chimiques dont elles subissent de plein fouet les effets délétères. Elles veulent également désacraliser les menstruations en se réappropriant ce corps qui a fini par leur échapper. Si le sujet est vaste, tâchons toutefois de bousculer quelques idées reçues et de faire la lumière, avec bienveillance, sur quelques aspects des plus délicats.

 


 

Le dossier du mois :
Perturbateurs endocriniens, une menace sur la santé des femmes

Valerie-FoussierIl est une évidence que nous avons pourtant longtemps méconnue : les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui interviennent sur notre système hormonal. Cette action sur nos hormones a une influence néfaste sur notre santé, malheureusement à notre insu. Car nous les respirons. Nous les consommons. Nous les portons.

Nous avons voulu en savoir plus en posant quelques questions à Valérie Foussier, médecin endocrinologue, qui vient de publier l’ouvrage Perturbateurs endocriniens : ils sont partout !, aux éditions Josette Lyon.

On entend beaucoup parler des perturbateurs endocriniens environnementaux. Mais que sont-ils réellement ?

Un perturbateur endocrinien environnemental – ou PEE – est, selon l’OMS, une substance chimique d’origine naturelle ou synthétique, étrangère à l’organisme, et susceptible d’interférer avec le fonctionnement du système endocrinien, et induire ainsi des réactions délétères sur cet organisme ou ses descendants.

L’effet PEE peut être plus puissant à faible dose qu’à forte dose. Cela correspond au mode d’action des hormones, qui sont régulées de cette façon.

Ces perturbateurs endocriniens peuvent être d’origine naturelle. Ce sont les hormones et aussi les phyto-oestrogènes contenus dans le soja, la bière ou le houblon par exemple. Lorsqu’ils sont d’origine synthétique, ce sont alors les produits issus de l’industrie chimique contenus dans des objets de consommation courante, comme des médicaments. Il est ainsi possible qu’ils soient présents, de manière naturelle ou du fait d’une contamination, dans différents milieux : eau, aliments, produits de consommation, air. Ils peuvent avoir une action hormonale activatrice ou bloquante.

Ces leurres hormonaux sont incriminés dans différentes pathologies chroniques : troubles du développement, de la reproduction, cancers hormonodépendants, obésité, diabète…

Quels sont leurs modes d’action ?

Ils peuvent avoir une action hormonale activatrice ou bloquante et influent sur les processus de synthèse, de sécrétion, de transport, de stockage, de libération, d’action ou d’élimination des hormones. Ils peuvent se fixer sur le récepteur d’une hormone de manière anarchique et déréguler, de cette façon, le système hormonal. Ils peuvent perturber la régulation d’autres facteurs sous la dépendance de ces hormones en modifiant le signal hormonal, en gênant ou en bloquant la production ou la régulation d’autres hormones ou récepteurs. Quatre modes d’action principaux ont été décrits :
• Ils miment l’action d’une hormone par leur structure moléculaire similaire à celle d’une hormone naturelle en activant le récepteur.
• Ils bloquent la fixation d’une hormone sur son récepteur présent sur les cellules cibles, ce qui empêche son action.
• Ils modifient le signal hormonal, ce qui perturbe le fonctionnement des hormones. • Ils agissent sur les enzymes-clés de la synthèse des stéroïdes, comme le cytochrome P450.

Pouvez-vous nous donner des exemples de PEE dont il faut particulièrement se méfier ?

Le bisphénol A (BPA)
C’est un composant d’un type de plastique, le polycarbonate, et de certaines résines époxydes à usage alimentaire. Il est susceptibles de migrer dans les boissons et les aliments stockés dans ces matériaux, d’autant plus si les aliments sont chauffés avec leur emballage à au moins 40 °C.

Les phtalates
Ce sont des substances chimiques que l’on retrouve notamment dans pratiquement tous les articles en PVC, matériaux de construction, d’ameublement et de décoration, mais aussi dans certains cosmétiques : parfums, déodorants, laques, gels, vernis à ongles, lotions après-rasage, lubrifiants.

Les composés perfluorés
Ils sont utilisés dans de nombreuses applications industrielles, entre autres pour les traitements antitache et imperméabilisants de textiles, les enduits résistant aux matières grasses, les emballages en papier et carton pour le contact alimentaire, les revêtements antiadhésifs d’ustensiles de cuisine, les mousses anti-incendie ou encore certaines formulations d’insecticides.

Les retardateurs de flamme
Ils sont employés dans différents équipements électroniques, tels que les téléviseurs, les ordinateurs, les matelas, canapés, les tissus, les meubles, les vêtements, les peluches.

Les parabènes
Ce sont des conservateurs présents dans plus de 80 % des produits cosmétiques, mais aussi dans les produits alimentaires ainsi que les médicaments. Ils sont capables de mimer l’activité des œstrogènes et « nous collent à la peau ».

Les filtres chimiques des crèmes solaires
Les crèmes solaires sont composées de deux types de filtres : les filtres chimiques, qui absorbent les rayons UV, et les filtres minéraux, qui reflètent la lumière. Les premiers sont suspectés d’agir comme des perturbateurs endocriniens.

Les éthers de glycol
On les retrouve dans les produits d’entretien, médicaments, cosmétiques, peintures, encres, adhésifs. Les principales voies d’exposition potentielles à ces composés sont l’inhalation de vapeurs ou l’absorption par la peau.

Les pesticides
La France est le premier utilisateur européen de pesticides et le troisième dans le monde. Parmi ceux ayant un effet perturbateur endocrinien, on peut citer en tête de liste le DDT, ou dichlorodiphényltrichloroéthane. Certains sont interdits depuis longtemps en Europe mais persistent encore dans l’environnement. Ils sont connus pour être responsables d’une baisse de la fertilité en réduisant le nombre de spermatozoïdes.

Qu’appelle-t-on l’effet cocktail de ces perturbateurs ?

Des substances qui, individuellement, n’ont pas d’effet peuvent en induire en présence d’autres molécules. C’est l’effet cocktail. Il résulte d’une multi-exposition, avec possibilité d’addition de concentration lorsque les PEE utilisent les mêmes voies de signalisation ou d’action. C’est le mélange qui provoque l’effet, les produits séparés pouvant être non toxiques. Il peut s’agir d’addition de réponse ou d’effet synergique, les produits se potentialisant les uns les autres. C’est en raison de cette complexité qu’il est difficile de reconnaître les conditions réelles responsables de tel ou tel effet et de réaliser des études sur ces PEE.

Quel est l’impact des PEE sur la santé des femmes ?

On constate des anomalies de la fonction ovarienne, de la fertilité, de la fécondation, de la gestation. Les responsables sont avant tout le BPA et les dioxines, à l’origine également de cancers du sein hormonodépendants. Le taux de phtalates a été retrouvé plus élevé dans les urines des femmes atteintes d’un cancer du sein que chez le groupe témoin.

L’âge de la puberté s’abaisse. De plus en plus de petites filles débutent leur puberté très tôt, avant l’âge de 8 ans. La puberté précoce serait grandement liée à la mise en contact avec des parabènes présents dans la plupart des cosmétiques, des médicaments et même des aliments, des phtalates qui tapissent le fond des boîtes de conserve, les moquettes, certains jouets pour bébés et anneaux de dentition, le bisphénol A, qui continue d’envahir les plastiques, les gobelets ou la vaisselle pour enfants et les emballages alimentaires.

Chez les femmes enceintes, quels troubles du développement fœtal observe-t-on ?

La grossesse est une période critique. C’est la femme enceinte et sa descendance qui sont le plus exposés aux conséquences des perturbateurs endocriniens. Ils engendrent des troubles de l’implantation de l’embryon, aboutissant à une fausse couche et des troubles du développement foetal. Les phtalates sont en première ligne.

On a constaté une association entre le niveau de phtalates dans les urines des femmes enceintes et les accouchements prématurés. Des études montrent qu’ils pourraient, en plus, augmenter le risque de fausses couches, diminuer les chances de réussite de fécondation in vitro (FIV).

Je recommande de se méfier des cigarettes électroniques, un substitut hautement utilisé par les femmes enceintes qui essaient d’arrêter leur consommation tabagique, selon les souhaits des pédiatres et obstétriciens. Elles produisent du formaldéhyde, de l’acroléine et de l’acétaldéhyde, tous toxiques. Attention aussi au propylène glycol, un éther de glycol type, utilisé également en cosmétique comme agent tensioactif, émulsifiant qui apporte de la douceur et plus ou moins de consistance aux crèmes.

L’exposition commence dès la vie fœtale. Les perturbateurs endocriniens passent dans le cordon fœtal. L’impact sur l’embryon et le fœtus peut être dramatique en raison des risques de mortalité intra-utérine, de retard de croissance fœtale, d’anomalies de la différenciation sexuelle et du développement du système nerveux. Il est urgent d’agir afin que ces milliers de perturbateurs endocriniens cessent de contaminer les enfants dès la vie fœtale, avec un impact qui demeurera sur plusieurs générations, comme avec le DES*.

* DES : un œstrogène de synthèse prescrit en France entre 1948 et 1977 à environ 200 000 femmes enceintes en prévention de certains problèmes, et dont les descendants subissent encore aujourd’hui les conséquences (pathologies de l’appareil génital).

Quels conseils donneriez-vous aux femmes afin d’éviter le plus possible les PEE au quotidien ?

• Fabriquez vos propres produits cosmétiques d’hygiène et d’entretien entièrement naturels.
• Laissez les bouteilles d’eau en plastique au supermarché. L’eau de robinet est tout aussi bonne. Dans le cas où elle serait trop calcaire, il existe des carafes filtrantes ou des filtres de robinet.
• Apportez votre verre au travail ou votre propre matériel à café ou thé.
• Ayez un sac réutilisable pliable dans votre sac à main.
• Évitez le maquillage trop précoce et outrancier chez les adolescentes.
• Fuyez les récipients en polycarbonate ou les plastiques renfermant du bisphénol A.
• Épluchez les fruits et légumes, les laver ne suffit pas, excepté pour les produits bio.
• Bannissez les canettes et les conserves.
• Méfiez-vous des cigarettes électroniques.

 


 

pilluleUne pilule (contraceptive) bien amère…

« Si j’étais une femme, sachant ce que je sais de la physiologie féminine, vous me paieriez cher pour me faire avaler la pilule. » Dr Pierre Simon, gynécologue et endocrinologue, co-fondateur du planning familial en France

Sabrina-Debusquat

Journaliste indépendante, animatrice à Radio France, auteur, Sabrina Debusquat est à l’affût des tendances et publie régulièrement des sujets bien avant leur arrivée dans les « grands médias » : les violences gynécologiques, la dioxine dans les tampons, les méfaits du sucre blanc sur la santé, le flux instinctif libre, le financement de la recherche scientifique par l’industrie pharmaceutique, etc. C’est à la pilule qu’elle s’intéresse aujourd’hui dans un ouvrage ô combien passionnant intitulé J’arrête la pilule, aux éditions Les liens qui libèrent. Fruit d’une année d’investigation, cet ouvrage répond à toutes les questions que nous nous posons sur la pilule.

© Polo Garat

Pourquoi, 60 ans après la création de la pilule, voyons-nous arriver une génération « no pilule » revendiquant une contraception sans souffrance, non polluante et égalitaire ?
Est-ce un retour en arrière ou une forte prise de conscience ?

À mon sens, c’est un progrès, la marque d’un féminisme qui avance, qui affine les droits des femmes, mais aussi d’une génération qui refuse de continuer écologiquement à scier la branche sur laquelle nous sommes assis. En l’occurrence, en matière de contraception, cela se traduit par des revendications du type « une contraception efficace, oui, mais pas au prix de souffrances, de décès de jeunes femmes en parfaite santé, ni de pollution. » La génération « no pilule » refuse de souffrir pour sa contraception et semble aussi, souvent, avoir le désir de faire avec le corps plutôt que contre. Elle pointe du doigt « l’inertie contraceptive » des générations précédentes, le fait d’avoir cru que la pilule était la contraception idéale et donc de n’avoir pas vraiment cherché à en développer d’autres, notamment sans hormones.

Vous racontez, dans votre ouvrage, la genèse de la pilule, dont les motivations premières sont bien éloignées du bien-être de la femme.
Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

En résumé, les arguments féministes ne faisaient pas mouche et la première pilule a été développée et financée en grande partie grâce à l’aide de riches milliardaires américains eugénistes, qui voyaient en elle l’occasion d’endiguer les masses populaires du tiersmonde – qui nourrissaient le communisme et dont ils avaient peur qu’elles déferlent sur les pays occidentaux pour les « envahir ». Le bienêtre des femmes n’était pas l’objectif premier. L’objectif était l’efficacité et on destinait ces pilules à des femmes des masses populaires que l’on considérait un peu comme « incapables » ; on avait peu d’estime pour elles. D’ailleurs, lors de ces premiers tests, la parole des femmes cobayes qui rapportaient de très nombreux effets secondaires a souvent été étouffée, minimisée, voire niée. Des femmes décédées lors des premiers tests n’ont jamais été autopsiées et cela a fait l’objet de procédures judiciaires malheureusement classées sans suite.

Comment expliquez-vous qu’au sommet du podium mondial des moyens de contraception se trouve la stérilisation ?

C’est parce que de nombreux pays utilisent ce moyen comme contraception depuis longtemps et donc que l’habitude est restée et s’est ancrée. En France, a contrario, nous avons toujours été un pays plutôt « nataliste », qui encourage les naissances, la fertilité et qui possède un taux d’enfants par femme plutôt élevé comparé à ses voisins. Conséquences, patient-e-s comme médecins voient ces méthodes d’un oeil plutôt distant et les utilisent peu. Mais les lignes commencent à bouger et de plus en plus de couples font appel à la ligature des trompes ou à la vasectomie.

Vous avancez que, chaque année, 2 529 femmes subissent un problème de santé important à cause de la pilule oestroprogestative.
Sur quelles études repose ce chiffre ?

Ce sont les chiffres officiels de l’enquête de santé lancée par l’ANSM1 pour faire le point suite au scandale de 20122. Le document précise qu’entre 2000 et 2011, en France, 2 529 accidents thromboemboliques veineux sont attribuables chaque année aux différentes générations de pilules contraceptives – dont 1 751 imputables aux pilules de 3e et de 4e générations –, et que 20 femmes en décèdent – dont 14 sous pilules de 3e et de 4e générations. Ces accidents sont, dans 2/3 des cas, des thromboses veineuses profondes des membres inférieurs – phlébites – et, pour le reste de ces femmes, des embolies pulmonaires. Il faut également savoir que ces chiffres sont malheureusement sous-estimés – et on ne sait pas à quel point – car la pharmacovigilance, qui est le fait de signaler les effets secondaires, graves ou bénins d’un médicament, est fastidieuse et très mal effectuée en France. En revanche, cette étude permet de remarquer très clairement que les pilules de 3e et 4e générations causent plus de troubles secondaires graves, ce qui avait poussé l’ANSM à demander aux médecins de favoriser la prescription des pilules de 2e génération.

La pilule est-elle réellement un perturbateur endocrinien ?
Pour quelles raisons serait-elle suspectée d’être cancérigène ?

C’est un fait. La pilule a été créée pour être un perturbateur endocrinien. Elle en est la définition même. C’est son fonctionnement que de perturber le corps – en l’occurrence, bloquer ou endormir l’ovulation via un apport d’hormones synthétiques – dans le but d’éviter les grossesses. Par exemple, le bisphénol A, perturbateur endocrinien que nous avons interdit dans les boîtes de conserve, fait partie de la même famille.

C’est un oestrogène synthétique, qui est pourtant mille fois moins puissant que l’EE2 – ou éthinyl-oestradiol – contenu dans les pilules oestroprogestatives… La pilule oestroprogestative n’est pas « suspectée » d’être cancérigène. Elle a été classée ainsi par le Centre international de Recherche sur le Cancer en 2005 – léger risque de cancer du sein, du col de l’utérus, du foie et des voies biliaires, et réduction des cancers des ovaires et de l’endomètre. Concernant le cancer du sein, on estime qu’1 à 2 femmes sur 10 000 prenant la pilule oestroprogestative vont déclencher un cancer du sein qu’elles n’auraient pas eu sans le traitement. Pour les personnes intéressées, mon enquête reprend de nombreux travaux scientifiques indépendants qui tendent à expliquer le lien entre hormones synthétiques et cancer ; ils sont systématiquement indiqués en références de bas de pages.

Quelles sont les souffrances induites par les hormones de synthèse ?

Les mille et un effets annoncés sur les notices et d’autres, telles la dépression ou la baisse de libido, dont on ne commence à parler qu’après 60 années de commercialisation et qui pourraient être bien plus répandus qu’on ne le croit, alors qu’ils rognent concrètement le bien-être quotidien des femmes. Un sondage réalisé auprès de 3 616 femmes dans le cadre de mon enquête montre que 70 % d’entre elles ont subi des effets secondaires indésirables sous pilule. En premier, elles parlent de la baisse de leur libido devant la prise de poids, les troubles de l’humeur, les migraines et la sécheresse vaginale. Ainsi, même si les pourcentages avancés sur les notices sont faibles, les effets secondaires sont si nombreux qu’une femme qui prend la pilule va souvent être touchée par au moins l’un d’entre eux.

Ce sondage est consultable dans les détails à l’adresse suivante : http://jarretelapilule.fr/ les-faits/sondage-les-femmes-et-la-piluleresultats/. Il est accompagné de nombreux témoignages qui décrivent concrètement signifie subir ce désordre au quotidien (onglet Témoignages du site).

Pourquoi sommes-nous si nombreuses à ressentir une baisse de désir suite à la prise de la pilule, alors que nos médecins disent « c’est dans vos têtes » ?

Je me suis longuement penchée sur la question et j’ai trouvé, à l’aide de la littérature médicale et de spécialistes, au moins 6 mécanismes liés à la libido et sur lesquels la pilule influe négativement.

En résumé, les pilules oestroprogestatives comme progestatives fonctionnent en reproduisant le climat hormonal d’un début de grossesse – avec une progestérone élevée et des oestrogènes plus bas. Or, les oestrogènes aident à la lubrification vaginale et la progestérone aurait tendance à atténuer le désir. Ensuite, les pilules diminuent jusqu’à 50 % la testostérone, qui est l’hormone principale du désir sexuel – chez l’homme et chez la femme –, ce qui pousse certains spécialistes à littéralement la qualifier de « castration chimique ». Certaines études montrent un déclin du nombre d’orgasmes et une dévascularisation du clitoris sous certaines pilules dernière génération. Enfin, fait étonnant, certains contraceptifs hormonaux – pilules et injections – contiennent les mêmes molécules que celles utilisées pour précisément castrer chimiquement les délinquants sexuels en abaissant leur testostérone ; alors que, chez les femmes aussi, c’est pourtant l’hormone principale du désir.

Finalement, quand on se préoccupe du climat hormonal dans lequel la pilule plonge une femme, rien d’étonnant à cela ; mais c’est un fait largement ignoré et qui semble ne pas beaucoup intéresser. Il ressort de mon sondage que c’est pourtant le premier effet secondaire signalé par les femmes interrogées. Leurs témoignages montrent effectivement une forte tendance du corps médical à balayer cette affirmation d’un revers de main en concluant « c’est dans votre tête ». Ce comportement de négation constitue une violence médicale et semble indiquer que de nombreux médecins ignorent ou ne veulent pas voir cet effet indésirable. J’invite donc les patientes à s’écouter et à comprendre qu’elles seules savent profondément ce qu’elles ressentent et n’ont pas à subir ce genre de comportements violents et paternalistes.

Quelle(s) alternative(s) recommanderiez- vous ? Pourquoi ?

N’étant que journaliste, je ne fais aucune recommandation. En revanche, j’informe du fait que des alternatives efficaces et sans hormones existent. En premier lieu, le DIU cuivre – ou dispositif intra-utérin, alias stérilet cuivre –, la méthode la plus efficace si l’on ne veut plus recourir aux hormones et qui peut être posé sur une femme qui n’a pas eu d’enfants, malgré certaines croyances médicales infondées. Ensuite, des femmes de plus en plus nombreuses trouvent satisfaction en couplant méthodes naturelles et préservatif masculin ou diaphragme. Les méthodes naturelles révèlent les périodes où la femme est fertile et où elle ne l’est pas en observant son corps. Cela permet, par exemple, à un couple qui utiliserait le préservatif à chaque rapport de limiter son usage à 10/15 jours par mois, puisque, le reste du temps, la femme est infertile. Certaines méthodes naturelles que je liste dans mon livre présentent une efficacité très élevée si elles sont parfaitement pratiquées. Aussi, il n’existe pas de raison d’en priver les femmes qui souhaitent les mettre en place. Leur fiabilité a été prouvée scientifiquement. Je détaille tout cela dans le livre via une annexe des contraceptions, où tous les contraceptifs actuellement disponibles, avec ou sans hormones, sont classés selon leur indice d’efficacité. Pour celles qui cherchent une contraception garantie sans risques d’effets secondaires, il n’existe malheureusement que cette dernière solution. C’est pour cela que mon livre questionne notre société en invitant à ce que de plus amples recherches soient menées en vue de varier l’offre contraceptive non hormonale, afin d’offrir aux couples de la génération « no pilule » un panel satisfaisant de méthodes contraceptives sans effets secondaires et non polluantes et qui se détachent de plus en plus des contraceptions hormonales et médicalisées.

1- Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
2- Risque thromboembolique veineux attribuable aux contraceptifs oraux combinés (COC) et évolution de leur utilisation : résultats des études de l’ANSM, Ansm.sante.fr, 26/03/2013

 

Pour aller plus loin

livre-j-arrete-la-piluleJ’arrête la pilule
de Sabrina Debusquat

L’auteur montre qu’il est urgent de lever le « tabou pilule » et nous invite à entrer dans l’ère de « l’après-pilule ». Fruit d’une année d’investigation, J’arrête la pilule répond à toutes les questions que vous vous posez et analyse rigoureusement ce fait de société majeur qui concerne 4,5 millions de femmes en France. À la croisée de l’histoire, des sciences et du féminisme, cet ouvrage bouscule nos certitudes et nous exhorte à repenser nos habitudes contraceptives.

Éditions Les liens qui libèrent – 292 pages – 19,50 €

 


 

Des polluants au plus près de l’intimité féminine

Concurrence oblige, les fabricants de protections hygiéniques ont redoublé de créativité pour proposer aux consommatrices des solutions de plus en plus performantes, rallongeant malheureusement au passage la liste des ingrédients toxiques présents dans ces produits. Désormais, on retrouve fréquemment des pesticides, des parfums synthétiques irritants, de l’aluminium, des alcools divers ou encore des résidus de dioxine (dus à la réaction du chlore, utilisé pour blanchir tampons et serviettes hygiéniques, avec la viscose). L’OMS classe d’ailleurs la dioxine parmi les substances cancérigènes.

Comme la paroi vaginale est très fine, toutes ces substances n’ont aucune difficulté à pénétrer dans l’organisme, mais beaucoup plus de mal à être évacuées. Mais ce n’est pas tout… Les tampons hygiéniques conventionnels sont composés d’un mélange de coton – cultivé à grands coups de pesticides – et de rayonne, qui a une fâcheuse tendance à se déliter très facilement. Pour s’en convaincre, il suffit de faire le test suivant : plongez un tampon dans un verre d’eau et vous constaterez que les fibres de rayonne se séparent les unes des autres. Par conséquent, elles sont susceptibles de se répandre dans le vagin pendant son usage. Le problème est loin d’être récent, puisque, dans les années 1990, des infirmières effectuant des frottis ont déclaré avoir dû retirer les fibres de tampon autour du col de l’utérus avant de pouvoir obtenir un échantillon de cellules clair.

Les fabricants, qui ont d’abord nié le problème de la perte de fibres, ont rapidement placé un matériau de suremballage synthétique autour de leurs tampons pour éviter que le noyau absorbant interne des fibres ne tombe. Cette matière – un plastique appelé polypropylène – est chauffée pour faire fondre le suremballage et former un joint sur le noyau du tampon. Cela a réduit une partie de la perte de fibres, mais ne l’a pas éradiquée.

La rayonne dans les tampons a également été liée au syndrome du choc toxique (SCT)*.

Fait regrettable pour nous, les fabricants ne sont pas tenus de mentionner la composition de ces produits d’hygiène intime sur les emballages, cultivant ainsi un flou artistique auprès des consommatrices. Pas simple, dans ces conditions, de s’y retrouver.

Au-delà des conséquences sanitaires, les 10 000 à 15 000 produits menstruels auxquels une femme a recours dans sa vie ont un impact non négligeable sur l’environnement étant donné qu’ils sont, en réalité, très peu biodégradables, notamment en raison de la présence de plastique pouvant mettre jusqu’à 500 ans pour se décomposer, ou de polypropylène, qui est fabriqué à partir de pétrole brut et qui ne se biodégrade pas.

Pour les femmes qui ne sont pas prêtes, ou ne souhaitent pas se servir de protections lavables, il existe des protections écologiques qui ne contiennent pas de plastique, sont fabriquées à partir de coton 100 % biologique, sont totalement exemptes de chlore, ne présentent aucune perte de fibres et dont la particularité est d’employer une fibre de construction ondulée, qui ne se délite pas lors de l’utilisation.

* Infection provoquée par la libération de toxines provenant de bactéries de type staphylocoque doré, pouvant engendrer de graves séquelles ou même être fatale. Depuis les années 2000, les cas de SCT sont réapparus en France. Ils restent rares mais sont en augmentation.

 


 

symptothermieLa sympothermie, une alternative naturelle et efficace à la pilule

Elle a été mise en forme et présentée par un médecin autrichien, Joseph Rotzer, en 1965. En tant que méthode naturelle de contraception, elle est classée parmi les plus efficaces, autant que les méthodes médicales (pilule ou stérilet). Son indice de Pearl* est de 0,4. Il est donc égal à la pilule et un peu meilleur que le stérilet.

* Indice de Pearl : correspondant à 0,4 grossesse non désirée pour 100 femmes par année.

Kézako ? De la puberté à la ménopause, la fertilité de la femme se déroule de manière cyclique. La femme est fertile durant environ 1/3 du cycle menstruel, entre 8 et 11 jours habituellement, compte tenu d’une marge de sécurité qui s’allongera en conséquence si les cycles sont irréguliers.

L’objectif de la sympthothermie consiste à repérer le début et la fin de cette période fertile (fenêtre de fertilité) à des fins de contraception, de conception ou d’observation du corps.

La méthode se base sur l’observation de plusieurs paramètres :
• L’élixir, ou glaire cervicale : fabriqué dans le col de l’utérus pendant la période fertile, il rend possible la fécondation d’un ovule en permettant aux spermatozoïdes de survivre jusqu’à 6 jours, dans l’attente de l’ovulation.
• Le ressenti interne : il complète les observations de l’élixir.
• La température au réveil : elle augmente après l’ovulation.
• La position et la texture du col de l’utérus : nécessaire quand la femme a des difficultés à percevoir et à observer la présence d’élixir. Ce mode est plutôt réservé aux expertes.
+ un critère supplémentaire : le jour de sécurité Döring-Rötzer (JDR) augmente encore l’efficacité de la méthode. Il ouvre la fenêtre de fertilité, souvent avant l’apparition de l’élixir.

Parmi ses nombreux avantages :
• Prévoir l’arrivée des règles,
• Déceler des irrégularités du cycle,
• Confirmer une grossesse à son début,
• Détecter les premiers signes de préménopause,
• Découvrir la richesse du corps et en comprendre le langage,
• Signaler le retour des périodes fertiles après un accouchement, durant l’allaitement…

Si cette méthode demande un apprentissage et de la rigueur, elle apporte une grande richesse et une grande liberté, offrant la possibilité de se connecter à son féminin.

Pour en savoir plus : blog.sympto.org

 

À lire

SYMPTO BASIC – Cahier de symptothermie moderne

livre-sympto-basicCraquez le code de votre fertilité avec le didacticiel sympto, web et mobile !

Un livret indispensable spécialement conçu à destination des débutantes. Sympto Basic rend plus facile la compréhension de la méthode symptothermique, avec des règles d’or, des solutions pratiques pour la prise de température, les observations de l’élixir et du ressenti. De quoi démarrer la symptothermie en toute confiance !

Fondation SymptoTherm – 34 pages environ 21 €

La réalisatrice Virginie Oks prépare un documentaire sur la contraception, qui présentera les alternatives à la pilule. La fondation Sympto- Therm cofinance ce beau projet et invite les femmes – et les hommes ! – à soutenir cette réalisation indépendante sur KissKissBankBank, une plate-forme de financement participatif (ou crowdfunding). Si la campagne se passe bien, le documentaire devrait sortir en mai 2018.

 


 

À la découverte de la danse contraceptive

danse-contraceptiveSi cette appellation peut, de prime abord, prêter à sourire, elle est tout sauf une plaisanterie. Bien au contraire. Pratiquée par de nombreuses femmes désireuses de reprendre le contrôle de leur cycle, la danse contraceptive a été mise en lumière par Aviva Steiner, qui a fait une recherche sur ces mouvements et leur incidence sur le cycle menstruel. La danse contraceptive consiste en une série de mouvements centrés sur le bassin ; plus précisément, des bascules du bassin associées à des contractés-relâchés puissants du muscle du périnée. Bref, des mouvements universels que l’on trouve dans toutes les danses dites « de fertilité ».

Après les avoir expérimentés sur elle-même et sur de nombreux groupes de femmes, Aviva Steiner en fit ensuite la promotion auprès de l’OMS – Organisation mondiale de la Santé –, et ce dès les années 1960. Et, aussi surprenant que cela puisse être, l’OMS les a reconnus comme « une série de mouvements permettant à la femme de déclencher ses règles selon sa volonté ».

Mais, en 1960, le monde entier a les yeux braqués sur la petite pilule chimique et les voyages d’Aviva Steiner pour transmettre cette gestuelle ne suffiront pas à l’imposer.

De même que la symptothermie, la danse contraceptive nécessite un apprentissage suivi d’une période de mise en place de 6 mois. Elle devra être pratiquée au même moment à chaque fin de cycle pour déclencher les règles, qu’il y ait eu fécondation ou pas.

Sachez, par ailleurs, que la danse contraceptive présente bien d’autres avantages, puisque son action est globale et stimule l’ensemble du système hormonal. Sa pratique peut atténuer les douleurs prémenstruelles, stimuler la libido, l’ovulation et favoriser alors la fécondité, fluidifier le sang des règles, stopper ou apaiser les bouffées de chaleur de la ménopause, préserver les muqueuses de l’utérus et du vagin des risques d’assèchement durant la préménopause.

Alors, on danse ?

 


 

À la découverte du flux instinctif libre (FIL)

Ne plus subir ses règles mais les contrôler… Tentant, non ?

flux-instinctif-libreVous n’en avez sûrement jamais entendu parler, mais sachez que le flux instinctif libre est pratiqué par de nombreuses femmes désireuses d’être à l’écoute de leur corps, d’en reprendre le pouvoir et d’écarter tout risque de toxicité lié à l’utilisation de protections, telles que les tampons.

Le flux instinctif libre consiste à se passer de tampons, serviettes et même de coupe menstruelle en contrôlant son flux sanguin et en le relâchant au moment d’aller aux toilettes.

Au-delà de limiter ses déchets et ses dépenses (ce qui est déjà top), cette méthode permet aux femmes qui l’expérimentent de reprendre le contrôle de leur corps en se sentant plus proches de leur féminité. Elles le vivent généralement comme une libération. Mais ce n’est pas tout…

Pratiquer le FIL développe une motricité et une conscience au niveau vaginal pouvant même aller jusqu’à avoir une incidence positive indirecte sur l’épanouissement sexuel. Bien évidemment, cette méthode requiert un peu de patience et, parfois, quelques ratés peuvent se produire lors des premiers cycles. Mais toutes les utilisatrices disent qu’ensuite, c’est une véritable libération, qui facilite la vie de tous les jours.

Alors, concrètement, on fait comment ?

On se pose pendant ses règles et on fait quelques séances de méditation afin de bien ressentir ce qui se passe dans son corps. On essaie de déceler ce moment précis où le flux a besoin de se libérer et on le contrôle.

 


 

Et-si-on-parlait-du-perineEt si on parlait du périnée ?

Clementine-Simeon-et-Delphine-Carre

Deux amies, Clémentine Siméon – kinésithérapeute spécialiste du périnée – et Delphine Carré – ancienne patiente devenue experte sur le sujet, ont osé se lancer dans l’écriture d’un livre accessible et fort sympathique, qui apporte des réponses sérieuses aux questions sur le périnée.

Nous avons eu un entretien avec ces deux spécialistes.

©Franck Beloncle

Qu’est-ce qui vous a poussées à écrire un livre sur un sujet aussi tabou ?

Nous trouvons que, malgré la récente médiatisation autour du périnée – presse, blogs, télé –, le sujet reste relativement mystérieux pour les femmes. Les problèmes périnéaux (fuites, descente d’organes, douleurs…) ne sont pas une fatalité. Nous avons imaginé un livre concret, qui a pour but de répondre aux questions que se posent les femmes et de leur proposer des solutions.

Nous ne négligeons rien. Muscles, vessie, fuites, sexe, douleurs, sport, utérus, anus… Nous abordons tous les sujets sans TABOUS.

Avant même de partir à la chasse aux idées reçues liées au périnée,
pourriez- vous nous expliquer ce qu’est précisément le périnée et où il se situe ?

Le périnée reste une zone obscure pour bon nombre d’entre nous, peut-être parce qu’il est caché. Il se situe dans notre petit bassin, entouré par des parois osseuses. Ce n’est pas juste un petit muscle dans le vagin, mais un ensemble de muscles dont certains vont s’insérer du pubis jusqu’au coccyx. On peut parler de plancher pelvien. Pour mieux se le représenter, prenons l’image d’une maison : le toit est le diaphragme, les murs sont les abdominaux et le plancher est le périnée. Vous comprenez alors que sa fonction est primordiale !

À quoi sert-il exactement ?

Le périnée a plusieurs fonctions :

1. il soutient nos organes (utérus, rectum, vessie) à la façon d’un trampoline. Il s’agit d’un véritable amortisseur de pressions abdominales ;

2. il contient les fuites, que ce soit lors d’un effort – tels la toux, l’éternuement ou lors de la pratique sportive–, ou lors d’une envie pressante d’uriner ;

3. il assure la continence anale – retenir les gaz et les selles ;

4. il permet d’avoir des rapports sexuels épanouis.

Pourquoi faut-il ne plus effectuer le « stop pipi », dont on pensait pourtant le plus grand bien ?

La miction est un acte de relâchement. Il n’est donc pas physiologique d’arrêter le jet urinaire. De plus, cette pratique peut, à la longue, provoquer des infections urinaires. On exerce donc son périnée dans d’autres circonstances : au bureau, dans une file d’attente, dans son lit avant de s’endormir…

Quels sont les sports favorables au périnée et ceux qui ne le sont pas ?
Pourquoi ?

Le périnée se comporte de la même façon qu’un trampoline pour amortir les pressions abdominales. Imaginez alors que ce trampoline est abîmé… il ne jouera plus son rôle d’amortisseur. C’est à ce moment-là que certaines gênes peuvent apparaître.

Les sports pouvant fragiliser votre périnée sont ceux qui vont générer de fortes pressions abdominales – gymnastique abdominale sous forme de relevés de buste, ciseaux, pédalos… –, ou les sports à impacts, telle la course à pied.

Préférez la natation ou les gymnastiques posturales, comme le Pilates et le yoga, si vous ressentez une fragilité périnéale.

Quels conseils donneriez-vous à nos lecteurs-trices pour muscler efficacement le périnée ?
Un exercice pratique à nous dévoiler ?

• Tout d’abord, il faut que vous le trouviez… C’est là que réside la principale difficulté de l’exercice car il est bien caché !
• Allongez-vous sur le dos, jambes fléchies.
• Inspirez en gonflant le ventre : vous observez que le vagin et l’anus sont étirés. Ils s’ouvrent légèrement.
• Puis, lorsque vous soufflez, le vagin et l’anus ne sont plus étirés. Visualisez votre anus et essayez de le serrer doucement. Attention à ne pas contracter les fessiers, ni les abdominaux.
• Répétez l’exercice une dizaine de fois, en essayant d’augmenter le temps de contraction – entre 1 et 10 secondes.

Vous venez de prendre conscience que votre périnée bouge ! En résumé : on serre l’anus.

Il est recommandé de faire une trentaine de contractions tous les jours ! Instaurez un petit rituel pour ne pas l’oublier. Dans les transports en commun, en voiture au feu rouge, en vous brossant les dents, dans votre lit… Vous pourrez le travailler en toute discrétion !

N’hésitez pas à penser à contracter votre périnée avant de tousser, d’éternuer, de soulever une charge, ou lorsque vous avez une envie pressante d’uriner et pas de toilettes à votre disposition !

Comment faire des abdos sans risque ?

Il faut utiliser votre transverse de l’abdomen, qui est un muscle profond. C’est un véritable allié de votre périnée. Pour le contracter, redressez- vous, soufflez en rentrant le ventre.

Lorsque vous faites du sport, veillez à ce que votre ventre soit bien serré en profondeur. S’il est repoussé vers l’avant, vous êtes en train de pousser sur votre périnée.

Le mot de la fin ?

Nous avons écrit ce livre grâce aux témoignages et questionnements des femmes. Combien de fois uriner dans la journée et dans quelle position, comment calmer une envie pressante d’uriner, quelles sont les astuces pour avoir plus de sensations lors des rapports sexuels, comment faire ses abdos sans abîmer son périnée, comment bien aller à la selle… Vous trouverez des réponses claires et concrètes à appliquer dans votre vie de tous les jours !

Vous pourrez retrouver sur notre blog des articles, vidéos afin de vous aider à travailler et mieux comprendre votre périnée : https://perineetoutcequevousaveztoujoursvoulusavoir.com

 

Pour aller plus loin

livre-perineePérinée : Tout ce que vous avez toujours voulu savoir… sans jamais oser le demander !
de Clémentine Siméon et Delphine Carré

Destiné aux femmes comme aux hommes, cet ouvrage très agréable à lire n’est pas qu’un recueil d’anecdotes. Il apporte également une réelle information, avec des réponses adaptées, dans l’esprit d’un guide. Un livre d’utilité publique !

Les Éditions de l’Opportun – 192 pages – 12,90 €

 

Rituels de femmes pour découvrir le potentiel du périnée
livre-potentiel-du-perineed’Efféa Aguiléra

Grand méconnu de notre anatomie, le périnée est le socle de notre force instinctive féminine. Habituellement, il est d’usage de le rééduquer, de le tonifier. Mais qu’en est-il vraiment ?

Dans cet ouvrage novateur, l’auteur nous propose une approche plus globale, corporelle et sensitive, pour en découvrir le réel potentiel et lui redonner sa juste place, ainsi qu’une trentaine de pratiques, rituels et méditations guidés qui nous offrent la possibilité de se réapproprier notre périnée, clé de notre épanouissement corporel, psychologique et spirituel, d’une façon à la fois douce, féminine et experte.

Éditions Le Courrier du Livre – 172 pages – 16 €

 


cote-bien-etre-56

 

La-puissance-du-femininAprès la santé, portons un nouveau regard sur le bien-être des femmes. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les femmes ont perdu le lien qui les reliait à leur nature profonde. Plus que jamais aujourd’hui, elles ressentent le besoin de repartir à la découverte du féminin sacré, de plonger en elles afin de renouer avec leur corps, leur créativité et leur intuition. Bref, elles souhaitent reprendre les commandes de leur bien-être, en créant notamment des rituels qu’elles souhaitent partager avec d’autres femmes. Le tout avec la plus grande bienveillance et au plus près de la nature…

 

Le dossier du mois :
La puissance du féminin

Camille-Sfez-photoCamille Sfez est psychologue clinicienne et travaille avec l’art-thérapie. Elle a créé en 2011 la Tente Rouge de Paris, où sont apparus petit à petit des ateliers, cérémonies et week-ends de ressourcement. Dans son très bel ouvrage La puissance du féminin, elle nous aide à comprendre ce que veut dire être une femme. Son livre est un témoignage à plusieurs voix, une invitation à plonger en soi, à renouer avec son corps, sa sexualité, ses cycles, sa créativité, son intuition, à créer des rituels et, surtout, à le faire avec d’autres femmes. Lui poser quelques questions fut un réel plaisir…

Comment expliquez-vous que nous, les femmes, ayons perdu le lien avec notre nature profonde ?

Hommes et femmes, nous sommes beaucoup à être coupés de la source, de notre nature profonde. Pour les femmes, j’imagine que cette coupure est assez ancienne et a eu lieu au moment où nous avons été enfermées dans les rôles de mère et de fille.

Pourquoi est-ce si important de renouer avec son féminin ?

C’est une porte d’accès vers plus de liberté, afin de sortir des stéréotypes ou des héritages familiaux que l’on reçoit. Renouer avec son féminin, c’est retrouver une confiance en son corps, en ses cycles et les valoriser. Ce processus est essentiel parce qu’il nous invite à ralentir, à nous écouter, à faire ce qui est bon pour nous et, de ce fait, à tout changer autour de nous. Sortir de la performance, de la compétition, de l’action à tout prix.

Vous parlez beaucoup dans votre ouvrage du féminin sacré. Comment le définiriez-vous ?
Pourquoi est-il si important ?

Le féminin sacré, c’est cette période de notre histoire collective où le sacré, Dieu, était féminin. Avant l’écriture et le début de l’Histoire, les hommes et les femmes célébraient une déesse mère, représentation de la fertilité. Les femmes étaient probablement vues comme incarnant ce même principe de fécondité et avaient une place particulière de prêtresses et de guérisseuses. C’est important de s’en rappeler aujourd’hui, de façon à comprendre que nous n’avons pas toujours été aux places de soumises et d’opprimées comme l’Histoire le raconte.

Quelles différences existe-t-il entre le féminin, la féminité et le féminisme ?

La féminité n’est pas le féminin. Le féminin, c’est le principe yin des choses, qui est complémentaire du yang. C’est l’accueil, la contemplation, le vide, le silence. Hommes et femmes portons, comme tout ce qui vit, les deux principes et nous avons tous à rééquilibrer ce yin et yang, en laissant un peu plus de place au yin. C’est aussi la puissance que l’on trouve au creux de la vulnérabilité. L’enjeu du féminisme est là : quitter les guerrières et les amazones en vue de s’ouvrir à une puissance de l’accueil, de l’expression des émotions, du faire avec. La société est prête pour la fin de la guerre des sexes.

Qu’est-ce que la yoni et pourquoi est-il si important d’être à son écoute ?
Auriez-vous un exercice simple à recommander à nos lectrices ?

Yoni est un mot sanskrit pour parler de la vulve et du vagin ; il veut aussi dire source. Le sexe des femmes a souvent appartenu à l’autre, aux hommes, aux gynécologues, à la société. Les femmes autour de moi qui réapprennent que leur sexe est sacré, qui respectent leur désir, se positionnent différemment dans la relation à l’autre. C’est à la fois subtil et essentiel, car le sexe ne ment pas. Pour cela, je crois qu’il faut d’abord être dans un lien d’amour, de gratitude vis-à-vis de cet espace sacré. Commencer par exemple par poser une main sur sa vulve et ne rien attendre, simplement dire merci. Si des émotions viennent, juste les accueillir.

Pourquoi d’après vous, dans notre société, la ménopause n’est-elle pas valorisée à sa juste valeur et apparaît-elle davantage comme un deuil qu’un passage à une ère de la sagesse dont vous parlez ?

Nous avons perdu le sens des rites de passage et avec eux s’éteint l’idée que chaque étape de la vie est à célébrer. Mais c’est aussi parce que nous ne valorisons pas le rôle de visionnaires ou de rêveuses qu’occupent les femmes après la ménopause. Lorsqu’elles ne sont plus fertiles dans leur corps, elles peuvent enfin consacrer toute leur énergie à donner vie à des projets, à du nouveau, pour le bien de tous. Et cela a aussi une valeur, que nous avons à retrouver.

Vous recommandez de célébrer les transformations du corps féminin – fêter les premières règles des jeunes filles, accueillir la ménopause…
C’est une très belle idée, mais comment, concrètement, est-ce possible au quotidien ?

Cela peut être très simple, c’est juste un état d’esprit, une envie de marquer ces étapes et de dire merci pour ce que la vie nous donne. Des femmes organisent une soirée spéciale, avec des amies, une bougie, un rituel qu’elles inventent pour fêter cette étape. Le principal est de créer un temps pour cela, et d’avoir cette intention de célébration. Elles peuvent aussi trouver des femmes qui animent de tels espaces, même s’ils sont encore confidentiels.

Pourquoi, selon vous, est-il si important de combiner féminin et spiritualité au quotidien ?

Nous n’avons jamais autant eu besoin de nous sentir reliées, de savoir quelle est notre mission de vie ou notre place sur Terre. Ces questions spirituelles trouvent leurs réponses dans notre silence intérieur, mais ce n’est pas simple de l’apprivoiser. Le faire avec d’autres, dans un cercle de femmes par exemple, peut être un grand soutien. Et puis c’est aussi en créant des rituels que cela nous aide. Les femmes sont toujours en joie de renouer avec cette créativité-là !

Que sont les cercles des femmes ? Que peuvent-ils nous apporter ?

Ce sont des espaces de parole, d’écoute et de partage qui ont lieu chaque mois. Ils créent un espace bienveillant, où les participantes peuvent déposer ce qu’elles vivent et avoir des témoins. Cela les aide à trouver leurs propres ressources, à oser sortir de leur zone de confort, à créer leur vie comme elles le veulent. Et à se sentir en lien avec d’autres.

 

Pour aller plus loin

La puissance du féminin
de Camille Sfez

Coup de Coeur !

livre-la-puissance-du-femininL’auteur nous parle d’un féminisme d’un nouveau genre, où des femmes se rassemblent aux fins de cheminer vers l’expression de leur plein potentiel, avec authenticité, sans se penser en opposition aux hommes mais dans une complémentarité yin-yang. Se souvenir, c’est faire un retour sur soi et descendre dans ses profondeurs de manière à lever le voile sur chaque partie de nous que nous avons occultée. Ensuite vient le temps de l’acceptation, qui nous permet d’intégrer les contradictions et de se sentir en paix. La vraie puissance se trouve là !

Tel un parcours initiatique, Camille Sfez se livre et nous offre 12 rituels, à faire chez soi ou dans la nature, et de magnifiques interviews.

Éditions Leduc.s – 240 pages – 18 €

 


 

Isabelle-Bourdeau-photoCélébrons les femmes avec les fleurs de Bach !

par Isabelle Bourdeau

Il est ancré que la gent féminine est plus fragile, à protéger, à défendre. Elle est d’ailleurs surnommée le « sexe faible ». Mais tout nous démontre aujourd’hui et depuis quelques années que nous vivons un réel renversement de situation. Les femmes travaillent, élèvent leurs enfants, sont chefs d’entreprise, entrepreneuses, créatrices, artistes, scientifiques… Elles génèrent de l’activité financière et économique sans pour autant arrêter de procréer ; rôle dans lequel elles ont été cantonnées durant des siècles.

fleurs-de-bachLa florithérapie, telle que le Dr Bach l’a créée, se rapporte tant aux hommes qu’aux femmes puisque les émotions concernent tout le monde. Fleurs d’émotions passagères, enracinées, de personnalités… un panel large où chacune, puisque nous parlons de la Femme en particulier, peut puiser la force et l’énergie dans le but assumer pleinement et sereinement toutes les facettes de son rôle, au sens large et multiple du terme.

Quelques exemples de situations du féminin

LA FEMME MAMAN : elle se fait souvent beaucoup trop de souci au sujet de ses proches, elle en fait beaucoup et ne pense pas assez à elle-même car, en cas de coup dur, son petit monde s’appuie sur elle comme à un pilier.

Les fleurs de Bach qu’il lui faut :

Red chestnut : le Marronnier rouge – ou Fleur de la maman poule – aide à discerner ses propres peurs de celles de son entourage, à ne pas les projeter sur ses petits, à s’inquiéter oui, mais sans exagération afin de supprimer un tourment excessif et polluant, et faire confiance en l’expérience d’autrui.

Oak : le Chêne – ou Fleur de l’endurance – aide à lever le pied, à remettre la charge de travail au lendemain et à comprendre que prendre du temps pour soi est aussi important que d’honorer ses obligations. En clair, savoir repousser son repassage si son enfant a besoin d’un gros câlin ! Et ce sans remords ni culpabilité.

LA FEMME MENEUSE : celle qui se lance dans la politique, crée des sociétés, gère des hommes et met en phase son esprit d’entrepreneuse ! Depuis le 20e siècle, cette femme-là se devine, émerge de longues traditions de soumission, de renonciation, à l’exception d’une poignée de femmes renommées… Elle vote et en a enfin le droit, la société lui reconnaît le droit de penser par elle-même ! Quel progrès ! Encore plus mémorable que l’invention de l’électricité ou l’informatique.

La fleur de Bach qu’il lui faut :

Vervain : la Verveine – ou Fleur du sur-enthousiasme, des personnes porte-drapeau. Ces femmes sont dans la version positive de l’élixir, soit des êtres au charisme fort, énergique et puissant, mais attention à l’excès afin de ne pas devenir extrémistes et rigides. Cette fleur développe la tolérance, la patience et l’ouverture d’esprit, ainsi que le respect de l’avis d’autrui pour une activité développée en toute intelligence et bienveillance… Quel bonheur d’être dans la mouvance de telles femmes !

LA FEMME ARTISTE : la sensibilité féminine et son émotivité alimentent parfois une vision du monde sous un autre angle, un angle qui lui est propre… la peinture, la sculpture, la musique, l’écriture ou tout simplement la décoration. De par son goût des tissus, des couleurs, des matières, elle jongle avec ses dons et talents pour nous offrir le fruit de son imagination. Comme elles font des enfants, ces femmes mettent au monde leurs bébés de l’imaginaire et de l’esprit, fruits de leurs pensées, supplantant certains hommes bien assis sur leurs acquis… créant de la concurrence, donc !

Les fleurs de Bach qu’il lui faut :

Clematis : la Clématite – ou Fleur de la réalité, de la conception, de la concentration – est idéale pour les artistes… cette fleur dont le geste transpersonnel est très significatif pour nous faire penser aux personnes perchées là-haut. Le vert et les feuilles sont au sommet de la plante, au-delà d’une tige marron et vide, comme si cet élixir aide à être, ici, là et maintenant, bien dans le réel en contact avec la terre. Elle favorise la réalisation de leurs pensées créatives. Je me souviens d’une artiste peintre angoissée qui n’avait plus d’inspiration et devait préparer une exposition. Clematis lui a été d’un grand secours. Elle s’est remise rapidement à sa peinture, et ce avec détermination et joie !

La Courgette : élixir de la conception harmonieuse, elle accompagne toute création de projet. Elle stimule et accroît l’énergie créatrice, même dans un environnement qui peut être parfois hostile, en apportant soutien aux émotions malmenées.

LA FEMME FATIGUÉE : oui, elle peut l’être pour de nombreuses raisons. Il a été prouvé que le cerveau de la femme gère autant d’opérations et de contraintes qu’un ingénieur de haut niveau ou un chef d’entreprise : la maison, les enfants, les courses, le suivi des devoirs, les parents et beaux-parents, les obligations sociales, familiales, professionnelles, sociétales, scolaires, sportives et j’en passe ! Elle doit aussi être intelligente, instruite, brillante en société, être au courant des derniers potins mondiaux, belle, dans le coup ! Enfin, la femme parfaite, quoi !

Elle a donc le droit d’être fatiguée, vous ne trouvez pas ? Nous parlons beaucoup de burn out aujourd’hui et certaines fleurs peuvent le prévenir ou, en tout cas, permettre de prendre conscience de ses limites de façon à ne pas aller jusqu’à l’épuisement total, physique et psychique. D’autres fleurs aident et soutiennent la femme dans ses multiples activités afin de garder la tête claire, avec des pensées constructives et non ruminantes et négatives.

La fleur de Bach qu’il lui faut :

La fleur de Bach Oak, évoquée plus haut, est très efficace de manière à prendre de la distance et lâcher prise !

Elm – orme : la fleur de la responsabilité, ou de la panique passagère devant l’ampleur de la tâche, quand on est submergée par la multitude de choses à endosser, à organiser, à faire… On peut en devenir déprimée, stressée. Cet élixir permet le recul nécessaire pour hiérarchiser les éléments, les différencier de l’essentiel au secondaire. Elle aide à gérer le plus efficacement possible avec sérénité.

La Pâquerette : élixir du discernement, elle s’adresse à celles qui effectuent un travail d’apprentissage avec de multiples informations à synthétiser. À l’image des nombreux pétales qui entourent le coeur de cette petite fleur vivace de printemps, elle favorise la vue d’ensemble, ainsi qu’une compréhension globale du projet par recentrage sur l’essentiel.

Il y aurait tant d’autres aspects de la FEMME à développer… Il y a tant d’autres fleurs adéquates pour gérer les émotions féminines ! À chacune sa situation émotionnelle du moment, à chacune son flacon de fleurs et d’élixirs floraux à composer. Une séance en florithérapie pour poser le tout et vous soulager, vous, les femmes, super women, héroïnes des temps modernes… Un grand BRAVO à vous toutes !

Isabelle Bourdeau – Florithérapeute
L’Apogée de Soi – 06 814 614 86
contact@lapogeedesoi.fr

 


 

le-yoga-au-femininLe yoga au féminin

Catherine-Millepied-FloriMaman du danseur et chorégraphe Benjamin Millepied, Catherine Millepied-Flori pratique le yoga depuis 40 ans et l’enseigne depuis 35 années. Elle se consacre depuis 15 ans à un yoga dédié à la femme et au yoga dansé. Elle nous a éclairées sur le yoga féminin.

Pourquoi proposer un yoga féminin alors que, par définition, le yoga est censé équilibrer le yin et le yang ?

L’enseignement du yoga équilibre le yin et le yang, mais la vie moderne occidentale crée un grand déséquilibre. Pour faire face à leur vie professionnelle et familiale, les femmes sont très souvent sur des énergies yang. C’est ce que j’ai observé dans ma vie personnelle et chez les femmes qui suivaient les cours de yoga. Nous ressentions toutes un besoin de douceur, d’apaisement dans nos vies. C’est vers cela que j’ai orienté ma pédagogie. Les femmes, sur une énergie trop yang, s’épuisent et créent en elles une souffrance. Elles se coupent de leur force, de leur douceur, de leur créativité, de leur beauté intérieure, elles ne se reconnaissent plus.

Quelles sont les spécificités de ce yoga féminin ?

Le yoga n’est pas un travail uniquement physique. Les postures doivent être pratiquées dans la conscience de l’énergie, des vibrations qui s’installent pendant les postures et que nous voulons intensifier. Le yoga féminin propose de ressentir l’énergie féminine dans la pratique de chaque posture aux fins de se ressourcer, s’équilibrer physiquement, mentalement, émotionnellement. Il nous apprend à être vigilantes à notre deuxième centre d’énergie, le centre de l’abdomen, qui affecte tous les autres centres lorsqu’il est en déséquilibre. Chez les femmes, il est le premier centre à être affecté par le stress. Physiquement, la femme doit avoir un bassin souple, une cage thoracique ouverte. C’est là que se placent les contractions dues à la vie sexuelle, émotionnelle.

Tout au long de sa vie, la femme est confrontée à de grands bouleversements physiques et psychiques. Nous devons, à chaque étape, nous reconstruire, nous reconnaître, nous aimer.

Le yoga féminin relie la femme à sa féminité grâce à un travail en douceur, adapté au vécu de chacune. J’invite chaque femme à créer son propre yoga, à devenir créatrice de son équilibre, en étant à l’écoute de son corps, de son mental, de ses émotions, en se reliant à son féminin.

À qui s’adresse-t-il ?

Il s’adresse à toutes les femmes. C’est tout au long de l’existence – puberté, maternité, ménopause, maladies, séparations, dépressions, difficultés sociales et professionnelles, fin de vie – que les femmes peuvent y trouver réconfort et équilibre.

Il est essentiel que les femmes prennent du temps pour elles, en dehors de la vie professionnelle, du rôle de mère et de compagne. En allant plus loin dans ma réflexion, je prendrais l’image de la « femme sacrée », bienveillante, aimante, maternante, inspirante. C’est grâce à leur force féminine que les femmes donnent naissance et éduquent les futures générations, garçons et filles. De l’équilibre des femmes dépend aussi l’équilibre des hommes.

Quelles sont, d’après vous, les postures pratiquées habituellement dans un cours de yoga qui ne sont pas adaptées aux femmes ?

Il y a des postures qui renforcent le yang de la femme, comme le crocodile, le guerrier, le scorpion, et certaines femmes recherchent cela. Certains yogas proposent de transpirer, d’être en compétition avec soi-même, de développer le volontarisme, qui est une forme excessive de la volonté.

Personnellement, je trouve que c’est une vision erronée du yoga, inadaptée en particulier aux femmes.

Qu’est-ce que la salutation à la lune ? Pourquoi est-elle plus adaptée à la femme que la salutation au soleil ?

La salutation à la lune est la salutation de la femme. Elle est axée sur la souplesse du bassin, l’ouverture de la cage thoracique. Elle est sur les énergies yin de la lune. Elle est harmonieuse pour la femme, pour sa santé, son équilibre, à chaque étape de sa vie.

La salutation au soleil, sur des énergies yang, est plus en force, notamment avec la posture du crocodile. La salutation à la lune intensifie l’ouverture physique et l’ouverture du cœur de la femme. Elle favorise un corps harmonieux et une gestuelle féminine.

Quels sont les bienfaits du yoga prénatal ?

Le yoga prénatal est un trésor pour la mère et pour l’enfant. Il permet de conserver un corps souple, notamment l’articulation du bassin, d’avoir une bonne tenue du dos avec un travail de l’axe vertébral adapté. Il renforce le système nerveux, stimule la circulation sanguine, préserve la tonicité et la vitalité. Il augmente la capacité respiratoire, amenant une respiration efficace au moment de l’accouchement. Il permet une récupération rapide après la naissance. Le yoga prénatal relie la mère à l’enfant dans l’amour et la joie.

Quels messages souhaiteriez-vous faire passer à nos lectrices qui hésiteraient encore à pratiquer le yoga ?

Je pense que les hésitations viennent de la crainte d’aller vers un yoga sectaire ou inadapté.

Les femmes recherchent avant tout un yoga efficace, correspondant à leurs aspirations.

J’espère que mon livre les aidera à reconnaître le yoga qui favorisera leur épanouissement et je leur souhaite de découvrir le rayonnement de leur féminité grâce au yoga.

 

Pour aller plus loin

Yoga féminin
livre-yoga-femininde Catherine Millepied-Flori

Une pratique douce et efficace pour l’équilibre de la femme

Le yoga féminin pour vous épanouir ! Des exercices doux correspondant à votre nature féminine « yin ». Découvrez et approfondissez un yoga tourné vers l’ouverture du coeur, l’énergie créatrice, la douceur, la joie et la liberté. Apprenez à être pleinement vivante, à travers des postures simples, efficaces, sans contre-indications ! Destiné aussi bien aux débutantes qu’aux initiées, ce guide pratique détaille :

Les bases du travail yogique :

La respiration, l’attention consciente, les centres d’énergie, la méditation… 41 postures illustrées, ainsi que la salutation à la lune. 10 séances complètes ciblées : santé du dos, détente du système nerveux, tonus et vitalité… Ainsi que 5 séances courtes pour les plus pressées et 2 séances de yoga prénatal ! 10 réflexes anti-stress et 10 secrets de beauté naturels pour un bien-être global.

Éditions Leduc.s – 192 pages – 17 €

 


 

eco-livres-Bien-etre

La petite voix : 52 cartes de méditation
livre-la-petite-voixd’Eileen Caddy

Selon l’auteur, chacun détient sa propre source de sagesse intérieure, la « petite voix ». Elle a consacré sa vie à encourager les gens à découvrir ce contact intérieur grâce à des méditations inspirées et ouvertes sur le monde, basées sur des valeurs spirituelles : l’amour, la paix, la joie, la gratitude, l’unité.

Déclinées à travers 4 thématiques (amour, joie, spiritualité et développement personnel), ces cartes vous délivrent des messages profonds, pratiques et irrésistibles, dans un style simple et discret. Elles vous rendent plus légers-ère plus optimiste, vous aident à rester centré-e sur l’essentiel et à donner plus de sens à votre vie.

Éditions Le Souffle d’Or – 96 pages – 27 €

 

Pilates pour les femmes enceintes
livre-pilatesde Meg Walker

À tout âge, à tout moment, en tout lieu

Voici un programme d’exercices de Pilates à pratiquer pendant la grossesse qui aide à corriger la posture et soulage le dos et les maux du corps. Les exercices postnataux aident à retrouver rapidement sa silhouette.

Éditions de l’Éveil – 128 pages – 9,50 €

 

Rituels de femmes pour s’éveiller au féminin sauvage
livre-rituels-de-femmesd’Isabelle Gueudré et de Catherine Maillard

Évoquer la nature sauvage de la femme, c’est faire référence à cette force instinctive qui se manifeste dans un élan spontané au service de la vie. Une force souple, adaptable, capable de la protéger et de lui permettre de faire face aux situations plutôt que les subir. Une ressource primordiale de l’essence du féminin, que beaucoup d’entre nous ont laissée en jachère, enfouie sous de nombreux conditionnements. Dans ce manuel, les auteurs posent la question : qu’en est-il aujourd’hui de votre féminin sauvage ? Quelle est votre relation avec lui ? Elles proposent une trentaine de pratiques, rituels et méditations guidés, pour s’éveiller au féminin sauvage.

Le Courrier du Livre – 48 pages – 6,95 €

 

Mince et en bonne santé grâce au fasting, c’est malin
livre-mince-et-en-bonne-santed’Olivia Charlet et Alix Lefief-Delcourt

La méthode de jeûne intermittent pour mincir sans effet yo-yo et être en pleine forme

Cet ouvrage nous propose une méthode de jeûne intermittent, que l’on appelle « fasting ». Vous y découvrirez de manière pratique : • les principes de base et les bienfaits du fasting pour retrouver et préserver sa santé ; • le jeûne intermittent, mode d’emploi : tous les conseils afin de s’y préparer, le pratiquer sans risques et revenir à une alimentation saine ; • toutes les astuces pour bien manger hors jeûne en adoptant une alimentation low carb hypotoxique (pauvre en glucides et peu ou pas toxique) ; • les bonnes raisons de mettre en place le fasting en cas de pathologies inflammatoires, de diabète, etc.

Éditions Leduc.s – 256 pages – 16 €

 

Ma bible anti-perturbateurs endocriniens
livre-ma-bible-anti-perturbateurs-endocriniensde Patricia Riveccio

Les perturbateurs endocriniens sont invisibles mais se trouvent tout autour de nous, dans les produits ménagers, les emballages alimentaires, les boissons, les parfums, nos vêtements, nos cosmétiques, dans l’air que nous respirons, et sont impliqués dans bien des maux : cancers, obésité, diabète, infertilité, malformations, problèmes de thyroïde, de cerveau, de QI…

Cet ouvrage très complet nous livre toutes les solutions pour les éviter.

Incluses : 35 recettes détox.

Éditions Leduc.s – 408 pages – 20 €

 

Yoga et périnée
livre-yoga-et-perineede Bernadette Gastineau

La zone périnéale peut être soumise à rude épreuve après certains événements de la vie. Des problèmes récurrents peuvent en découler, provoquant des dysfonctionnements souvent gênants. Destiné à tous, hommes ou femmes, adultes ou plus jeunes, cet ouvrage vous propose des exercices simples et pratiques de yoga pour prévenir ces complications ou les régler. Au travers de fiches présentant les postures conseillées, vous apprendrez à éduquer ou rééduquer votre plancher pelvien, renforcer la musculature de votre bassin, respirer en prenant conscience de cette zone centrale du corps… pour retrouver confort et bien-être.

Éditions Quintessence – 156 pages – 19,90 €

 

Sexualité féminine : vers une intimité épanouie
livre-sexualite-femininede Carlotta Munier

De la relation à soi à la relation à l’autre

En matière de sexualité, il n’y a ni normes, ni règles et chaque personne, chaque couple est différent. Mais nous avons parfois besoin d’un peu d’aide, de curiosité et de motivation pour trouver l’épanouissement, le plaisir et la confiance. Car la sexualité naturelle n’existe pas ; elle s’apprend. L’auteur, sexothérapeute, nous invite à nous interroger sur nous-même, nos relations et notre intimité, à nous libérer de nos conditionnements. Parce qu’une sexualité libre et épanouie est un chemin de conscience et de connaissance de soi, en vue d’apprendre à être en relation intime et confiante avec soi et avec l’autre, dans le respect de chacun, pour vivre et partager le plaisir.

Éditions Le Souffle d’Or – 256 pages – 16 €

 

Le livre du lagom
livre-lagomd’Anne Thoumieux

Connaissez-vous le lagom, ou l’art suédois du « ni trop, ni trop peu » ?

L’auteur nous propose une approche globale de ces phénomènes de modération joyeuse, de simplicité assumée, qui pourraient bien aider à construire une société meilleure pour demain. Elle étudie le lagom à travers les différents aspects de notre vie : qu’est-ce qu’éduquer, travailler lagom ? recevoir lagom ? À quoi ressemblent la mode, la beauté, le bien-être lagom ? Et, surtout, qu’en disent les Suédois ? Un livre tout simplement passionnant…

Éditions First – 228 pages – 14,95 €

 

livre-fleur-de-femmeFleur de femme Colorier en toute intimité
d’Hélène Goninet

Un carnet de coloriage original, à la fois pudique et très intime. Chacune de ces fleurs à colorier nous encourage à oser un autre regard sur notre propre sexe. Un regard esthétique et poétique pour rencontrer la beauté originelle.

Éditions La Plage – 48 pages – 6,95 €

 

Les compléments alimentaires à l’épreuve de la science
livre-les-complements-alimentairesde Didier Le Bail

Cancers, Alzheimer, dépression, arthrose, allergies, ostéoporose, surpoids, DMAL…

Cet ouvrage aborde un sujet passionnant : la « complémenthérapie », ou l’art d’associer thérapie et compléments alimentaires. Des études cliniques très sérieuses montrent que, parmi les substances figurant dans des compléments alimentaires à visée santé/bien-être, certaines font preuve d’une efficacité thérapeutique tout à fait remarquable, au point de concurrencer les molécules de synthèse. La « complémenthérapie » gagnerait donc, dans un certain nombre de cas, à être essayée en première intention, surtout lorsque les traitements chimiques classiques peinent à produire des résultats probants. Dans cet ouvrage, Didier Le Bail présente, pour chaque pathologie, les meilleurs compléments alimentaires vers lesquels se tourner, avec des conseils d’utilisation précis (posologie, effets attendus, durée d’utilisation, etc.). Un véritable guide pratique à garder à portée de main.

Éditions Mosaïque-Santé – 256 pages – 17,90 €

 


 

Rubrik-a-trucs-special-femmes

camomilleLes huiles essentielles au secours des bouffées de chaleur

Dans un bol, transférez 7,5 ml d’huile végétale de noyau d’abricot bio. Ajoutez 30 gouttes d’HE de camomille romaine, 30 gouttes d’HE de basilic tropical et 15 gouttes d’HE de menthe poivrée. Mélangez soigneusement, puis transvasez dans un flacon pipette en verre teinté de 10 ml.

Appliquez 2 à 5 gouttes de cette synergie aromatique au creux d’une main, puis portez celle-ci sur le plexus solaire en massant doucement. Mettez ensuite votre nez dans vos mains et faites 5 grandes inspirations afin de vous détendre.

 

Pour atténuer les règles douloureuses

estragonEn cas de douleurs prémenstruelles ou de dysménorrhées (règles douloureuses), un remède efficace est de faire appel à des plantes antispasmodiques, qui sauront calmer la douleur.

Préparez, par exemple, une infusion d’estragon : dans une tisanière, mettez 2 c. à c. de feuilles d’estragon. Couvrez avec de l’eau de source frémissante et laissez infuser 15 min. Buvez cette infusion plusieurs fois par jour au moment des douleurs.

 

Les pierres de soin du féminin

Certaines pierres de soin sont tout particulièrement recommandées pour accompagner au quotidien les femmes dans leurs différentes activités, qu’elles soient personnelles, familiales ou professionnelles. Elles apaisent les émotions et contribuent à un retour à l’équilibre.

L’ARAGONITE CRISTALLISÉE = POUR MÉDITER LE MATIN AVANT DE SE LEVER

En quoi peut-elle être utile aux femmes ?
Elle aide à ramener « tous les bouts » après la nuit et à commencer la journée centrée, sans se prendre la tête. Elle va apaiser le mental dans le but de ne pas démarrer au quart de tour en permettant une transition douce entre sommeil et veille. Pour aller à l’essentiel, ne pas s’éparpiller dans des détails et donc aider à ne pas perdre de vue les axes directeurs du quotidien.

ObsidienneL’OBSIDIENNE = POUR FAVORISER LA PRISE DE DÉCISION AU BUREAU

En quoi peut-elle être utile aux femmes ?
Elle aide à peser le pour et le contre, puis à arbitrer là où semble se situer le juste milieu, ou simplement le plus juste par rapport à soi et à la situation en question. Le tout avec assez d’autorité naturelle pour être prise en compte. Pour aider à dissoudre et apaiser l’insatisfaction et l’auto-jugement qui sclérosent et minent lorsque l’on n’arrive pas à atteindre ses objectifs.

Calcite-bleueLA CALCITE BLEUE = POUR REVENIR AU CALME EN CAS DE STRESS

En quoi peut-elle être utile aux femmes ?
Elle est parfaite pour amener une détente instantanée et « redescendre d’un cran ». Cette pierre de polarité féminine favorise le retour sur soi, l’écoute de l’intuition et la prise en compte des « messages » intérieurs. Elle est particulièrement recommandée lorsque l’on a besoin de réguler les insomnies, le stress et favoriser l’expression.

Bois-fossiliseLE BOIS FOSSILISÉ = POUR LÂCHER PRISE UNE FOIS DE RETOUR CHEZ SOI

En quoi peut-il être utile aux femmes ?
Il va aider à ne pas rester « accrochée » aux petits (et grands) événements qui ont jalonné la journée, et passer à autre chose sans attaches ni résistances si besoin est. Cette pierre, en relation directe avec la nature, ramène à l’époque à laquelle vivait l’arbre qui a été à son origine. Elle aide à lâcher prise vis-à-vis des attaches et appartenances multiples empêchant d’être véritablement présente à son corps, à ses sensations, à la vie.

grenatLE GRENAT = POUR RALLUMER LA FLAMME ET PASSER UNE NUIT PASSIONNÉE AVEC SA MOITIÉ

En quoi peut-il être utile aux femmes ?
Il permettra de vivre le fameux adage « l’appétit vient en mangeant » si l’on est fatiguée de sa journée et invitera à être créative et sensuelle. En effet, le grenat rouge aide à stimuler la pulsion vitale que chacun porte en lui et va contribuer à la renforcer, et donc de revitaliser l’énergie générale. Cette pierre permet également de renouer avec la sexualité.

RITUEL BIEN-ÊTRE

Toutes ces pierres sont à prendre en main dès que le besoin s’en fait sentir, en étant à l’écoute de ses sensations. En complément, il est aussi possible de les mettre sous l’oreiller ou dans le lit à côté de soi en les laissant agir pendant la nuit. Après chaque journée ou nuit d’utilisation, il est impératif de penser à bien dégager les pierres de leurs énergies négatives en les mettant à tremper quelques heures dans un grand bol d’eau claire.

 

macaPour rallumer la flamme !

Fatigue, dérèglement hormonal, moral en berne… Les perturbations liées à la perte de la libido ne manquent pas. Bien avant le viagra, nos grands-mères avaient des solutions au naturel en vue de rallumer la flamme. Misez notamment sur la maca, un tubercule naturel des Hautes Andes péruviennes, qui est un incroyable revitalisant et fortifiant. Il stimule le désir et la fertilité.

Faites une cure de 21 jours en prenant 1 c. à c. chaque matin diluée dans un verre d’eau ou de jus de fruit.

 

PiloselleNon à la rétention d’eau !

Afin de lutter contre la rétention d’eau, misez sur des plantes qui facilitent le drainage lymphatique et les rétentions hydrolipidiques, comme le cèdre, la piloselle, le frêne…

Vous pouvez préparer une infusion de piloselle : dans une tisanière, mettez 1 c. à s. de feuilles de piloselle. Couvrez avec de l’eau de source frémissante et laissez infuser 10 min. Buvez cette infusion 2 à 3 fois par jour. Faites une cure de 21 jours.

 

plantes-galactogenesPour booster

la lactation Lorsque la lactation se fait capricieuse, faites appel à des plantes dites galactogènes – telles que le fenouil, le fenugrec, le carvi, l’anis, le cumin ou le galéga –, qui vous donneront un petit coup de pouce. Dans un bocal en verre, préparez le mélange suivant : 6 c. à s. de graines de fenouil, 6 c. à s. de graines de carvi, 6 c. à s. de graines de fenugrec et enfin 6 c. à s. de graines de galéga. Mélangez soigneusement. Préparez ensuite une décoction : dans une casserole, mettez 1 c. à c. de ce mélange dans 30 cl d’eau de source. Portez à ébullition et faites frémir 3 min. Hors du feu, laissez infuser 10 min, puis filtrez. Buvez 2 à 3 tasses par jour, durant 28 jours. Renouvelez si besoin.

 


 

Le grand guide des pierres de soin au féminin
livre-Le-grand-guide-des-pierres-de-soin-au-femininde Catherine Mayet et Nathaëlh Remy

Apaiser les émotions et les maux du corps

L’énergie douce des pierres regorge de possibilités pour accompagner la féminité au quotidien, à travers les quatre saisons de la vie : l’enfance, l’adolescence, la vie de femme adulte et de mère, et la phase senior. Chaque trouble propre à la femme peut être soulagé grâce à une bonne utilisation des minéraux.

Dans cet ouvrage illustré de photos, l’auteur nous présente : le b.a.-ba pour tout savoir sur les pierres thérapeutiques, les 20 pierres de soin incontournables et les 10 pierres de soin « joker » avec lesquelles elles peuvent harmonieusement se combiner, les bienfaits et les modes d’utilisation des pierres selon les maux et les besoins de la femme aux différentes étapes de sa vie. En bonus, 4 méditations audioguidées et 2 quiz afin de bien choisir ses pierres selon son caractère et ses besoins.

Éditions Leduc.s – 160 pages – 21 €

 

Les huiles essentielles C’est la vie !
livre-les-huiles-essentiellesde Joëlle Le Guehennec

Comment ça marche ? Comment s’en servir ? Quels sont leurs bienfaits ?

Saviez-vous que le basilic apaise le stress ? Que le citron régule le foie ? Que la lavande vraie soigne les brûlures ? Vous avez les cheveux gras ou tendance à perdre vos cheveux ? Ayez le réflexe sauge sclarée ! Vous craignez que vos enfants attrapent la grippe ? Vive le niaouli !

Les huiles essentielles sont désormais un outil indispensable de la santé au naturel. Voici un guide clair et synthétique sur leur fonctionnement et leur utilisation, classé par besoin et par huile.

Éditions First – 160 pages – 6,95 €

 


 

Un-nouveau-regard-sur-les-femmescote-beaute-63

Un nouveau regard sur les femmes

Porter un nouveau regard sur la beauté des femmes, c’est la réflexion que nous souhaitons partager avec vous en ce début d’année. Nul besoin de bistouri ou de lifting en tout genre. Faisons confiance à notre nature et à la Nature, qui sait nous offrir des solutions simples et bienveillantes pour vaincre nos complexes, qui nous empoisonnent bien souvent la vie. Nous regarderons également au-delà du miroir pour entrevoir une beauté plus intimiste, plus spirituelle et subtile.

Le dossier du mois :
La magie du féminin

Odile-ChabrillacLes sorcières sont de retour… Et ce qu’elles ont à nous apprendre peut changer nos vies ! Féministes avant l’heure, les sorcières ont toujours été porteuses d’un savoir riche et multiple qui dérangeait et bousculait l’ordre établi. Symbole subversif, elles nous ont laissé en héritage leurs savoirs et leurs pouvoirs, nous léguant ainsi d’incroyables champs d’exploration du féminin, du bien-être et de développement personnel. Nous avons posé quelques questions à Odile Chabrillac, naturopathe, qui vient de sortir un livre consacré à la magie du féminin.

On vous attendait sur beaucoup de sujets, mais pas du tout sur celui-là !
Qu’est-ce qui vous a conduite à écrire cet ouvrage ?
Comment se sont passées vos retrouvailles avec votre « âme de la sorcière » ?

On ne maîtrise manifestement pas l’image que les autres ont de nous ! Car, de mon côté, je perçois une véritable continuité dans mon parcours. Les soins par les plantes, la naturopathie, le lien avec la nature, l’écologie, le travail sur les énergies, sur l’intuition, la spiritualité, mais aussi la réflexion sur le féminin, la sexualité et la subversion font partie de ma vie depuis… à peu près toujours ! De manière peut-être plus ou moins publique, il est vrai, encore que… j’ai écrit sur le chamanisme pour Psychologies Magazine il y a déjà longtemps. Mais il est vrai que je n’ai pas grand-chose de « gothique » dans mon apparence et peut-être est-ce cela qui a été trompeur. En tout cas, c’est un archétype auquel je me réfère avec mes proches depuis longtemps. Et c’est en rentrant du chemin de Saint-Jacques de Compostelle que j’ai eu le désir d’ouvrir une « école de sorcières », et de me plonger franchement dans le sujet. Mon éditrice n’était pas convaincue au début, mais elle m’a finalement suivie et m’a alors franchement aidée à donner au livre sa véritable dimension féminine et sacrée.

Nous avons souvent une image très cliché de ce qu’est une sorcière. Quelle serait votre définition ?

Je pense qu’une sorcière est une femme de Pouvoirs. Pas de pouvoir dans le sens de prendre le pouvoir sur les autres, non. Une femme qui travaille sur ses propres pouvoirs et apprend à leur donner la direction de ses désirs et de ses choix. Ensuite, selon mon point de vue, le terme peut s’appliquer à tous ceux et toutes celles qui osent dire non et suivre le chemin de leur ressenti, et non le chemin imposé par les autres.

Quel héritage les sorcières nous ont-elles laissé ?

Cet héritage est considérable. Pour moi, les sorcières nous invitent à 4 reconnexions essentielles : se reconnecter à notre corps, se reconnecter à la nature, se reconnecter à notre communauté et se reconnecter à notre spiritualité intérieure. C’est du travail, non ? Pour y parvenir, il existe de très nombreux chemins, rituels, espaces de travail. Il ne s’agit alors que d’une question de forme. Mais, pour le fond, ce sont ces 4 piliers qui, d’après moi, nous en donnent la direction.

Selon vous, les sorcières existent encore et sont aujourd’hui en de nombreuses femmes.
Sous quelle(s) forme(s) et quels sont les valeurs et messages qu’elles véhiculent ?

Oui, je connais beaucoup de femmes qui se nomment – à juste titre, je pense – sorcières, sourcières, femmes médecine. Elles organisent des cercles de femmes, ou des cercles de rencontres – la magie ne s’arrêtant pas au féminin –, des rituels, elles pratiquent des thérapies alternatives, proposent un travail sur les énergies. Mais l’enjeu, pour toutes, est de redonner à chacun-e son propre pouvoir, ce « pouvoir du dedans » qui nous est cher. Leur message est un message de liberté, de lien avec la nature, et fondamentalement de joie.

Comment peuvent-elles améliorer notre bien-être ?

Reprendre son pouvoir sur la vie, les choses, nous rend très heureux-se, nous enracine. S’éloigner d’un monde avide, basé sur la surconsommation et l’individualisme aussi. N’oublions pas qu’elles sont souvent des guérisseuses en lien avec la nature : il y a quelque chose de l’ordre de la douceur, de l’apaisement et, finalement, osons le dire, de l’amour dans tout ça.

En quoi sont-elles une source d’inspiration ?

Ces femmes ont été les victimes de la mise en place d’un nouvel ordre à la fin du Moyen Âge, dont les valeurs étaient patriarcales, matérialistes et capitalistes. Je crois qu’aujourd’hui nous assistons aux prémices de la chute de ce monde : il est alors possible de s’inspirer d’elles afin d’apprendre à vivre autrement, de manière plus écologique, autonome et coopérative. Reprendre le chemin des bois, cultiver notre jardin, chanter, danser et honorer la vie.

Pourquoi pensez-vous qu’il est urgent de remettre du sacré, de la liberté et de la magie au cœur du féminin ?
Avons-nous tant perdu ?

Selon moi, lors des mouvements féministes, les femmes voulaient devenir des hommes comme les autres. Maintenant, nous voulons être des femmes comme les autres. Nous n’avons plus besoin de nous battre avec les valeurs masculines ; il s’agit de se faire reconnaître en tant que femmes. Ni mieux, ni moins bien. Ensemble, c’est tout… Il me semble clair qu’en cours de route, nous avons perdu certaines valeurs qui nous constituent aussi : l’intuition, l’empathie, la rébellion. J’aime beaucoup le mot empowerment, dont il existe peu de traductions françaises satisfaisantes, mais qui s’approche de l’idée de s’approprier ou de renforcer du pouvoir. La magie est un empowerment.

Vous abordez le thème de la sexualité en affirmant que cette dernière a besoin de retrouver un peu d’humanité.
Qu’entendez-vous par là ?

Une sexualité satisfaisante implique la nécessité de l’existence de deux êtres autonomes, adultes, libres. Elle est incompatible avec la dépendance affective… Mais elle est également incompatible avec la société de consommation qui veut que l’on consomme du sexe comme des boîtes de chocolats. L’épanouissement sexuel nécessite d’avoir une conscience de son corps, de l’amour-propre et du temps. La sexualité est une culture, et non une décharge sans conscience. Elle peut être un chemin de connaissance – de soi et de l’autre –, de joie, voire même d’ouverture spirituelle. Si on l’investit.

Pour écrire un tel livre, ne seriez-vous pas un peu – beaucoup – sorcière ?

J’ai coutume de dire que, si je ne sais pas si je suis une sorcière, je sais qu’il y a de la sorcière en moi. Et, oui, je travaille sur mon pouvoir intérieur. Toutes les valeurs des sorcières sont les miennes. J’aime ce qui est subversif, hors de l’ordre établi. Et je hais l’abus de pouvoir, sous toutes ses formes.

Quels conseils donneriez-vous à nos lectrices qui souhaiteraient (re)mettre un peu de magie dans leur vie ?

Il n’y a pas de moment ordinaire. Il n’y a pas de personne ordinaire. La vie est magique par essence, si l’on apprend à sortir de la peur, de l’étourdissement du monde et des injonctions de réussite, de compétition. Alors, il faut oser prendre du temps. Du temps pour rien. Pour aller se promener dans la nature. Pour faire silence. Écouter le chuchotement du monde. Puis, se tourner vers les autres, construire ensemble, coopérer. Au final, il s’agit d’oser l’amour. Pour soi, pour les autres, la nature, le monde. L’amour, l’humour, la tendresse.

 

Pour aller plus loin

livre-ame-de-sorciereÂme de sorcière ou la magie du féminin
d’Odile Chabrillac

Se réapproprier son histoire, ses savoirs, ses pouvoirs, c’est autoriser chaque femme à retrouver sa puissance, en faisant d’elle une digne héritière des guérisseuses et des sages-femmes d’antan. C’est ouvrir de nouveaux possibles, dans tous les champs (politique, artistique, écologique, philosophique, humain surtout), c’est oser se revendiquer différente, puissante et néanmoins bienfaisante. À l’heure d’un renouveau féministe plus apaisé, cette lecture contemporaine de l’héritage des sorcières résonne en nous avec force et acuité.

Éditions Solar – 240 pages – 18,90 €

 


 

Petite sorcellerie
au clair de lune

au-clair-de-lune

Captivante, poétique et mystérieuse… Qui, mieux que la lune, peut incarner avec brio la petite sorcellerie cosmétique ?

Depuis toujours, la lune fait parler d’elle, et ce quelle que soit sa forme. Les croyances populaires lui prêtent toutes sortes de pouvoirs, notamment en matière de beauté. Bien qu’ils ne soient pas scientifiquement prouvés, ces mythes autour de l’astre de la nuit sont autant de sources d’inspiration pour les services marketing en quête du concept idéal.

Après la cosmétique de saison, à quand la « sélénocosmétique » autour des 3 lunes et de leurs spécificités ?

La nouvelle lune – ou lune noire – marque le début d’un nouveau cycle lunaire. Côté beauté, c’est le moment idéal pour purifier, nettoyer en profondeur et régénérer la peau.

La lune croissante correspond au temps de l’évolution et du développement. Pendant cette période, la peau bénéficierait d’un débit sanguin plus important, entraînant un meilleur apport en nutriments, donc des structures cutanées mieux armées pour croître, se réparer et se renouveler. Mieux assimilés à cette période, les soins dédiés aux peaux sèches seraient plus efficaces.

La pleine lune est la période où les rayons lunaires sont à leur maximum, suggérant pouvoirs « magiques » et influence sur les comportements des créatures, réelles comme imaginaires. Dans la mythologie grecque, les prêtresses de la déesse Séléné prenaient des bains de pleine lune en s’exposant nues aux rayons nocturnes. Aujourd’hui, pour profiter de ses potentiels effets bénéfiques, certains salons de coiffure restent ouverts toute la nuit à la pleine lune.

 


 

La-nature-a-la-rescousseLa nature à la rescousse
de nos complexes féminins

Si les femmes sont généralement plus complexées que les hommes, c’est probablement parce qu’elles subissent davantage de pression sur leur image de la part d’une société qui accorde beaucoup trop d’importance au culte de l’apparence. Si nous ne pouvons pas aujourd’hui traiter de tous les complexes féminins tant ils sont nombreux, en voici 4 qui concernent un grand nombre de femmes et dont nous vous livrons aujourd’hui quelques astuces au naturel pour mieux s’en débarrasser.

 

J’ai de la cellulite !

Elle apparaît généralement lorsque le stockage des graisses est plus important que la consommation. Les cellules graisseuses vont alors s’hypertrophier, entraînant une compression des vaisseaux sanguins et lymphatiques, provoquant du même coup un mauvais drainage de l’eau et des toxines. La rétention d’eau et la dégénérescence des fibres élastiques et de collagène donnent alors à l’épiderme cet aspect caractéristique que l’on appelle la cellulite, hantise de toutes les femmes, des plus jeunes aux moins jeunes.

La vraie cellulite est douloureuse au toucher car les tissus hypertrophiés sont tellement compressés et enflammés que le contact appuyé devient sensible.

Le protocole anticellulite

1. Afin d’éliminer les toxines, nettoyez tout d’abord les émonctoires à l’aide de plantes capables d’assurer le bon fonctionnement des 3 organes concernés : le foie, les intestins et les reins. Pour le foie, on pourra privilégier le desmodium (desmodium adscendens), sous forme de gélules de micro-granules par exemple (afin que les extraits ne soient pas détruits avant d’avoir atteint le foie). Pour les intestins, faites une cure de probiotiques soutenue par une cure de lapacho (Tecoma adenophylla), que l’on pourra prendre à raison de 2 à 4 gélules par jour pendant 8 semaines. Enfin, pour les reins, les plantes les plus connues sont la verge d’or (Solidago virgaurea), la busserole (Arctostaphylos uva-ursi) ou la bruyère (Calluna vulgaris).

2. Une fois les émonctoires nettoyés, il faut ensuite drainer avec des plantes telles que l’artichaut (à la fois diurétique, protecteur du foie, riche en antioxydants et minéraux), l’orthosiphon, le cassis, le pissenlit…

3. Le massage anti-cellulite : le nettoyage des émonctoires et le drainage des toxines doivent être considérés comme les travaux préparatoires indispensables au traitement de la cellulite. Ils ne suffiront pas, en effet, à résoudre le problème. Le protocole devra être complété par un massage qui stimulera la circulation sanguine et lymphatique. Les huiles essentielles (diluées au préalable dans une huile végétale) peuvent grandement optimiser l’action du massage.

La recette anti-cellulite

La-recette-anti-celluliteDans un bol, transférez 60 ml d’huile de macadamia et 35 ml d’huile de chaulmoogra. Ajoutez 70 gouttes d’HE de pamplemousse, 35 gouttes de cèdre de l’Atlas*, 35 gouttes de christe marine et 35 gouttes de genévrier. Mélangez soigneusement.

* Très intéressante, cette huile essentielle va booster la circulation lymphatique et sanguine tout en favorisant le processus de lipolyse (pour brûler les graisses).

Comment faut-il masser ?

Avant le massage
Utilisez un gant de crin afin d’activer la microcirculation sanguine.

Débutez ensuite le massage avec douceur, sans trop appuyer mais juste assez pour permettre à l’huile aromatique de pénétrer le derme.

Le massage pourra devenir ensuite plus énergique, grâce notamment au palperrouler, une technique de massage qui consiste à attraper puis pincer la peau entre le pouce et les autres doigts, et à la rouler de façon continue.

 

J’ai des vergetures !

Elles concernent un très grand nombre de femmes, quel que soit leur poids. Ce sont des zones de peau au niveau desquelles le derme profond, situé entre l’épiderme et l’hypoderme, s’est déchiré spontanément. De nature inflammatoire, elles ont la forme de stries ressemblant à des cicatrices en longueur, de couleur rouge violacé. Elles se situent principalement sur le ventre, les seins, les bras, les fesses et les cuisses, et peuvent apparaître tout au long de la vie : au cours de la grossesse, lors d’une prise ou une perte importante et brutale de poids, ainsi que durant l’adolescence.

huile-inca-inchiLe mot d’ordre : masser pour favoriser l’élasticité de la peau, avec des actifs ciblés naturels qui ont fait leurs preuves :
• huile végétale de rose musquée (Rosa rubiginosa),
• huile végétale d’avocat,
• huile de germe de blé,
• huile végétale d’Inca Inchi (Plukenetia volubilis)
• huile végétale de piqui (Caryocar coriaceum),
• Centella asiatica (extrait sec en poudre),
• beurre de karité.

ZOOM SUR L’HUILE D’INCA INCHI
(Plukenetia volubilis)

Plus communément appelée Sacha Inchi – ou cacahuète des Incas –, cette plante est native de la forêt amazonienne. Les indiens la cultivent et l’utilisent depuis des millénaires pour ses nombreuses propriétés. Les graines d’Inca Inchi produisent une huile rare et exceptionnelle, à l’odeur très caractéristique et végétale évoquant les cosses de haricots.

L’Inca Inchi fait partie des huiles les plus riches en oméga 3, qui aident à maintenir l’élasticité de la peau tout en ayant une action sur les processus anti-inflammatoires. Elle est donc tout particulièrement recommandée pour traiter les vergetures.

La recette anti-vergetures

Transférez 45,5 g de beurre de karité dans un bol, puis faites fondre au bain-marie. Retirez du feu et ajoutez alors successivement 15 ml d’huile de germe de blé, 15 ml d’huile d’Inca Inchi, 10 ml d’huile végétale de rose musquée et 10 ml d’huile végétale d’avocat, en prenant soin de bien mélanger entre chaque ajout. Terminez par 4 gouttes de vitamine E (antioxydant) et mélangez une dernière fois. Coulez la préparation dans un pot de 100 ml et réservez jusqu’à complet refroidissement.

Ce beurre nourrit et assouplit la peau, prévenant ainsi l’apparition des vergetures. Appliquez matin et soir 2 belles noisettes sur les zones concernées.

 

J’ai les jambes lourdes

La chaleur et le piétinement sont les principaux responsables des sensations de jambes lourdes, fréquentes chez les femmes.

La trousse phyto

Dans l’arsenal de la phytothérapie, on recommande généralement la vigne rouge (Vitis vinifera), qui possède des vertus veinotoniques et vasoconstrictrices. Ce sont ses anthocyanosides qui sont, pour une grande part, responsables de ses vertus. Vous pourrez la consommer sous forme d’infusion (comptez une poignée de feuilles pour 1 litre d’eau de source). On pourra également utiliser :
• le petit houx (Ruscus aculeatus), qui possède, lui aussi, des vertus toniques circulatoires,
• le marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum), qui soulage rapidement les stases veineuses,
• l’hamamélis (Hamamelis virginiana) et le noisetier (Corylus avellana), qui ont une action tonique sur les capillaires sanguins.

Côté aroma, vous pouvez miser sur les huiles essentielles de cèdre de l’Atlas, lentisque pistachier, patchouli, cyprès toujours vert…

Le saviez-vous ?
En naturopathie, l’insuffisance veineuse est souvent associée à une congestion du foie. Pour un traitement de fond, optez pour les huiles essentielles de citron et de basilic afin de stimuler les fonctions hépatiques et biliaires. Versez une goutte de chaque dans 1 c. à c. d’huile d’olive et prenez ce mélange avant chaque repas pendant 7 jours.

La recette décongestionnante

Dans un bol, transférez 72 ml d’huile végétale de calophylle inophyle (Calophyllum inophyllum) et 20 ml d’huile végétale de noisette. Ajoutez 2 ml (soit 70 gouttes) d’HE de lentisque pistachier, 2 ml (soit 70 gouttes) d’HE de cyprès, 2 ml (soit 70 gouttes) d’HE de patchouli et 2 ml (soit 70 gouttes) d’HE de cyprès toujours vert, en prenant soin de bien mélanger entre chaque ajout. Transférez dans un flacon en verre de 100 ml.

Le rituel beauté : massez-vous les jambes avec cette huile dans le sens du retour veineux (de bas en haut).

 

Je perds mes cheveux

je-perds-mes-cheveuxPour un grand nombre de femmes, les cheveux représentent un symbole fort de séduction. Les perdre est souvent très mal vécu et génère un complexe important. S’il n’y a pas de solution miracle, il existe des astuces naturelles pour enrayer leur chute tout en stimulant leur pousse.

Si la perte de cheveux quotidienne est naturelle, certains facteurs amplifient le phénomène et, chez les femmes, le pourcentage de celles qui perdent leurs cheveux est en progression. On attribue cette tendance à différents facteurs : désordre hormonal, grossesse, ménopause, choc psychologique, mauvaise vascularisation, carence en acides aminés essentiels (en particulier la cystine), mauvais traitements capillaires, comme les décolorations et les permanentes.

Devinette : comment s’appelle la perte accélérée des cheveux ? Réponse : l’alopécie.

Les bons réflexes

• Masser le cuir chevelu quotidiennement avec la plus grande douceur.
• Appliquer des lotions ou sérums avec des actifs ciblés qui vont stimuler la microcirculation.
• Faire des analyses pour déterminer si la chute des cheveux n’est pas d’origine hormonale ou voyez si vous n’êtes pas carencée en vitamines, minéraux et oligoéléments, et notamment en fer.
• Avant le shampooing, frotter le cuir chevelu avec un oignon coupé en 2. Contenant beaucoup de soufre, il sera un excellent revitalisant.
• Faire une cure de spiruline (4 à 8 comprimés par jour) ou de MSM (méthylsulfonylméthane), un composé organosoufré qui existe à l’état naturel dans de nombreuses plantes, notamment les choux. Il est réputé pour lutter contre la chute des cheveux et les embellir (1 à 1,5 g par jour dans un verre d’eau, à répartir en 2 ou 3 prises pour plus d’efficacité).
• Avoir une alimentation variée, équilibrée et riche en nutriments (protéines, vitamine B, fer, zinc, soufre) est essentiel à la beauté des cheveux.
• Gérer le stress, qui peut être à l’origine de la chute.

cote-hydrolats-aromatiquesDes actifs naturels anti-chute

Côté huiles essentielles : cèdre de l’Atlas, Bay St Thomas, nard, pamplemousse, sauge sclarée, romarin à cinéole, citron.
Le bon geste : à intégrer dans vos sérums (0,5 à 1 % max du volume total, soit 15 à 35 gouttes pour 100 ml de préparation) ou 2 à 3 gouttes dans une noix de shampooing neutre.

cote-poudre-de-plantesCôté hydrolats aromatiques : tilleul, laurier noble, pamplemousse, ylangylang.
Le bon geste : à utiliser en guise de lotion capillaire ou à intégrer dans vos soins maison.

cote-huiles-vegetalesCôté poudres de plantes : ortie, prêle, bardane, amla, bhringaraj, brahmi, Kapoor Kachli.
Le bon geste : à intégrer dans vos masques capillaires maison (avec argiles et hydrolats ciblés, par exemple) ou dans vos soins maison.

Côté huiles végétales : moutarde, ricin, c h a u l m o o – gra, sapote, calophylle inophyle, nigelle, jojoba.
Le bon geste : à utiliser comme huile de massage capillaire ou à intégrer dans vos soins maison.

recette-expressRecette express : mélangez 1 c. à c. d’HV de jojoba, 1 c. à c. d’HV de chaulmoogra, 2 c. à c. d’HV de moutarde, 5 gouttes d’HE de pamplemousse et 5 gouttes d’HE de nard. Appliquez sur le cuir chevelu en effectuant un massage doux. Laissez poser 15 à 30 mn, puis éliminez à l’aide d’un shampooing doux.

Attention : les recettes aromatiques proposées ci-dessous ne conviennent pas aux femmes enceintes ou allaitantes.

 


 

Le massage du cuir chevelu
pour activer la circulation sanguine

L’objectif de cette technique est d’activer la circulation sanguine, afin que le sang parvienne jusqu’au crâne pour oxygéner le système vasculaire capillaire. En effet, lorsque celui-ci n’est plus suffisamment vascularisé, le sang ne peut plus remplir sa fonction nourricière. C’est donc en décollant les racines que le massage permet à la circulation sanguine de jouer son rôle de vecteur de nutriments, essentiels au bon fonctionnement des capillaires. De nouveau alimentés, les cheveux vont pouvoir se rééquilibrer et se régénérer plus facilement. La chevelure sera alors plus réceptive aux soins qui lui seront prodigués. Aérés, les cheveux respirent, surtout pour les personnes qui ont l’habitude de les attacher.

Mais, ce n’est pas tout ! Cette stimulation du cuir chevelu détend les terminaisons nerveuses en ayant pour effet de relaxer la personne massée.

Auto-massage,
2 minutes d’extase !

Pour un massage du cuir chevelu réussi, il est nécessaire de bien insister sur les bordures, la nuque, le vertex – la partie du sommet du crâne – et les tempes. En général, pour ceux et celles qui jouiraient de plus de temps, il faut savoir que, plus on masse, plus on est détendu-e… Il est pratiqué avec la pulpe des doigts, car ces extrémités souples exercent une pression douce qui va éveiller le cuir chevelu.

Petite astuce : Pour bien répartir la pression des doigts sur le cuir chevelu, les coudes peuvent être positionnés sur une table. Il suffit ensuite de poser les doigts sur la partie « frontale » du crâne (la partie chevelue, la plus proche du front) et de réaliser de légères pressions sur la peau avec un effet de va-etvient. C’est le cuir chevelu qui doit bouger et non les doigts !

Il s’agit ensuite de varier la pression des doigts jusqu’à ressentir une impression de chaleur diffuse et de répartir le massage sur la totalité du cuir chevelu, sur le sommet de la tête tout d’abord, puis sur les zones temporales, de bien insister derrière les oreilles et de terminer par la nuque.

 


 

Atelier de beauté D.I.Y.
Lotion biphasique anti-chute à la bardane

Cette lotion biphasique, enrichie en huiles végétales, hydrolats aromatiques et huiles essentielles fortifiantes, préviendra la chute des cheveux et stimulera leur croissance.

• Conservation : environ 3 mois
• Préparation : 10 mn
• Coût : moins de 5 €

Lotion-biphasique-1Mon matériel
• 1 petite cuillère
• 2 bols
• 1 éprouvette graduée
• 1 balance de précision ou de cuisine
• Flacon de 100 ml

Dans mon panier
? 25 ml d’HV d’avocat bio
? 15 ml d’HV de ricin bio
? 10 ml d’HV de moutarde
? 7 gouttes de vitamine E d’origine végétale
? 10 gouttes d’HE de Bay Saint Thomas
? 10 gouttes d’HE de cèdre de l’Atlas
? 10 gouttes d’HE de sauge sclarée
? 25 ml d’hydrolat de nard de l’Himalaya bio
? 20 ml d’hydrolat d’ylang-ylang bio
? 1 c. à s. de poudre de bardane
? 20 gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse

La recette
1 > Dans le 1er bol, mélangez les huiles végétales, les huiles essentielles et la vitamine E (phase A).
2 > Dans le second bol, mélangez les hydrolats et la poudre de bardane jusqu’à complète solubilisation, puis ajoutez l’extrait de pépins de pamplemousse et mélangez une dernière fois (phase B).
3 > Versez dans le flacon la phase B, puis la phase A.

Mon rituel beauté
Agitez, puis vaporisez cette lotion sur le cuir chevelu. Massez délicatement pour faire pénétrer. Laissez poser 15 à 20 mn, puis lavez les cheveux à l’aide d’un shampooing doux.

Contre-indications : Cette lotion ne convient pas aux femmes enceintes ni aux enfants.

 


 

Sagesse et pouvoirs du cycle féminin
de Marie Pénélope Pérès et Sarah-Maria Leblanc

Coup de Coeur !

livre-sagesse-et-pouvoirs-du-cycle-femininSanté, fertilité, plantes amies et symbolique : découvrez tous les secrets de votre bien-être

Les auteurs, à partir de 20 années de recherches et d’expérience, partagent avec nous de nombreux conseils et une multitude d’outils concrets pour nous réapproprier le fonctionnement de notre cycle, apprécier nos règles, nous libérer des syndromes prémenstruels, gérer naturellement notre contraception, traverser l’épreuve d’un avortement ou encore booster notre fertilité et augmenter notre libido. Découvrons comment nous connecter aux énergies féminines, nous harmoniser grâce aux plantes, aux pratiques corporelles et aux relaxations, et organiser un quotidien créatif autour de notre cycle !

Éditions Le Souffle d’Or – 254 pages – 17 €

 

Le bonheur, une ordonnance pour votre santé
livre-le-bonheurdu Dr Charley Cohen

La santé est primordiale pour construire son bonheur. Mais l’inverse est également vrai : le bonheur a un impact positif sur notre santé. Alors, comment favoriser les deux et faire du bien à son corps et à son mental ?

L’auteur fait le lien essentiel entre le corps et l’esprit, qui aident à générer un nouveau bien-être en fabriquant les molécules de la bonne humeur tout en diminuant les hormones du stress. Il nous donne des solutions et exemples concrets tout en dévoilant les dernières découvertes scientifiques : des superpouvoirs de l’environnement épigénétique protecteur aux atouts d’un cerveau stimulé, de la prise en charge de la douleur, de la fatigue et du stress excessif aux vertus du rire et de l’optimisme, tout cela permet d’aboutir au bonheur-santé.

Éditions Guy Trédaniel – 250 pages – 19 €

 


 

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