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BEAUTE SANTE BIEN-ETRE

beauté santé bien-êtreSanté, bien-être & beauté

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La ChouetteL'écolomag 67


 

Addictions-img1

Comprendre les
addictions pour s'en libérer

Sophie-Macheteau-66

Par Sophie Macheteau

Un constat est sans appel : au cours de notre existence, nous sommes tous – directement ou indirectement – concernés par les addictions, et ce quelle que soit leur nature. Car, de tout temps, les hommes ont cherché à s’évader des limites qui leur sont imposées par leurs 3 ennemis intimes, à savoir leur corps, leur raison et les normes sociales.

Mais rappelons tout d’abord que le terme « addiction » est d’usage récent et désigne l’asservissement d’un sujet à une substance ou une activité dont il a contracté l’habitude par un usage plus ou moins répété. On parle d’addiction lorsque le besoin l’emporte sur le désir, lorsque la sensation remplace l’émotion et la relation, lorsqu’un produit ou un comportement envahit le champ des plaisirs possibles et devient prioritaire pour obtenir du plaisir ou apaiser une tension, lorsque la passion domine la raison.

Si, pendant longtemps, les addictions ont principalement évoqué la dépendance à la drogue, au tabac et à l’alcoolisme, elles regroupent désormais ce que l’on appelle les addictions comportementales, telles que les troubles du comportement alimentaire, les dépendances sexuelles ou affectives, les achats compulsifs, l’activité sportive intensive, les addictions aux jeux de hasard et d’argent, aux jeux vidéo, la cyberaddiction…

Si les addictions sont d’abord la recherche du plaisir à l’état brut, elles sont autodestructrices. Elles s’attaquent à la fois au corps (dépendance physique) et au psychisme (dépendance psychique) et transforment la nature des rapports avec autrui.

Afin de les traiter, mais aussi de prévenir leur apparition, il est impératif de dénouer les mécanismes de la mise en place des addictions. Les nombreuses recherches actuelles sur le sujet tendent à montrer que tout se joue au coeur du fonctionnement cérébral. Comprendre les addictions pour mieux les déjouer, tel est le sujet ambitieux et non moins passionnant que nous avons souhaité aborder dans ce numéro.

 


 

Kudzu-img2La plante du mois
Le kudzu Pueraria montana
La plante du sevrage alcoolique

Kudzy et botanique

Originaire d’Asie du Sud-Est, le kudzu est présent au Japon, en Chine, au Cambodge, aux Philippines et en Inde. Il a été importé dans le sud-est des États-Unis dans les années 1930 afin de contrôler l’érosion des sols.

C’est une plante grimpante de la famille des Fabacées – la même famille botanique que le haricot –, surnommée la vigne kudzu car elle est capable de recouvrir en un temps record des arbres ou des maisons entières qui peuvent lui servir de support.

Vers la fin de l’été, le kudzu produit des grappes de petites fleurs allongées de couleur violette à pourpre, avec une tache jaune sur le pétale supérieur. Elles sont très odorantes et rappellent l’arôme du raisin. Ces fleurs se transforment ensuite en gousses brunes, velues et plates, de 3 à 10 graines. Riches en amidon, les racines d’un plant de kudzu peuvent atteindre 2 m de long et 50 cm de diamètre.

Histoire et tradition du kudzu

Le kudzu est utilisé en Chine et au Japon depuis plus de 1 000 ans. On lui reconnaît de multiples propriétés. En Chine, il est coutume de consommer des tisanes à base de racines de kudzu pour soigner toutes sortes de maux : migraine, fièvre, diarrhée, dysenterie, gastro-entérite, surdité, angine de poitrine, allergie, rougeole… Les Chinois l’emploient depuis longtemps pour soigner l’alcoolisme car il agit, entre autres, sur le stress induit lors d’une sensation de manque. Au Japon, la racine est reconnue comme décontractant musculaire et nerveux. En Orient, elle sert également à des fins alimentaires.

Les fleurs du kudzu sont aussi intéressantes en infusion pour traiter les maux d’estomac. Les tiges peuvent, quant à elles, être appliquées en cataplasmes sur des plaies et inflammations diverses.

Kudzu-img1Étymologie et légendes autour du kudzu

Le kudzu a été l’objet d’un phénomène de mode aux États-Unis au 19e siècle. Il a si bien démontré son incroyable rapidité d’expansion aux habitants de certains États que ceux-ci essaient aujourd’hui de le faire disparaître ! La ville de Tallahassee, en Floride, a récemment réussi à nettoyer 400 hectares couverts de kudzu grâce à un troupeau de plus de 1 000 chèvres, qui se régalent de ses feuilles !

Son exceptionnelle vitalité explique le nom de genre de la plante – Pueraria –, du latin puer, « enfant ». Son nom d'espèce – montana – signifie « de la montagne », et celui de sa variété – lobata – fait référence à la forme de ses feuilles (lobe).

Le kudzu est devenu si populaire aux États-Unis que son nom est même repris par certains groupes de musique ou équipes sportives.

Les deux galéniques du kudzu

• La poudre de racines, issue de la pulvérisation des racines séchées après récolte. Elles sont riches en fibres et en oligoéléments.

• La fécule, obtenue par broyage de la racine fraîche dans l’eau, filtration, puis séchage de la solution liquide recueillie. Elle intervient comme liant en cuisine. En thérapeutique, elle présente des qualités plus atténuées que la racine brute, mais un résultat plus rapide lors d’une prise. Elle est riche en bases alcalines, ce qui explique son action tampon face à des terrains en acidose.

Côté santé

Plante adaptogène renommée de la pharmacopée chinoise, le kudzu est de plus en plus utilisé dans le reste du monde. Parmi les isoflavones contenues dans sa racine, parlons de la daidzine et de la daidzéine, ainsi que de la puérarine, qui ont des facultés bien spécifiques :

• La daidzéine et la daidzine ont montré une activité significative dans l’inhibition de l’envie de boire ou de fumer. Ces deux molécules retardent et réduisent le pic d’alcool dans le sang. Les propriétés antioxydantes (qui seraient 100 fois plus puissantes que celles de la vitamine E) et hépatoprotectrices du kudzu le rendent efficace lors d’une cure de désintoxication, d’autant plus qu’il active le métabolisme et accélère ainsi l’élimination des toxines. En parallèle, le kudzu a des vertus calmantes et anti-stress qui aident à lutter contre l’effet de manque.

Kudzu-img3La daidzéine est également un phyto-oestrogène qui se lie aux récepteurs oestrogéniques et faciliterait l’ovulation. Selon certaines études effectuées sur des femmes en période de ménopause, l'ingestion de kudzu durant une période de 12 semaines a provoqué une atténuation significative des symptômes liés à cet état, et plus particulièrement les bouffées de chaleur. À plus long terme, le kudzu permettrait aussi de limiter la décalcification osseuse liée à la ménopause.

• On trouve de nombreuses publications sur les avantages de la puérarine : elle abaisserait la tension artérielle et aurait un pouvoir vasodilatateur. Elle limiterait également la coagulation sanguine. Elle aurait aussi un effet anti-pyrétique (qui fait tomber la fièvre) car elle agit sur les récepteurs à la sérotonine. Des études sur des rats ont mis en évidence que la puérarine affaiblit la glycémie en améliorant l’utilisation du glucose. Elle pourrait donc trouver des applications dans les traitements contre le diabète. La puérarine serait aussi un stimulant des fonctions intellectuelles (augmentation de la mémorisation, baisse de la durée d’apprentissage…) car elle activerait le métabolisme cérébral en favorisant la concentration d’acides aminés au niveau de l’hippocampe.

De plus, la racine de kudzu diminuerait le taux de cholestérol sanguin et aurait une action immunostimulants. De nombreux troubles intestinaux pourraient aussi être traités par des extraits de kudzu grâce à ses vertus antispasmodiques.

Des travaux sont conduits dans des universités de Caroline du Nord (États- Unis) pour prouver que les constituants du kudzu augmentent les « opioïdes » naturels du cerveau, à savoir la fameuse dopamine, et pourrait expliquer ainsi les performances de cette étonnante plante sur les comportements addictifs en général.

Côté beauté

Si l’on connaît moins ses propriétés cosmétiques, la racine de kudzu est un très bon actif antioxydant et anti-âge, grâce à sa richesse en isoflavones. Étant également hydratant et apaisant, il peut entrer dans la préparation de soins pour peaux matures, fatiguées ou sensibles. Sa teneur en minéraux en fait aussi un reminéralisant et un fortifiant des ongles efficace.

 


 

Côté Santé

Comprendre les addictions
pour s’en libérer

 

 

Soulager-img2

« C’est dans l’acceptation de notre vulnérabilité que réside notre guérison. » Bernie Siegel (chirurgien et enseignant américain, un des pionniers de la médecine corps/esprit, praticien notamment aux côtés de patients atteints d’un cancer ou du sida)

L’addiction est une relation pathologique à une substance ou un comportement qui modifie l’humeur et dont les effets sont destructeurs. Celui qui souffre d’addiction est un être profondément blessé, isolé chaque jour davantage, prisonnier d’une geôle qu’il a contribué à construire et dont il a jeté la clé. Les conséquences sur son psychisme, mais aussi sa santé, sont désastreuses. Pour se libérer de ses addictions, encore faut-il en comprendre les rouages. Décryptage avec plusieurs experts en la matière.

 

Le dossier du mois
Les mécanismes de l’addiction

Saviez-vous que différents facteurs jouent un rôle-clé dans la vulnérabilité à l’addiction ?

  • les facteurs génétiques, qui représentent environ 50 % du risque de développer une addiction,
  • les facteurs développementaux (vie intra-utérine, enfance, adolescence),
  • les facteurs environnementaux (culturels, stress, drogue, sociaux et familiaux).

Par ailleurs, les circuits cérébraux impliqués sont ceux qui le sont dans les fonctions exécutives (notamment la prise de décision), la récompense*, la motivation, l’humeur, ainsi que l’intéroception (perception des signaux qui proviennent du corps).

Il faut bien comprendre que le chemin qui mène du plaisir à l’addiction passe très probablement par des phénomènes liés à la fois à l’automatisme dans lequel le comportement initialement motivé devient, par la suite, une habitude et à une amplification progressive de la motivation à consommer.

La transition de l’abus vers l’addiction implique ainsi une augmentation de la motivation à consommer, un état émotionnel négatif et une diminution de la capacité à inhiber certains comportements. Au niveau cérébral, on constate une hypoactivation des régions corticales frontales qui entretiennent des liens étroits avec les systèmes limbiques, moteurs et sensoriels et contribuent à leur régulation, et une hyperactivation des zones impliquées dans la motivation, la mémoire, le conditionnement et les émotions. À l’heure actuelle, il n’est pas clairement établi si cette dérégulation fonctionnelle observée chez les personnes dépendantes précède le développement de l’addiction ou si elle est induite par la consommation chronique.

* Le circuit de la récompense est le système fonctionnel fondamental des mammifères, situé le long du faisceau médian du télencéphale. Il est indispensable à la survie, car il fournit la motivation nécessaire à la réalisation d’actions ou de comportements adaptés, préservant ainsi l’individu et l’espèce (évitement des dangers, reproduction, nourriture). Les différentes structures du circuit des récompenses sont formées de l’aire tegmentale ventrale, l’amygdale, du noyau accumbens, du septum et du cortex préfontal.

Source : Inserm

 

À lire…

Livre-La-genese-des-addictionsLa genèse des addictions
d’Odile Lesourne

Essai psychanalytique sur le tabac, l’alcool et les drogues

Où commence l'addiction ? Qu'est-ce qui fait qu'un sujet qui consomme tel ou tel produit est ou devient addict à tel ou tel produit ? Quelle est la genèse des addictions ? Au cours de nombreux entretiens, l'auteur a constaté que l'addiction n'obéit pas aux mêmes règles de fonctionnement que le conflit névrotique et qu'il fallait la penser autrement. Selon elle, l'addiction résulterait d'un clivage du moi au moment de sa construction et des « accidents » survenus durant cette construction au cours de la petite enfance. L'ouvrage s'adresse à tous ceux qui sont préoccupés par ce sujet.

Éditions PUF - 260 pages - 21,50 €

 

Livre-Psychopathologie-des-addictionsPsychopathologie des addictions
de Jean-Louis Pedinielli, Georges Rouan et Pascale Bertagne

Parmi les addictions, on classe généralement les toxicomanies graves, l’alcoolisme avec dépendance, le tabagisme, la boulimie, le jeu pathologique, certaines tentatives de suicide répétées ou conduites de risque, les achats compulsifs, la sexualité compulsive, les excès de dépense physique ou de travail, et on inclut désormais les cyberaddictions. Ce livre précise la définition et les modèles explicatifs des différentes addictions, ainsi que les théories psychopathologiques qui tentent d’expliquer le phénomène d’addiction, quel que soit l’objet sur lequel il porte.

Éditions PUF - 180 pages - 14 €

 

 


 

Et si vous testiez votre degré de dépendance
aux addictions ?

Les classifications internationales actuelles des addictions insistent sur l’approche dimensionnelle de l’addiction : le sujet présente une addiction plus ou moins grave selon le nombre de symptômes recensés dans une liste de 11 items, regroupant l’abus et la dépendance. Cette nouvelle approche permet de justifier l’utilité d’interventions et de programmes de soins gradués, allant de l’intervention brève à la prise en charge globale. Elle justifie également les stratégies thérapeutiques, qui vont de la simple réduction de consommation à l’abstinence.

À titre d’exemple, le questionnaire AUDIT a été créé dans le but de déterminer notre dépendance à l’alcool. Que diriez-vous d’y répondre afin de voir quelle relation vous entretenez avec ce dernier ?

Addictions-img41 - À quelle fréquence vous arrive-t-il de consommer des boissons contenant de l'alcool ?

0 Jamais
1 Au moins 1 fois par mois
2 2 à 4 fois par mois
3 2 à 3 fois par semaine
4 4 fois ou plus par semaine

2 - Combien de verres standards buvez-vous au cours d'une journée ordinaire où vous consommez de l'alcool ?

0 1 ou 2
1 3 ou 4
2 4 ou 5
3 7 à 9
4 10 ou plus

3 - Au cours d'une même occasion, combien de fois vous arrive-t-il de boire 6 verres standards ou plus ?

0 Jamais
1 Moins d'1 fois par mois
2 1 fois par mois
3 1 fois par semaine
4 Tous les jours ou presque

4 - Dans les 12 derniers mois, combien de fois avez-vous observé que vous n'étiez plus capable de vous arrêter de boire après avoir commencé ?

0 Jamais
1 Moins d'1 fois par mois
2 1 fois par mois
3 1 fois par semaine
4 Tous les jours ou presque

5 - Dans les 12 derniers mois, combien de fois le fait d'avoir bu de l'alcool vous-a-t-il empêché-e de faire ce que l'on attendait normalement de vous ?

0 Jamais
1 Moins d'1 fois par mois
2 1 fois par mois
3 1 fois par semaine
4 Tous les jours ou presque

6 - Dans les 12 derniers mois, combien de fois, après une période de forte consommation, avez-vous dû boire de l'alcool dès le matin pour vous remettre en forme ?

0 Jamais
1 Moins d'1 fois par mois
2 1 fois par mois
3 1 fois par semaine
4 Tous les jours ou presque

7 - Dans les 12 derniers mois, combien de fois avez-vous eu un sentiment de culpabilité ou de regret après avoir bu ?

0 Jamais
1 Moins d'1 fois par mois
2 1 fois par mois
3 1 fois par semaine
4 Tous les jours ou presque

8 - Dans les 12 derniers mois, combien de fois avez-vous été incapable de vous souvenir de ce qui s'était passé la nuit précédente parce que vous aviez bu ?

0 Jamais
1 Moins d'1 fois par mois
2 1 fois par mois
3 1 fois par semaine
4 Tous les jours ou presque

9 - Vous êtes-vous blessé-e ou avez-vous blessé quelqu'un parce que vous aviez bu ?

0 Non
2 Oui, mais pas dans l'année passée
4 Oui, au cours de l'année dernière

10 - Est-ce qu'un parent, un ami, un médecin ou un autre professionnel de santé s'est déjà préoccupé de votre consommation d'alcool et vous a conseillé de la diminuer ?

0 Non
2 Oui, mais pas dans l'année passée
4 Oui, au cours de l'année dernière

11 - Vous êtes :

0 Un homme
1 Une femme

Résultats :

> ou = 5 : consommation à risque > ou = 8 : usage nocif (7 chez la femme) > ou = 12 : alcoolodépendance probable (11 chez la femme)

Référence : Development of the Alcohol Use Disorders Identification Test (AUDIT): WHO Collaborative Project on Early Detection of Persons with Harmful Alcohol Consumption-II. Saunders JB, Aasland OG, Babor TF, de la Fuente JR et Grant M. Addiction, Vol. 88, N° 6, 1993, p. 791-804

Pour découvrir d’autres tests :
http://test-addicto.fr/liste_tests.html

 


 

Pascale-Senk-2Comment guérir de nos dépendances ?

avec Pascale Senk
spécialiste de la psychologie
et du développement personnel

Pascale Senk est une spécialiste de la psychologie et du développement personnel. Ex-rédactrice en chef à Psychologies Magazine, elle est aujourd’hui responsable des sujets psychologie au Figaro. Elle est l’auteur, avec Frédérique de Gravelaine, de l’ouvrage Guérir de nos dépendances aux éditions Leduc.s. Nous n’avons pas résisté à l’idée de lui poser quelques questions.

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Dans une société où la communication et la prévention n’ont jamais été aussi fortes, pourquoi les statistiques concernant les addictions sont-elles de plus en plus alarmantes ?

En effet, nous sommes assaillis de messages préventifs et anxiogènes. Mais, en même temps, la société dans laquelle nous vivons est fondée sur la consommation, voire l’hyperconsommation. Nous sommes sans cesse sollicités, hyperstimulés par les messages publicitaires, Internet est venu faire flamber toutes nos pulsions d’achat, de plaisirs rapides – comme la pornographie, les jeux… Nous voilà donc entraînés dans d’immenses contradictions. Entre les recommandations à prendre soin de soi et ces incitations quotidiennes à user de plaisirs plus intenses, beaucoup perdent le peu de libre-arbitre qu’il leur reste. De plus, les slogans du type « boire ou se droguer fait du mal » n’ont guère de crédibilité auprès de ceux qui expérimentent un véritable plaisir avec l’alcool ou la drogue. Enfin, plus les pressions et contraintes s’intensifient – accélération de tout, hyperconnexion, pressions de plus en plus lourdes au travail… –, plus le besoin de « décoller » s’impose. Il suffit de voir, dans certains quartiers de nos villes, comment les bars font le plein le soir, à la sortie des bureaux, pour le comprendre !

La nature de l’homme n’est-elle pas faite pour être dépendant ?

Bien sûr. Le petit humain, de tous les mammifères, vit d’ailleurs la plus longue période de dépendance aux adultes. Il lui faut être affectivement et psychiquement « attaché » pendant des années – aujourd’hui, on situe l’entrée dans l’âge adulte à… 25 ans ! – pour grandir et s’épanouir, ce que le psychiatre Boris Cyrulnik explique dans la préface de notre ouvrage. Nous avons besoin de liens pour nous réaliser comme de l’air pour respirer, de nourriture pour nous développer… Mais, lorsque le lien avec un produit ou un comportement devient pathologique, lorsqu’il entrave notre développement et notre autonomie au lieu de les favoriser, on peut parler de « dépendance abusive » et c’est celle-ci que notre livre explore.

Quelle est la différence entre la dépendance qui libère et celle qui emprisonne ? Comment bien les identifier ?

La première est un attachement sécurisant, qui constitue un socle à partir duquel l’individu va devenir lui-même, croître, développer ses potentiels… La seconde empêche de grandir et, même, détruit. Regardez dans le couple, par exemple. On peut être attaché-e et même passionné-e pour un-e partenaire avec qui l’on se sent s’épanouir, développer des facettes de soi inconnues jusque-là ; en revanche, dans d’autres relations, nous pouvons nous sentir devenir « l’ombre de nous-même », nous perdons notre force et notre liberté et acceptons d’être humilié-e ou maltraité-e. Avec l’alcool, mêmes mécanismes : certain-e-s peuvent vivre une délicieuse nuit d’ivresse et se satisfaire de cet « écart » pendant une longue période ; d’autres ont besoin de boire jusqu’à tomber par terre et se retrouvent peu à peu à consommer leur dose excessive quotidienne, même s’ils ou elles sentent que cela les abîme, physiquement autant que moralement.

La dépendance est-elle inscrite dans nos gènes ?

Les troubles addictifs font désormais partie de ces maladies complexes, comme la bipolarité, par exemple, qui ont plusieurs origines : génétique, culturelle, liées à l’histoire de l’individu, aux événements qui l’ont forgé comme au contexte dans lequel il vit. La piste génétique est donc importante, mais pas dominante. Avoir eu dans sa lignée des personnes alcooliques, boulimiques ou dépendantes au jeu inscrit d’ailleurs une vulnérabilité autant physique que psychologique.

Y a-t-il des personnes plus disposées aux addictions ? Si oui, lesquelles ?

Dans notre enquête, nous avons relevé des éléments communs chez beaucoup de dépendants interviewés. Par exemple, un lien fusionnel dans l’enfance avec une mère trop proche ou trop absente, avoir eu une famille dysfonctionnelle d’où est née une difficulté à communiquer, à reconnaître et accepter ses émotions ; un rapport difficile avec les choses du corps – sexualité, alimentation, effort… ; avoir vécu des traumatismes, des deuils, des abus sexuels. Le professeur Claude Olievenstein, pionnier dans la prise en charge des dépendants, l’avait bien formulé, lui qui voyait la toxicomanie comme « la rencontre d’un individu, d’un produit et d’un moment socio-culturel ». Chez chacun, cette vulnérabilité prend des chemins singuliers, constituant un « cocktail personnel » de causes. Mais, de manière générale, celui ou celle qui a pour réflexe de se rééquilibrer intérieurement, ou de s’apaiser ou de se dynamiser, en usant d’une béquille extérieure, qu’il s’agisse de cannabis ou de sucre, devrait rester vigilant-e.

Vous expliquez dans votre ouvrage que le cerveau humain est le premier producteur de drogue au monde. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

Allez nager une heure à la piscine ou courez quelques kilomètres et vous verrez comment le bien-être vous envahit. Cette sensation est provoquée par la libération d’endorphines naturelles, que nous produisons davantage dans certaines circonstances : grossesse, activité sportive ou sexuelle, relaxation profonde ou certains stress qui nous demandent de « compenser » et retrouver notre équilibre intérieur. Les endorphines sont en fait une trentaine de substances euphorisantes et anesthésiantes actuellement identifiées chez l’homme et l’animal.

Elles sont présentes dans le système nerveux – moelle épinière et différents sites du cerveau –, ainsi que dans les organes : système digestif, reins, poumons, organes sexuels. Elles ressemblent à l’opium, ou, plus exactement, les opiacés les imitent : les drogues ne sont en fait que des copies de nos substances internes, et leur efficacité dépend de leur fidélité aux modèles.

Il semble que, chez les dépendants, les besoins en ces « molécules signal » soient mal satisfaits, faute d’une production suffisante ou en raison de trop nombreuses sources de stress. Les drogues les remplacent : l’alcool en libère brutalement une grande quantité dans l’organisme, en dissolvant les membranes qui les contiennent ; la cocaïne et les amphétamines bloquent les récepteurs, qui restent anormalement activés ; la nicotine, le café et autres excitants ont aussi leurs sites d’action. Ces produits nous permettent de trafiquer notre système, jusqu’à vivre en circuit fermé, nous auto-administrant les états intérieurs désirés. Finalement, l’effet est toujours celui d’une « fabrication maison ». Heureusement pour les voies de guérison qui nous intéressent plus particulièrement dans notre enquête, les moyens d’activer « naturellement » notre production d’endorphines ne manquent pas et c’est en cela que notre cerveau est le plus intéressant des « dealers ». Certains s’adressent au corps, d’autres nourrissent l’esprit ; certains visent à relancer le stress (exercice physique, activité nouvelle…), d’autres à calmer (méditer, rire, contempler la nature…). Ils sont indispensables à la sérénité et à la joie. Celui qui a trouvé les moyens naturels de se rééquilibrer intérieurement n’a plus besoin de consommer de produits ou de répéter des comportements destructeurs pour y parvenir. Attention, cependant : comme les produits qui les copient, les endorphines sont génératrices d’accoutumance. Accro au stress qui les libère, nous pouvons ainsi abuser du sport, du travail, de conduites dangereuses…

En quoi développer notre capacité à reconnaître nos facteurs de vulnérabilité serait l’une des clés pour réduire nos addictions ?

Comprendre que les troubles addictifs ne viennent ni d’un défaut de la volonté, ni d’un vice est essentiel. Cela change le regard que la société porte sur les dépendants, et le regard que ceux-ci portent sur eux-mêmes. Se savoir dépendant-e, c’est – loin de la morale – se reconnaître un terrain fragile, et donc peu à peu devenir conscient-e des situations qui vont faire flamber l’envie de consommer, constituer des menaces et qu’il vaut mieux éviter. C’est aussi comprendre que lutter seul-e contre un produit ou un comportement qui vous fait perdre votre libre-arbitre est inefficace. Savoir demander de l’aide devient plus facile quand on comprend qu’on est juste malade et impuissant-e face à sa maladie.

Vous indiquez dans votre ouvrage que « le contraire de la dépendance n’est pas la sobriété mais la relation ». Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

Décrocher d’une dépendance pour simplement ne plus être accro ne peut guère suffire si la façon de vivre ne change pas. Car c’est d’une maladie du lien en général dont souffre le dépendant : soit il est trop « collé » et envahissant avec les autres, parce qu’il a peur de l’abandon, soit il les fuit et s’abîme dans l’isolement. Guérir d’une dépendance a donc souvent à voir avec l’instauration de nouveaux liens : des rencontres qui aident et inspirent, une psychothérapie où l’on apprend à s’exprimer face à l’autre, une plongée dans un groupe pour s’identifier à des parcours proches du sien… Autant de manières de déplacer le combat contre le produit – tellement usant – vers une création relationnelle qui donnera la force de changer.

Quelles sont, selon vous, les thérapies spécialisées les plus efficaces pour traiter certaines addictions ?

Nous avons été bluffées, lors de notre enquête, par les programmes de 12 étapes inspirées du modèle des Alcooliques Anonymes. Depuis leur création aux États-Unis, il y a plus de 70 ans, ces groupes d’entraide aux personnes souffrant d’une dépendance n’ont cessé de se multiplier dans le monde et d’inspirer les prises en charge médicales les plus modernes. De plus, ils se sont adaptés à la grande vague des addictions comportementales. Aujourd’hui, il existe des groupes pour joueurs pathologiques, addicts au sexe, aux jeux vidéo, à la sous-gagnance financière, etc.

Tous les grands hôpitaux ont créé des services spécialisés en addictologie. Nous recommandons de privilégier ces lieux, qui connaissent particulièrement les mécanismes insidieux de la dépendance. Mais ils ne suffisent pas. Comme nous l’expliquons, si la dépendance est une maladie, en guérir revient à adopter un autre style de vie. Dans cet esprit, la psychanalyse, la méditation ou l’art-thérapie s’avèrent d’une grande efficacité.

 

Pour aller plus loin

Guérir de nos dépendances
de Pascale Senk et Frédérique de Gravelaine

Livre-Guerir-de-nos-dependancesSmatphone, médicaments, alcool, sexe, jeu… Et moi, de quoi suis-je dépendant ?

Les neurosciences et l'addictologie découvrent chaque jour de nouvelles données sur la dépendance physique et psychologique, qui sont répertoriées dans ce livre. Mais les dépendants qui s'en sortent ont aussi une expérience précieuse à partager. Les auteurs ont mené l'enquête et interviewé ceux qui tentent cet autre mode de vie. Ils témoignent des difficultés, mais aussi du bonheur, de cette démarche libératrice qui nous concerne tous car elle vise à plus d'autonomie, de santé, de spiritualité, de sens, de liens, de créativité…

Éditions Leduc.s - 336 pages - 18 €

 

 


 

Anthony-FARDETTous accros au sucre ?

sucre

avec Anthony Fardet chercheur en alimentation préventive et holistique

 

 

Anthony Fardet est chercheur en alimentation préventive et holistique, auteur de Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai, aux éditions Thierry Souccar. Il a également signé la préface d’un ouvrage passionnant : Sucre, l’amère vérité.

Il nous révèle aujourd’hui quelques clés pour mieux comprendre les mécanismes d’addiction au sucre.

En 30 ans, la consommation de sucre a augmenté de 46 % dans le monde (rapport de 2013 du Crédit Suisse). Quelles sont, selon vous, les principales raisons de cette croissance exponentielle ? Le lobby du sucre serait-il passé par là ?

C’est une question difficile, mais je peux tenter d’apporter mon analyse. Le sucre est tout d’abord associé au plaisir gustatif et les industriels ont dû vite se rendre compte que les produits contenant du sucre se vendaient bien. En outre, dans les années 80, aux États-Unis, a été lancée la low-fat campaign (la campagne « pauvre en graisses ») pour lutter contre le développement des maladies cardiovasculaires, encourageant les industriels à développer massivement des produits allégés en gras, mais enrichis en sucre. Il s’en est suivi une explosion de l’obésité.

Par ailleurs, toujours aux États-Unis, la surproduction de maïs a poussé le pays à chercher des débouchés, comme la fabrication massive de sirop de glucose-fructose issu de l’amidon de cette céréale. Le sucre est aussi un auxiliaire technologique, qui peut apporter de l’onctuosité en plus du goût, un conservateur également, comme dans les confitures. On trouve ainsi du dextrose (glucose en poudre) dans des charcuteries. Enfin, il est aussi possible qu’au début, dans les années 80 toujours, le lien entre excès de sucres et obésité n’était pas encore bien établi : on était ignorants, comme pour « tabac et cancer ».

Pour les lobbies, on peut supposer très probable qu’ils aient voulu défendre leurs intérêts et écouler leurs stocks de sucres – issus des amidons de céréales, de la canne à sucre et de la betterave.

Le sucre est-il vraiment aussi addictif que la cocaïne ? Agit-il sur les mêmes circuits de récompense que les drogues ?

Oui, il agit sur les mêmes circuits, notamment celui de la sécrétion de dopamine, sa libération stimulant le circuit de la récompense, et donc du plaisir. Notre cerveau est friand de dopamine pour son bon fonctionnement. Il recherche donc toutes les solutions pour en obtenir ; et manger « plaisir » en est une. Quand nous consommons trop de sucre, nous entraînons une dérégulation de la sécrétion de dopamine qui est mise en jeu par la résistance à la leptine (hormone de la satiété) et à l’insuline. Car, normalement, la leptine provoque un arrêt de la sécrétion de dopamine et l’on est rassasiés : on n’a donc plus envie de continuer à manger un aliment qui nous ferait plaisir.

Or, le sucre prend le contrôle de ce système de récompense et sa suractivation peut se traduire par des envies irrépressibles de produits sucrés. Des études ont d’ailleurs montré que le cerveau des enfants obèses réagit différemment au sucré, et que leur système de récompense alimentaire est plus développé ; ce qui les prédisposerait à ressentir toute leur vie de fortes envies de sucre1.

La consommation de sucre a fortement empiré depuis un siècle. Les industriels en abusent et font ainsi croître la dépendance. Bref : « plus on en consomme, plus on en veut ». Des ingrédients sucrés sont présents dans de nombreux plats industriels (environ 75 %). Le palais s’habitue et, ainsi, se crée une dépendance à l’insu des consommateurs.

Outre la dopamine, la sérotonine est aussi en jeu dans les mécanismes d’addiction au sucre. Ainsi, les aliments riches en sucres stimulent la production de sérotonine, un neurotransmetteur qui améliore le moral. « Cet effet est particulièrement marqué pour les sucres rapides consommés hors des repas, comme les confiseries. Comme la sérotonine contribue aussi à la sensation de bien-être, les chercheurs ont formulé l’hypothèse que certains d’entre nous utilisent les aliments sucrés (confiseries) sucrésgras (chocolat, gâteaux) et les amidons rapides (pain, chips) comme "médicaments", parce qu’ils élèvent le niveau de sérotonine et "rendent moins triste, plus énergique, plus sociable". Plusieurs études ont d’ailleurs montré que les glucides réduisent les sensations de stress chez celles et ceux qui y sont sensibles. »2

Pour résumer, notre cerveau et notre organisme ont absolument besoin de glucose pour survivre et vont donc le rechercher, via notamment la sensation de plaisir. C’est un mécanisme de survie, de la même manière que le sexe est associé au plaisir pour assurer la reproduction de l’espèce.

Cependant, on ne peut pas dire qu’il soit aussi addictif que d’autres drogues dures car il est plus facile de se libérer de la dépendance au sucre ; et notre organisme a besoin de sucre, pas de cocaïne. Donc, la comparaison doit s’arrêter au circuit de la dopamine.

1- Voir le site : https://www.huffingtonpost.fr/2015/04/09/ sucre-cerveau-memoire-depression-stress-senilite-on-faitpoint_ n_7031354.html
2- Voir le site : http://www.carevox.fr/nutrition-regimes/article/ serotonine-l-antidepresseur-est

De nombreuses études scientifiques concluent qu’il n’existe aucune preuve démontrant un lien entre le sucre et les maladies du métabolisme. Serions-nous mauvaises langues de penser que ces études sont financées par l’industrie sucrière ?

Non, beaucoup d’études, sans financements privés, ont montré un accroissement du risque de diverses maladies chroniques métaboliques – obésité, diabète, stéatose hépatique… – avec des consommations excessives de boissons sucrées type sodas. Les faits sont donc bien établis. En outre, les effets délétères sur l’organisme des excès de glucose, fructose ou saccharose (sucre de table) sont bien connus et admis par la communauté scientifique. Après, oui, il faudrait reprendre toutes les études et voir s’il existe une corrélation positive entre la source de financement de l’étude et la nature des résultats, à savoir : est-ce que les études qui ne montrent aucun effet sont en fait majoritairement financées par l’industrie ? Mais les scientifiques sérieux ne sont pas dupes et admettent tous les méfaits du sucre en excès. Il n’y a plus aucun doute là-dessus.

On peut quand-même citer l’étude de Bes-Rastrollo et collaborateurs3, qui conclut en ces termes : « Les revues systématiques (c’est-à-dire les synthèses bibliographiques) avec des conflits d'intérêts financiers étaient cinq fois plus susceptibles de présenter une conclusion d'absence d'association positive entre la consommation de boissons sucrées et l'obésité que celles sans ceux-ci » ; ce qui laisse perplexe…

3 - Bes-Rastrollo M, Schulze MB, Ruiz-Canela M et al. (2013) Financial Conflicts of Interest and Reporting Bias Regarding the Association between Sugar-Sweetened Beverages and Weight Gain: A Systematic Review of Systematic Reviews. PLoS Med 10.

Est-il possible de se fier à l’index glycémique des aliments lorsque l’on sait que le fructose ou la glace ont des IG très bas ?

Oui et non. L’index glycémique est surtout utile pour les féculents ou produits riches en amidon – un sucre complexe que l’on trouve dans les céréales, tubercules, légumineuses –, car, dans leur cas, un index glycémique élevé est le reflet de procédés technologiques trop drastiques. Ils ont altéré la matrice alimentaire ou gélatinisé à l’excès les grains d’amidon, le rendant trop facilement accessible aux enzymes digestives (amylases), soit par déstructuration des réseaux fibreux des aliments bruts, soit par surcuisson de l’amidon. J’ai d’ailleurs montré récemment sur plusieurs centaines d’aliments que plus l’aliment est ultra-transformé, plus son index glycémique est élevé. Ainsi, il revient presque au même pour l’index glycémique de consommer une baguette blanche raffinée (de type industriel) que du glucose car, dans la baguette blanche, l’amidon se transforme très vite en sucre (d’abord dans la bouche, puis dans le duodénum). De même, des pâtes très cuites ont un index glycémique plus élevé que les pâtes al dente. La purée de pommes de terre possède aussi un index glycémique plus élevé que des pommes de terre bouillies mais entières.

Il ne faut donc surtout pas faire la confusion que tout le monde fait, consistant à penser que les féculents sont des sucres lents et les sucres simples des sucres rapides. Les féculents peuvent très bien être des sources de sucres très rapides quand ils sont trop raffinés ou déstructurés, et des sucres simples peuvent avoir des index glycémiques bas, comme le fructose (index = 19) ou le saccharose/ sucre de table (index = 68). Ainsi, des aliments très transformés riches en sirop de fructose (type sodas) peuvent donner une impression biaisée d’aliment à faible index glycémique, comme aussi d’ailleurs les jus de fruits, qui sont des mélanges de fructose, saccharose et glucose.

Bref, fiez-vous à l’index glycémique seulement pour les féculents. Pour les sirops, fruits, nectars, jus divers, non, car la part de fructose biaise l’index glycémique.

Contrôler la quantité de calories absorbées au quotidien suffit-il à être en bonne santé ?

Non. La bonne santé ne s’obtient pas en maîtrisant la quantité de calories ingérées mais le degré de transformation de nos aliments. Le corps n’est pas une machine qui répond à des apports et des dépenses de calories.

Toutes les calories ne se valent pas et il faut contrôler l’environnement de ces calories, et donc la nature et la qualité de la matrice alimentaire. Il ne revient pas au même pour la santé de consommer 5 g de fructose issu d’un soda (et donc de l’amidon de maïs) que 5 g de fructose d’un fruit entier. Le fruit entier vous apporte aussi satiété (plus de mastication et de fibres), minéraux, vitamines et antioxydants. C’est ce que j’appelle l’approche holistique de l’aliment : ce dernier est un tout et il faut contrôler le tout, donc son degré de transformation. Le meilleur moyen de ne pas prendre de poids est de manger de vrais aliments, plutôt végétaux et variés (règle des 3 V, que j’ai élaborée : Végétal, Vrai, Varié), sans se préoccuper des calories.

En témoigne une étude d’intervention récente publiée en septembre 2017 par l’université californienne de Stanford4, et dans laquelle 609 adultes en surpoids ont consommé soit un régime réduit en glucides (lowcarb), soit un régime réduit en lipides (low-fat) sur 12 mois, mais sans se soucier des calories consommées. Dans les deux groupes, les personnes ont diminué les sucres ajoutés, les céréales raffinées et les aliments ultra-transformés au profit de légumes et d'aliments complets peu transformés, sans se soucier de compter les calories ou de limiter les portions. La perte de poids de respectivement 6 kg et 5,3 kg n’est pas significativement différente entre les deux groupes, ce qui tendrait à confirmer que le problème du gain de poids n’est ni dans le sucre seul, ni dans le gras seul, mais dans le véhicule des nutriments (la matrice), à savoir au final l'ultra-transformation ; laquelle, bien souvent, produit des aliments peu rassasiants, source de sucres rapides et pauvres en composés protecteurs.

4 - Gardner CD, Trepanowski JF, Del Gobbo LC et al. (2018) Effect of low-fat vs low-carbohydrate diet on 12-month weight loss in overweight adults and the association with genotype pattern or insulin secretion: The dietfits randomized clinical trial. JAMA 319, 667-679.

Quelle est l’influence du sucre sur le contrôle de l’appétit ?

L’excès de sucre, notamment de fructose, peut créer indirectement une résistance à la leptine, l’hormone de la satiété. De plus, parmi tous les nutriments, le sucre et les lipides sont les moins rassasiants, tandis que les protéines et les fibres sont les plus rassasiantes. Or, ces dernières sont plutôt présentes dans les vrais aliments peu transformés, alors que les sucres et matières grasses se trouvent plutôt en plus grande quantité dans les produits ultra-transformés. D’ailleurs, on a tous fait l’expérience de continuer à manger des bonbons ou des chips même si l’on n’a plus faim. Le plaisir l’emporte sur le sentiment de satiété.

Les sucres cachés sont-ils plus dangereux que les sucres que nous consommons intentionnellement au quotidien ?

Oui, car, justement, on n’a pas conscience d’en consommer. Or, nous ne devrions pas dépasser, selon l’OMS, 10 % – idéalement 5 % – de calories quotidiennes en sucres de jus de fruits, miel et sucres ajoutés. De plus, ces sucres cachés sont souvent absorbés rapidement et consommés via des aliments très transformés, rarement avec de vrais aliments, à moins de trop sucrer son café, son yaourt nature ou sa confiture. Et les aliments ultratransformés devraient être limités.

Les sucres des aliments complets sont-ils mieux absorbés que les sucres des aliments blancs ?

Le taux d’absorption est le même, mais pas la vitesse d’absorption. Généralement, à quantité égale, les aliments complets sont source de sucres lents, tandis que les aliments raffinés ou très transformés sont source de sucres rapides. Par exemple, le fructose des fruits est libéré plus lentement dans le tube digestif – en raison des parois fibreuses des cellules des fruits entiers – que le fructose des sodas, qui sont sans obstacles à sa libération.

Est-il vrai qu’il est préférable de faire un peu d’exercice avant le petit déjeuner pour épuiser le stock de glycogène et lancer ainsi la combustion des graisses ?

C’est ce qui se dit, et cela semble justifié. Une étude5 a en effet montré que faire de l’exercice avant le petit déjeuner augmente l’oxydation des matières grasses d’environ 30 % dans les 24 heures qui suivent. Mais cette expérience n’a concerné que 9 jeunes femmes. Globalement, on manque d’études sur le sujet.

5 - Iwayama K, Kawabuchi R, Nabekura Y et al. (2017) Exercise before breakfast increases 24-h fat oxidation in female subjects. Plos One 12.

Le mot de la fin ?

S’il est compréhensible de se préoccuper de sa consommation de sucre, en revenant à de vrais aliments et en consommant beaucoup de produits végétaux pas trop transformés et variés (règle des 3 V), on n’a plus besoin de s’en soucier car on est sûrs de consommer peu de sucre. Les sources de sucre dans les vrais aliments sont essentiellement les fruits et leur jus (à limiter), le miel et le lactose du lait. Donc, en mangeant un peu de tout, vous ne dépasserez pas naturellement vos 5-10 % de calories quotidiennes en sucres ajoutés, de jus de fruit ou de miel. Il est donc plus important de se focaliser sur la qualité des aliments dans leur globalité (approche holistique) que sur un nutriment en particulier (approche réductionniste).

 

Pour aller plus loin

Sucre, l’amère vérité
de Robert Lustig

Livre-Sucre-l-amere-veriteLe sucre est dans notre vie. Dès le berceau, dans les biberons, les petits pots. Plus tard, dans les jus de fruits, les aliments préparés, le pain de mie, les biscuits, la charcuterie, les laitages. On l’ajoute au café sans y penser. La vérité, c’est que nous nageons dans une mer de sucre.

Chercheur et clinicien engagé, le Dr Robert Lustig a consacré ces 15 dernières années à faire émerger la vérité sur le sucre : un aliment toxique et addictif dont les industriels et les autorités ont trop longtemps minimisé les effets dévastateurs.

Éditions Thierry Souccar - 400 pages - 19,90 €

 

 

SugarLand
de Damon Gameau

Sugar-LandDamon Gameau s'est lancé dans une expérience unique : pendant 60 jours, il a testé sur lui les effets d'une alimentation riche en sucre, mais composée uniquement de produits industriels considérés comme sains et équilibrés : céréales, yaourts 0 %, biscottes, smoothies, compotes, soupes...

Résultat : sans que sa consommation de calories soit plus importante, il prend plus de 8 kilos, 10 cm de tour de taille, son insuline grimpe en flèche, il développe un prédiabète, son humeur se dégrade, sa peau ternit et son immunité s'effondre...

En accompagnement de son documentaire SugarLand, Damon a écrit ce livre pour dénoncer l'omniprésence du sucre dans les aliments que nous consommons et les dangers auxquels il nous expose. Car, au-delà du récit – souvent drôle – de cette expérience, le livre est un outil pédagogique formidable, qui déroule pas-à-pas les explications des médecins et chercheurs sur les conséquences d'une alimentation sucrée, ultra-transformée. Toutes soigneusement passées sous silence par une industrie agroalimentaire dont le seul objectif est de vendre toujours plus.

Éditions Thierry Souccar - 240 pages - 19,90 €

 


 

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Livre-Les-AddictionsLes addictions - Mieux les connaître, réagir et s'en libérer
de François Hervé

On assiste depuis 30 ans à une explosion de la consommation de substances psychoactives. Par ailleurs, la société de consommation crée d'autres formes d'addiction : jeux excessifs, achats compulsifs, Internet et mondes virtuels…

Si l'on vit aujourd'hui parmi elles, les addictions sont heureusement mieux connues et traitées qu'hier. Cet ouvrage aidera concrètement tous ceux qui sont concernés, personnellement ou dans leur entourage.

Éditions Dangles - 254 pages - 23,35 €

 

 

Livre-la-Revolution-TIPILa révolution TIPI -
Régulez vos émotions,
dépassez vos blocages
de Luc Nicon

Technique d’Identification Sensorielle des Peurs Inconscientes (TIPI)

Au-delà d'une nouvelle approche thérapeutique, l’auteur nous propose une véritable révolution dans notre façon d'envisager le fonctionnement émotionnel humain : les événements vécus pendant la période prénatale s'imposent comme décisifs dans l'apparition de nos peurs, de nos souffrances émotionnelles et, plus généralement, dans la construction de notre personnalité. L’objectif de cette méthode : se connecter à sa mémoire sensorielle pour réguler ses difficultés émotionnelles.

Grâce à l'étude TIPI entièrement mise à jour à la lumière des dernières découvertes en neurosciences, découvrez comment vos capacités sensorielles peuvent vous aider à réguler vos émotions négatives.

Éditions Leduc.s - 256 pages - 7,90 €

 

La table des intolérants
de Virginie Martin et du Dr Grégoire Cozon

Livre-La-table-des-intolerantsCet ouvrage très pratique nous invite à retrouver le plaisir d’une alimentation variée et savoureuse, sans frustration et en tenant compte de notre intolérance éventuelle à un ou plusieurs produit(s). Vous y découvrirez :

• + de 100 recettes faciles et rapides à réaliser, toutes modulables en fonction de vos contraintes. Des basiques indispensables aux plats traditionnels, des délices italiens aux desserts inratables, quelle que soit votre intolérance, tous les mets déclinés ici raviront vos papilles !

• Des conseils pratiques et des informations nutritionnelles sur les produits utilisés pour adapter vos recettes et adopter les bons réflexes.

Éditions Jouvence - 176 pages - 16,90 €

 

La cohérence coeur corps esprit
de Thi Bich Doan

Livre-La-coherence-coeur-corps-espritNous oublions parfois que notre être n’est pas seulement un coeur qui bat, ou un corps qui bouge, ou un esprit qui pense. Il est tout cela à la fois. Pour notre bien-être, il est donc primordial d’accorder ces 3 parts de nous-même et de trouver notre cohérence profonde.

Cet ouvrage présente 33 clés pour développer notre cohérence globale.

  • 11 clés Esprit : pour savoir comment fonctionne notre mental et mieux l’apprivoiser ;
  • 11 clés Corps : pour comprendre les réactions de notre corps et les faire nôtres ;
  • 11 clés Coeur : pour nous réconcilier avec notre organe de vie et l’ouvrir au monde.

À la lumière des sciences, de la philosophie et de l’expérience, Thi Bich Doan nous aide à trouver le chemin de notre propre cohérence, pour un mieux-être profond et durable.

Éditions Leducs - 288 pages - 18 €

 

Pour aller plus loin

Le site du Village des addictions : https://www.addictaide.fr
Le site du Fonds Actions Addictions : http://actions-addictions.org
Le site de l’Institut Fédératif des Addictions Comportementales : http://www.ifac-addictions.fr

 


 

cote-bien-etre-56

Addictions-img6Comprendre les addictions pour s’en libérer

Si, pendant longtemps, le terme « addiction » a été associé à l’alcoolisme, la toxicomanie ou au tabagisme, on observe depuis la seconde moitié du 20e siècle que les comportements sont tout aussi susceptibles que les substances d’entraîner une dépendance. Ainsi, la réalité clinique des addictions comportementales n’est plus à prouver. Addiction à la performance et à l’hyperactivité, dépendance affective ou à une relation toxique… sont autant d’addictions comportementales qui nous empoisonnent la vie et peuvent même conduire à la dépression. Nos experts nous apportent un éclairage sur certaines de ces nouvelles addictions et des solutions pour mieux les traiter ou les anticiper.

 

 

Laurence-BourgeoisLe dossier du mois
La charge mentale,
une addiction au féminin

avec Laurence Bourgeois
auteur de plusieurs ouvrages sur
le développement personnel

Difficile d’ouvrir un magazine sans entendre parler d’elle. Il faut dire que ce syndrome de l’hyperactivité au féminin, pouvant mener à l’épuisement, concerne de plus en plus de femmes, étouffées par un perfectionnisme domestique de plus en plus pesant.

Laurence Bourgeois, auteur de plusieurs ouvrages sur le développement personnel et qui vient de sortir un livre passionnant sur le sujet – Se libérer de la charge émotionnelle aux éditions Eyrolles –, nous dit tout sur les mécanismes de cette addiction au féminin (mais qui pourrait tout aussi bien concerner de plus en plus d’hommes).

Comment définiriez-vous la charge mentale, ou syndrome de Rosita ?

Le syndrome de Rosita se caractérise par un état de surchauffe, à la fois mentale et physique, lié à la gestion quotidienne d'une multitude de tâches, aussi bien au niveau professionnel que personnel. En règle générale, c'est à la femme qu'incombe la responsabilité de gérer non seulement le foyer, mais aussi « d’assurer » au travail. Rosita incarne cette femme surmenée du 21e siècle, tout autant épouse bienveillante que mère de famille dévouée, salariée modèle, véritable fée du logis, cuisinière hors pair…

Même si sa coupe est plus que pleine, force est de constater que Rosita maîtrise tout ! Mais cet état de surchauffe chronique doit susciter la plus grande vigilance car il peut conduire au désormais tristement célèbre burn out, ou à d'autres pathologies.

La femme du 21e siècle serait-elle devenue masochiste ?

On peut effectivement se poser la question ! Nous touchons ici du doigt le paradoxe du syndrome de Rosita : une aptitude à tirer sur la corde mêlée à une incapacité à agiter la sonnette d'alarme. À râler de devoir tout régenter sans oser demander l'aide de quiconque. À être consciente qu'il faut mettre la pédale douce, mais à continuer d'accélérer de plus belle. Vous vous reconnaissez sans doute là… Inévitablement, ce décalage entre ses aspirations et son train-train fait plonger Rosita dans l'amertume, la colère, voire la déprime. Pour autant, elle ne pense pas à déléguer – ou refuse de le faire – et continue d'absorber la surcharge quotidienne. Et, ce faisant, elle se fait du mal. Le pire, c'est qu'elle en est souvent parfaitement consciente !

Qu’avons-nous donc à prouver pour être devenues des accros à l'hyperactivité ?

Dans un monde fait de vitesse, d'exigence, de performance et de sursollicitations en tous genres, on en vient à trouver presque normal de mener plusieurs vies en une. Comme si, pour exister à la maison, pour être aimée de ses enfants, pour être reconnue et valorisée au travail, il était indispensable de vivre à mille à l'heure… Tous les jours, le stress prend place dans notre corps… et dans nos conversations. On s'épuise à courir après la perfection, mais la perfection existe-t-elle ?

Vous dites que cette hyperactivité correspond à la peur du vide. Pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

Quand l'hyperactivité s'avère chronique, elle correspond à un besoin de satiété non assouvi. Guidées par la culpabilité, la peur de décevoir ou de ne plus être aimées, nous nous fixons comme objectif – le plus souvent inconscient – de remplir la vie des autres : on chouchoute nos enfants, on panse les blessures de nos amis, on se met en quatre pour la famille, etc. Ce faisant, on ressent la satisfaction de se remplir soi-même. Rosita aurait pourtant tout à gagner à réaliser ses rêves, à dire non un peu plus souvent et, surtout, à lâcher prise !

Que craignons-nous autant pour être dans l’hyper-contrôle permanent ? Est-ce la peur de nous sentir vulnérables ? de perdre le pouvoir ? de nous montrer sous notre vrai visage ?

L'hyper-contrôle sur les personnes et les choses qui nous entourent offre un haut degré de sécurité. Et Rosita adore la sécurité ! Prise dans la routine, elle répète chaque jour les mêmes gestes, pense aux mêmes choses, pour les mêmes personnes. Sortir de sa zone de confort la paralyse, puisque c'est prendre le risque de ne pas savoir, de se sentir vulnérable, et, par voie de conséquence, d'avoir la perception d'être moins appréciée. Par ailleurs, même si elle râle, Rosita adore tout régenter. Quelque part, perdre la maîtrise sur les choses, ce serait pour elle perdre du pouvoir… et se détacher de l'image de la femme parfaite qu'elle cherche à atteindre.

Vous proposez un programme sur une semaine pour guérir du syndrome de Rosita. Est-ce suffisant pour se libérer de la charge mentale ?

J'ai construit mon ouvrage comme un parcours thérapeutique sur 7 jours, la semaine étant rythmée par des diagnostics et des remèdes permettant de sortir rapidement la tête de l'eau, le week-end étant consacré au bilan et à l'intégration de nouveaux mantras ou leçons de vie. Mais, soyons clairs : il n'est pas question de vous faire des « surpromesses » car les symptômes du surmenage ne disparaissent jamais complètement – certaines contraintes quotidiennes sont impossibles à supprimer – et, surtout, pas du jour au lendemain ! En revanche, je suis convaincue que, grâce à mes remèdes, Rosita tirera son épingle du jeu et stoppera la machine avant qu'il ne soit trop tard. D'ailleurs, à la fin de l'ouvrage, vous constaterez qu'elle a réussi quelque chose de formidable : changer d'état d'esprit !

Quels conseils pratiques donneriez-vous à nos lectrices pour baisser un peu la garde et lâcher prise ?

Se recentrer sur l'essentiel – après tout, n’estce pas ce qui compte vraiment dans la vie ? –, être capable de s'offrir ce qu'on donne aux autres, s'accorder le droit d'en faire moins, déléguer plus souvent, baisser son niveau d'exigence tout en augmentant son seuil de tolérance, et, surtout, se dire qu'après tout, si ce que nous faisons n'est pas parfait, cela n'est pas si grave !

 

Pour aller plus loin

Se libérer de la charge mentale -
Une
semaine pour guérir du syndrome de Rosita
de Laurence Bourgeois

Livre-Se-liberer-de-la-charge-mentale« Rosita venait d'avoir quarante ans et ses deux fois vingt bougies lui avaient craché au visage que le compte à rebours allait commencer et qu'il était temps d'en profiter. En profiter ? Mais comment ? Elle qui, chaque matin, attaquait sa journée par une course vertigineuse, où chacun de ses gestes était parfaitement orchestré, chronométré, réglé au dixième de seconde près ! »

Derrière Rosita se dresse le portrait de toutes les femmes actives du 21e siècle atteintes d'un mystérieux syndrome : l'association d'une formidable aptitude à tirer sur la corde et d’une incapacité totale à tirer la sonnette d'alarme. À râler de devoir tout gérer, sans jamais solliciter de soutien. À déplorer de mener une vie à mille à l'heure, tout en continuant d'appuyer sur l'accélérateur. Quels sont les autres symptômes associés à ce syndrome ? Pourquoi apparaissent-ils ? Comment les soulager ? Autant de pistes creusées par Laurence Bourgeois à travers un parcours thérapeutique d'une semaine visant à faire définitivement tomber votre panoplie de « bonne à tout faire ».

Éditions Eyrolles -168 pages -16 €

 

C’est malin - Je dis non à la charge mentale !
d’Alix Lefief-Delcourt

Livre-Je-dis-non-a-la-charge-mentaleArrêtez de jongler et retrouvez la sérénité dans votre couple et à la maison

Cet ouvrage nous fait découvrir ce qui se cache sous la notion de charge mentale, pour déculpabiliser (non, ce n'est pas votre faute si vous avez le sentiment d'être constamment débordée !), puis pour en parler sereinement et objectivement avec votre partenaire.

Il permet de mettre en pratique des solutions concrètes et efficaces : revoir son organisation familiale, partager les responsabilités, impliquer les enfants… Sans oublier de travailler aussi un peu sur nous !

Malin, cet ouvrage inclut un test pour évaluer le poids de notre charge mentale.

Éditions Leduc.s - 192 pages - 6 €

 

 


 

Feriel-Berraies-Guigny-2Sophrologie et addictions : comment la thérapie brève accompagne le sevrage d’une addiction

avec Fériel Berraies Guigny
chercheur en sciences sociales, auteur et thérapeute

 

 

Addictions-img7Dans une société de consommation où le fast food n’en finit par d’envoyer des informations irrésistibles à nos enfants et à nous-mêmes, il est de plus en plus difficile, face à la sédentarité, de manger de façon saine et équilibrée. Manque de temps, de loisirs, déprime, stress et surmenage au quotidien font que, souvent et sans y prendre garde, nous finissons par succomber à la facilité. Et nous développons des mécanismes qui ne sont pas écologiques dans la durée.

On ouvre une tablette de chocolat. On pense prendre 1 ou 2 carrés, et voilà que la tablette est finie ! Idem pour les chips et biscuits apéritifs en tout genre : avec les additifs malsains et pourtant si goûteux, il est difficile de dire non à son palais. D’autant que ce dernier envoie des signaux à notre cerveau : une sensation de plaisir, avec des ingrédients parfois dangereux pour la santé mais qui nous réconfortent dans l’immédiat, sauf que ce plaisir éphémère va provoquer un manque et la spirale s’enclenche, d’autant plus si l’on a des fragilités dans sa vie…

C’est la même chose pour la cigarette et l’alcool : c’est d’un manque que naît une habitude ou un rite, qui devient une dépendance…

L’attrait de la facilité aidant, et face à une ambiance des plus morose, la « comfort food » – c’est-à-dire l’alimentation réconfort – va peu à peu prendre place et s’enraciner dans nos rituels de vie.

La nourriture remplissage émotionnel

Dans ce cas précis, la nourriture est un facteur de « remplissage » et non un mécanisme physiologique de recherche de satiété. En fin de journée, en pic de stress, pour se consoler par rapport à une épreuve et/ou rechercher cette satisfaction illusoire et éphémère que procure l’acte de manger, tout est une excuse pour faire des écarts.

Avec les sursollicitations, les épreuves du quotidien, le stress, la sinistrose, manger devient le seul réconfort émotionnel.

Pourtant, manger à déraison peut rendre malade, vous isoler et vous tuer…

Psychiatres, psychothérapeutes, médecins, thérapeutes et comportementalistes, tous tentent de trouver la cause et le remède. Mais, dans la réalité, recadrer un comportement alimentaire erroné n’est pas une mince affaire, surtout dans le cadre d’une addiction.

Il s’agit ici d’un travail thérapeutique au long cours, que même la nutrithérapie ne peut résoudre à elle seule si l’on ne fait pas le travail sur la partie émotionnelle. Donc, les régimes ne servent à rien – si ce n’est alléger votre compte en banque ! Idem pour la chirurgie plastique et toutes les autres thérapies.

Si vous ne faites pas le boulot avec vos émotions… vous replongerez.

Réglez le problème avec vos émotions et votre miroir d’abord

Avant de faire un régime ou de changer votre rapport à la nourriture, faites-vous suivre par un psychothérapeute dans le cadre précis d’une addiction alimentaire (médicalement diagnostiquée) et, ensuite, enchaînez avec les thérapies brèves, qui vont réellement fonctionner puisqu’elles vont vous aider pour le sevrage (à ne pas craquer). Mais la thérapie brève seule ne suffira pas !

Attention, réalité objective oblige

Arrêter un automatisme n’est pas chose aisée. La compulsion (besoin interne impérieux d’accomplir un acte que la conscience refuse), qui plus est, reste délicate. L’intervention des thérapies brèves ne peut se faire que si une prise en charge médicale et psychothérapeutique de la compulsion a eu lieu en amont. Car il s’agit là véritablement d’un comportement pathologique, qui doit obligatoirement passer par la case médicale ou allopathique avant d’être complétée par la médecine douce ou les thérapies alternatives. Aucun protocole d’amélioration du quotidien en sophrologie ne peut se proposer seul et en toute indépendance pour les comportements dits pathologiques, à savoir phobies, pulsions ou addictions.

La sophrologie est un soin de support pour le sevrage uniquement

La sophrologie intervient au niveau du sevrage, et non avant. On ne peut accepter d’accompagner que si la démarche a déjà été faite et que la personne a déjà commencé son travail.

Les séances sont personnalisées en fonction des demandes de chacun.

On pourra axer notre travail de gestion du sevrage sur des thématiques bien choisies, comme :

  • La détente, en prenant conscience de sa capacité à se détendre sans la nourriture
    La confiance en soi, l’assurance et le renforcement de sa motivation à l’arrêt.
  • L’image de soi vis-à-vis de son addiction
    L’intégration et la valorisation de sa nouvelle image, autonome, loin du mangeur compulsif qui avale tout.
    L’intégration et la satisfaction des valeurs de vie qui stimulent le sevrage (qu’est-ce qui me pousse au sevrage ? En quoi cette démarche est-elle importante pour moi ?).
  • Apprendre à confronter les émotions qui amènent aux pulsions alimentaires
    La sophrologie fait entamer un dialogue avec son corps, afin de l’écouter et de redécouvrir les sensations de goût, de faim, de satiété et de les apprivoiser.

Cette technique psychocorporelle va faciliter une meilleure prise de conscience et une gestion plus cohérente et bienveillante des émotions liées à ce comportement alimentaire (frustration, culpabilité…), pour enfin intégrer une image de soi positive, libérée des dépendances.

Nota bene : la sophrologie est un soin de support qui va soutenir le patient durant la période d’accompagnement (à la motivation, à ne pas craquer, à booster les capacités, etc.).

Un travail qui se fait en coordination avec une équipe pluridisciplinaire (psychiatre, nutritionniste, kiné) et qui vient en complément d’un suivi médical ou spécialisé dans les addictions.

Les outils pour lutter contre le sevrage

La sophrologie est une thérapie écologique adaptative et bienveillante. Elle proposera surtout une boîte à outils qui va aider à faire face aux pics de stress et d’émotions parasites, qui amènent justement le besoin de « se remplir » émotionnellement. Ce qu’on appelle « comfort food », à long terme, devient poison pour nous et, même, nos enfants !

Apprendre à diminuer les charges émotionnelles, les sautes d’humeur et les pensées obsessionnelles va permettre de contrôler l’anxiété et ses émotions, de prendre du recul, et, enfin, de retrouver le contrôle de ses pensées pour mieux gérer sa vie.

Plus qu’une recette pour maigrir, il s’agit d’apprendre à mieux maîtriser les émotions qui font manger de façon erronée. C’est essentiellement le mental qu’il faut travailler. Éduquer le patient et l’amener à adopter une autre philosophie de vie, un autre rapport à la nourriture, car, au fond, c’est le cerveau, l’inconscient, qui décide de tout. De nos émotions, de notre poids. Et aucun régime ne sera véritablement utile dans la durée.

Reconnectez-vous à votre corps et éliminez les fausses idées

Écoutez les besoins de votre corps, qui vous enverra des signaux soit physiques (pause, repos), soit émotionnels (arrêter le déni et la sourde oreille). Accueillez vos émotions et abandonnez tout formatage ou croyances du genre : ce n’est pas ma faute, c’est à cause de la famille, de la culture, de la société, des conditions économiques, des traumas.

Acceptez votre miroir et travaillez à la reconquête de vous-même

Addictions-img8Il appartient à chacun qui est confronté à la compulsion alimentaire de sortir du déni, d’assumer la responsabilité de son état et de se prendre en main. Du moment où vous vous dites : « Ok, je ne mange pas normalement, ce n’est ni la faute de ma dernière rupture, ni de celle des publicités, c’est moi à 100 % qui ai tout à gagner à changer mon rapport à la nourriture », pour moi, ce sera le signe d’un changement profond à venir et l’on peut alors commencer l’accompagnement.

L’efficacité de la sophrologie réside dans l’implication que la personne va mettre dans l’entraînement et la répétition des exercices dans son quotidien. Plus elle pratiquera, plus elle obtiendra des résultats rapidement.

Fériel Berraies est sophrologue certifiée RNCP, formée IFS Paris, membre de la Chambre Syndicale de la Sophrologie. Spécialisée enfance, adolescence, cancer, périnatalité, personnes âgées, entreprises. Praticienne en hypnose ericksonienne, certifiée Xtrëma Paris. En formation en naturopathie, membre du Syndicat des Professionnels de la Naturopathie.

Prix UFA de l’Action Féminine 2015 (Bruxelles) - Prix Sanitas 2018 à la Med conference de Monastir (Tunisie).

Elle consulte sur Ozoir-la-Ferrière en Seine-et- Marne : www.feriel-berraies-therapeute.com Et en Tunisie de juillet à août et à la mi-février.

 


 

Yves-Wauthier-Freymann-2À la découverte des techniques énergétiques provocatrices (TEP)
Une thérapie adaptée au traitement des addictions

avec Yves Wauthier-Freymann
psychothérapeute

 

 

 

TEP

Thérapie encore trop méconnue du grand public, les TEP représentent une discipline émergente, basée sur l’humour et la compréhension compatissante pour induire chez le patient un changement effectif dans son rapport aux émotions négatives. Cette thérapie peut se révéler particulièrement efficace dans le traitement des addictions.

Yves Wauthier-Freymann est psychothérapeute, spécialisé dans les traumas et les troubles de l’attachement. Formateur et superviseur en de multiples approches, il vient de publier un ouvrage sur le sujet des TEP aux éditions Dangles. Nous lui avons posé quelques questions à propos de cette thérapie comportementale.

Comment sont nées les TEP ?

Steve Wells, psychologue, et David Lake, médecin, se sont intéressés aux travaux de Frank Farrelly, qui travaillait en institution. Lassé de revoir encore et encore les mêmes patients qui revenaient avec les mêmes symptômes ou pathologies, ce psychologue américain demanda à l’un d’entre eux de consulter à nouveau 10 ou 20 ans plus tard, car, là, peut-être qu’il serait enfin prêt, ou lui, en tant que thérapeute, ne serait plus là pour réentendre la même histoire… Cela créa un électrochoc sur le patient, qui guérit de sa pathologie. David et Steve y ont ajouté les découvertes et développements en retraitement du trauma, tels que le tapping – tapotement et stimulation de points d’acupression – ou certaines techniques de recadrage… Bessel van der Kolk, une des sommités mondiales du trauma et de la dissociation, a déclaré que, pour lui, le tapping était la découverte du 21e siècle en matière de retraitement et de dissolution des traumas.

Comment définir simplement les TEP pour nos lecteurs ?

Les TEP représentent l’alliance entre la stimulation de points d’acupression de médecine traditionnelle chinoise et un lien thérapeutique fort, axé autour du coeur et d’un humour décalé.

Les problèmes et le vécu du patient seront souvent tirés à l’extrême, ce qui amènera très fréquemment une impression de non-sens ou d’humour noir décalé, à l’anglaise, du type Monty Python ou Mister Bean… La résultante de tout ceci éclairera la problématique sous des angles nouveaux, avec pour conséquence des prises de conscience qui accéléreront l’ensemble du travail thérapeutique.

Quelles pathologies est-il possible de traiter avec les TEP ?

À peu près toutes les pathologies sont accessibles aux TEP, pour autant que le thérapeute soit formé correctement et supervisé dans sa pratique. Personnellement, je l’utilise tout autant sur des cas légers que lourds : traumas, pathologies mentales, phobies, chez des enfants, ados, adultes et couples.

Le travail se déroulera différemment en fonction du public, mais le thérapeute pourra tout aussi bien utiliser son corps et le non-verbal par des mimiques drôles et déconcertantes alors que son propos sera grave et reconnaissant la lourdeur de la situation. Une autre approche sera, au contraire, de demander directement au patient s’il désire garder le problème plutôt 20, 40 ou 60 années de plus. En fonction de sa réponse, le thérapeute pourra faire semblant d’être profondément déçu puisqu’il ne disait cela que pour l’aider. Si la personne ne veut vraiment faire aucun effort pour le rassurer, il ne peut rien pour le patient… Bref, vous l’aurez compris, tout est permis pour autant que cela parte du coeur et que cela reste au niveau du coeur…

Le thérapeute pourrait faire état de la pseudomauvaise foi du patient alors que lui-même en fait état, mais il s’agit, par un regard, un sourire, de complètement désarmer le propos et de créer une confusion chez le patient… qui ne sait plus très bien s’il doit en rire ou en pleurer… et par là même va se décharger de la tension émotionnelle qu’il gardait pour lui. De l’humour et de l’amour des gens…

Pour quelles raisons les TEP se révèlent-elles particulièrement efficaces dans le cadre du traitement des addictions ?

Les thérapies provocatrices vont très souvent chercher à exagérer et tirer à l'extrême les comportements du patient associés à l’addiction. De telle manière que la personne elle-même prend conscience du « ridicule » de ce comportement et le transformera en une forme d'autodérision. Cette prise de conscience lui fournira également la force de changer d’attitude tout en lui redonnant accès à sa capacité de choix.

Pour quels types d’addiction les résultats sont-ils le plus efficaces ?

Toutes les formes d’addiction peuvent bénéficier de cette approche. L’origine des addictions est majoritairement en lien avec des traumas, des blessures et la souffrance qu’elles génèrent. L’inconscient va chercher à contourner cette souffrance en mettant en place des mécanismes d’évitement, tels que les tocs, les ruminations mentales, les addictions, les phobies et les comportements excessifs. Un des axes moteurs du traitement des addictions est la réparation du manque d’amour de soi, de la confiance et de l’estime de soi… La thérapie provocatrice démonte toutes les croyances associées à ces manquements et redonne à l’individu une image transformée et plus proche de la réalité de ses ressources.

Quels sont les ingrédients nécessaires au bon déroulement d'une séance de TEP ?

Avant toute chose, avoir de l’amour pour les personnes, de la compassion, une bonne dose d’humour et d’autodérision, et un sens aigu de l’irrespect des pensées et du respect des personnes… Une session provocatrice pourra sembler assez dure à une personne extérieure, alors qu’à l’intérieur de la bulle, le patient va se sentir enveloppé par énormément d’attention, de douceur, de rires et de fous rires… Une séance comportera systématiquement du rire, même sur les thématiques les plus lourdes...

Comment se déroule concrètement une séance de TEP ?

Le patient amène sa thématique et le thérapeute veille à bien établir une alliance, basée sur la compréhension et l’écoute, tout en commençant à décaler le discours… Il peut tout aussi bien se mettre à parler au patient d’une situation qui semble lui être complètement étrangère… Par exemple, le patient vient se plaindre qu’il n’arrive pas à développer son petit cabinet, qu’il n’a que de petits patients, une petite pratique et s’entendre dire que c’est absolument génial de travailler avec des nains… Que c’est une niche car personne ne fait cela… Cela va provoquer une rupture de comportement chez le patient et le thérapeute va ensuite suivre l’énergie du patient. C’est-à-dire là où le patient réagit le plus… De fil en aiguille, le patient va déplacer sa compréhension du problème vers les voies réelles et exactes à traiter et non pas celles qu’il imaginait devoir traiter.

Le patient reviendra avec une vision plus claire de sa situation et cela permettra au thérapeute de mieux l’accompagner et de continuer ce décapage humoristique, mais avant tout thérapeutique… Du rire et de l’efficacité tout en présence et douceur.

Où est-il possible de pratiquer une séance en France ? À qui s’adresser ?

Il existe sur facebook le groupe Provocative Energy Techniques, en anglais, ainsi que le groupe francophone Psychologie énergétique, ou encore sur le site www.iepra.com, ou bien le site de l’APEC – Association francophone de Psychologie Énergétique Clinique –

www.energypsy.org

 

Pour aller plus loin

Livre-TEPTEP - Techniques énergétiques provocatrices
de David Lake, Steve Wells et Yves Wauthier-Freymann

Ce livre est une introduction de base aux techniques énergétiques provocatrices (TEP). L’ouvrage est enrichi d’exercices, d’exemples cliniques et de nombreux conseils appliqués pour que les professionnels mettent aisément en pratique la technique lors d’un accompagnement thérapeutique.

Un livre passionnant qui a été écrit par les fondateurs des TEP.

C’est le premier ouvrage en français faisant état de leurs travaux.

Éditions Dangles - 112 pages - 15 €

 


 

Guilaine-LipskiL’addiction dans une relation affective toxique
Ou la rencontre avec le comportement manipulateur pervers narcissique…

avec Guilaine Lipski
conférencière, coach en développement
personnel, auteur

 

Addictions-img13Les addictions peuvent revêtir plusieurs visages, mais, habituellement, elles se résument en un seul : une tentative de détourner notre attention des émotions difficiles qui pourraient assaillir notre conscience et nous submerger.

Les émotions veulent s’exprimer, veulent être entendues, comprises et acceptées.

Plus nous essayons d’échapper à notre souffrance, plus elle se fait entendre. L'addiction sert à soulager nos émotions. Faire du bien là où ça fait mal… Soulager la douleur que nous ne voulons ou ne pouvons pas reconnaître.

On peut être addict à beaucoup de succédanés du bonheur et fuir dans trop d’alcool, de sport, sexe, travail, sucre, shopping… Mais l’on peut aussi être addict, en toute inconscience, à la souffrance, au manque et à la frustration… de son enfance. À une histoire non résolue que nous voulons réparer, réparer à tout prix, à n’importe quel prix, mais on l’ignore encore. Le drame commence à se jouer à l’instant où l’on se met à penser : « cette personne est la bonne ! » Et l’on est prêt-e à tout donner pour que ça marche ; mais ce « tout » est toujours trop…

Lorsque l’enfant grandit sans être reconnu et n’est pas en contact avec la tendresse, la bienveillance, l’attention et l’amour sans conditions de ses parents, il va grandir en étranger dans sa propre famille.

Ne sachant et ne pouvant combler ses besoins par lui-même, il va connaître la douleur du manque et de la frustration de ses besoins vitaux (cités plus haut), qui le sont tout autant que la nourriture ! Ainsi, son expérience de l’amour deviendra un état de souffrance que ses cellules vont identifier comme étant l’amour.

L’enfant est un buvard qui s’imprègne de son vécu, établit des croyances sans distinction de ce qui est vrai ou pas, bon ou mauvais pour lui. Puis, l’empreinte devient un programme.

S’il se révolte et entre dans la colère, il deviendra un persécuteur ou un prédateur. Si, au contraire, il retourne la colère contre lui, il connaîtra la tristesse du dépendant affectif qui nourrit son coeur en donnant, quand le prédateur nourrit le sien en prenant et, surtout, en persécutant !

À l’évidence, ces deux-là sont faits pour s’attirer et se rencontrer… pour le meilleur de l’un et le pire de l’autre !

Nous arrivons donc à la logique de la rencontre entre un dépendant affectif et son coéquipier, le manipulateur – voire le pervers –, mais toujours narcissique. L’histoire pourrait s’arrêter au moment où le dépendant commence à souffrir et se dit « cette personne-là n’est vraiment pas pour moi, souffrir, ça n’est pas l’amour » ; mais ce serait ignorer que ses cellules ont identifié l’amour par rapport à la souffrance, au manque et à la frustration de son enfance…

« Je souffre, donc je suis amoureux-se, j’aime ! », pourrait-il claironner. Et comme il est devenu très endurant, cela étant dû à sa grande expérience du désamour, ce petit jeu pourra durer quelques longues années et même recommencer (au cas où il n’aurait pas compris). À l’impossible nul n’est tenu, mais, lui, l’impossible est son univers, il n’a connu que cela et il sait bien se maintenir presque vivant dans ce gouffre, ce puits sans fond de l’impossibilité.

L’inaccessible est son quotidien… Il a l’habitude et la force de tenir ! Il est bien armé pour mener une bataille contre le vide, ce qu’il a toujours connu. Le désespoir ne lui fait pas peur, il l’a vécu très tôt la plupart du temps.

Cette attraction, cette addiction à l’autre, qui lui fait revivre la souffrance de son enfance, pourra le mener à la dépression, la maladie, le suicide à l’extrême, et dans tous les cas, il deviendra l’ombre de lui-même, perdant son énergie et sa vitalité. C’est une descente aux enfers, d’où l’on ne peut s’extraire qu’en trouvant un soutien thérapeutique extérieur. Encore faut-il recevoir la bonne information au bon moment pour envisager qu’autre chose est possible et réalisable.

Trucs et astuces pour se protéger du comportement manipulateur pervers narcissique (MPN)

LE RECONNAÎTRE : en se souvenant que le MPN a deux visages, un pour le conjoint et un autre pour l’extérieur / Charmant-e, séduisant-e et flatteur-se en extérieur et au premier temps de la relation / Parle très peu avec vous (sauf au début de la relation) mais (souvent) beaucoup en société / Parfois timide, altruiste / Rempli de (trop) bonnes intentions / Belle morale (mais factice) / Brillant-e (le-la plus dangereux-se car il-elle se sert de son intelligence pour mieux persécuter) / Serviable (trop) / Attentionné-e, chaleureux-se (trop)… à l’extérieur / Fait (trop) rapidement des cadeaux.

Dans l’intimité : Lorsque le poisson est ferré…

Souffle le chaud et le froid / Se mure dans le silence (et vampirise ainsi votre énergie : « qu’ai-je donc fait de mal ? », vous demanderez- vous…) / Est contrarié-e pour rien / Fait du chantage / Cherche et trouve des détails insignifiants pour se mettre en colère / Cherche à vous isoler de votre famille, vos amis, votre travail / Cherche à vous faire culpabiliser / Vous insulte (« tu es fou-folle ! ») / Vous dénigre / Vous humilie / Vous critique / N’est jamais responsable quoi qu’il arrive / Utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins / Se plaît à se faire passer pour une victime / Répond toujours de façon floue / Ne dit jamais ce qu’il-elle pense vraiment / Ne supporte aucune critique / Vous êtes avec lui-elle ou contre lui-elle (aucune demi-mesure et, si vous n’êtes pas du même avis, alors vous êtes contre lui-elle…) / Nie les évidences et se met en colère devant des preuves objectives / Devient violent- e s’il-elle se sent coincé-e / Prêche le faux pour savoir le vrai / Ne formule pas ses demandes de façon claire / Pose des questions détournées / Ment pour tout et rien / Sa pensée est stratégique (charmeur-se, attentionné-e ou victime selon le besoin du moment) / Persécute (pour se prouver qu’il-elle a du pouvoir, donc qu’il-elle est quelqu’un) / Aucune empathie ni respect pour autrui / Reste centré-e sur sa personne en toutes circonstances, à moins qu’il-elle ait un intérêt dans la situation pour agir autrement / Peut pleurer facilement en cas de besoin pour vous apitoyer / Vous êtes là pour servir son plaisir et ses besoins sans considération pour les vôtres / Choisit un-e conjoint-e soumis-e et bienveillant-e pour exercer son pouvoir et se faire du bien (en l’amenant à douter de lui-elle pour pouvoir le-la persécuter et se persuader de sa propre valeur) / Prend tout ce qu’il y a à prendre – argent, affect – sans aucune retenue / Efficace pour exploiter toute personne et atteindre ses buts aux dépens d’autrui / Sa pensée est stratégique et ne recule devant rien / Peut avoir des émotions mais pas de sentiments / Incapable de culpabiliser / Besoin d’admiration / Projette sur autrui ses propres failles, manquements, mensonges et son chaos intérieur lorsqu’il-elle vous traite de fou-folle / Ilelle est de mauvaise humeur sans aucune vraie raison ou pour la seule raison d’avoir été contrarié-e / Peut laisser tomber sa famille du jour au lendemain sans état d’âme.

Les signes qui montrent que vous êtes installé-e dans une relation toxique

Vous ressentez un état de dissociation physique et morale, votre mémoire, vos perceptions sont défaillantes et vous sentez que quelque chose n’est pas ou plus normal / Sa froideur et son indifférence deviennent insupportables / Vous avez toujours peur de faire ou dire quelque chose qui réveillera sa colère.

Vous mettez de côté vos besoins pour lui plaire ou parce que vous avez peur / Vous finissez même parfois par vous excuser de qui vous êtes ou de ce que vous dites ou de ce que vous faites.

Il-elle emploie la violence verbale et vous critique / Il-elle est toujours insatisfait- e / Vous vous sentez épié-e, surveillé- e / Un rien, une situation anodine déclenche sa colère et vous devenez anxieux-se dès qu’il-elle est présent-e / Vous ressentez une menace mal définie / Vous devenez méfiant-e / Plus le temps avance et plus l’abus devient chronique / Votre désespoir grandit et vous vous sentez de plus en plus impuissant- e / Personne ne veut croire ce que vous vivez (il-elle a l’air tellement gentil- le) / Vous commencez à avoir honte de ce que vous vivez / Vous finissez par croire que vous êtes le problème / Il-elle fait entrer une troisième personne dans le couple.

Vous en arrivez au pire :

- Vous protéger votre agresseur, niez et/ ou rationalisez la violence vécue (« tu comprends, avec son enfance… ») / Vous acceptez de penser que, finalement, c’est lui ou elle qui a raison : vous n’êtes pas comme il faut et vous avez de la chance qu’il-elle vous accepte ! / Vous pensez que, finalement, c’est vrai : sans lui-elle, vous n’êtes rien / Vous vous sentez comme un animal piégé.

Arrivé-e à ce stade, vous êtes sous emprise, vous ne vous appartenez plus et êtes dans une telle confusion intérieure que votre enfermement et votre bourreau sont devenus votre sécurité, ainsi que les somnifères, tranquillisants, antidépresseurs, anxiolytiques.

Votre santé mentale est en jeu, mais clignote encore de temps en temps comme elle peut pour vous alarmer en vous susurrant que tout n’est peut-être pas de votre faute, que, finalement, cette torpeur intérieure, c’est la facilité, que vous sauver vous-même est encore possible….

Donc… il est temps de prendre soin de vous car personne ne le fera à votre place. Le moment est venu de VOUS choisir avec courage, honnêteté et détermination. Osez regarder la vérité de ce que vous subissez chaque jour !

Tout ceci n’est qu’un petit aperçu de ce qui est en jeu dans ce type de relation. Il y aurait encore beaucoup à dire. Le comportement du MPN est dû à un trouble mental et la personne ne peut changer, à moins, peut-être, que la vie ne s’en occupe. C’est une pathologie reconnue qui cause beaucoup de dégâts à l’extérieur, alors que le dépendant affectif, lui, se trouve – tout en se méprenant – dans un état d’automutilation.

Vous ignorez peut-être que l’inaccessible vous rend amoureux-se, allant même jusqu’à vous dire : « mais je l’aime ! » Réfléchissez à comment vous en êtes venu-e à penser que vous « aimez » un bourreau, parce que ça n’est même pas un choix, juste une réplique, un « bis » de ce que vous portez à l’intérieur de vous en toute ignorance et depuis tant d’années… votre enfance !

Regardez combien son comportement ressemble bien souvent à celui des deux parents qui vous a le plus fait souffrir. Alors, vous êtes devant un défi : revenir à vous malgré votre histoire.

Ce faisant, vous quitterez l’addiction (à l’autre), qui permet son emprise (sur vous).

Site de Guilaine Lipski :
infinity888.jimdo.com
Au service du bonheur pour un monde plus heureux.
Conférencière, coach en développement personnel,
auteur de J’ai quarante
ans, tout bascule.
RDV par Skype, téléphone ou sur Garéoult (Var).

 


 

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Coup de Cœur ! ♥♥♥

C’est décidé, je m’épouse !
de Nathalie Lefèvre

Livre-C-est-decide-je-m-epouseChoisis-toi, le monde te choisira

Nous passons une grande partie de notre existence à nous faire des reproches et à chercher dans le regard de l’autre une reconnaissance que nous seuls sommes capables de nous donner. Et si nous cessions enfin de nous gâcher la vie avec nos critiques intérieures et faisions définitivement la paix avec nous-mêmes en nous acceptant pleinement ?

Sur le modèle de l’engagement amoureux, l’auteur nous propose de faire alliance avec ce que nous sommes. De la première rencontre à la scène de ménage en passant par les fiançailles et le mariage, elle montre pas-à-pas, et grâce à de nombreux exercices, comment nous apprivoiser, nous accepter et nous aimer… pour le meilleur et pour le pire !

Éditions Larousse - 180 pages - 14,90 €

 

Branche ton GPS sur le bonheur !
de Marie-Louise Roth

Livre-Branche-Ton-GPSLaisse aller ce qui était. Accepte ce qui est. Aie confiance en ce qui sera.

Comme le GPS qui a en mémoire toutes les routes du monde, notre subconscient est un GPS spirituel que nous pouvons programmer en lui parlant au présent de nos désirs les plus fous ou de nos peurs les plus légitimes, sachant que le MIEUX se fait au MEILLEUR moment.

Dans ce livre, l’auteur nous présente une explication rationnelle et scientifique du fonctionnement de notre subconscient, pour nous aider à utiliser les mots les plus justes, adéquats et compréhensibles pour notre cerveau, afin qu’ils aient un impact direct et influent dans tous les domaines de notre vie. En effet, un mauvais état d’esprit engendre de mauvais mots, à l’origine du mal dire, ou « male diction », un bon état d’esprit engendre de bons mots à l’origine du bien dire, ou « bene diction », entraînant « mal heur » ou « bon heur », « mal chance » ou « bonne chance ». Choisir ses pensées, c’est choisir sa vie !

Le Courrier du Livre - 200 pages - 14,90 €

 

Le syndrome de Tarzan
de Pascale Piquet

Livre-Le-syndrome-de-TarzanLibérez-vous des lianes de la dépendance affective

Qui aurait cru que Tarzan ait quelque chose à voir avec la dépendance ? Pourtant, plusieurs personnes dépendent autant de l'affection des autres que Tarzan de ses lianes : pour ne pas tomber dans le vide… affectif, elles préfèrent s'attacher à la première personne qui passe. L'auteur raconte comment elle s'est libérée de ses lianes et elle aide aujourd'hui ceux qui en sont prisonniers à s'en défaire. Elle éclaire le lecteur sur les raisons de ses échecs sentimentaux et propose des solutions pour aborder la vie d'une façon plus confortable.

Béliveau éditeur - 330 pages - 17 €

 

 

 


 

Isabelle-Bourdeau-66Les addictions : dépendance… souffrances… Que peuvent apporter les Fleurs de Bach ?

par Isabelle Bourdeau

Du plaisir à la dépendance… Au début, on goûte, on se dit que ce n’est rien, qu’on est solide et que cela ne peut pas nous arriver… d’être accro !

Donc, on essaie le tabac, la drogue, l’alcool, le jeu, des substances hallucinogènes, le sexe, les achats compulsifs… en quête de sensations fortes ou apaisantes, une recherche de plaisir fourni par des substances extérieures pour combler un vide, un manque, une souffrance, ou tout simplement pour faire pareil que d’autres !

Fleurs-de-BachPourtant, le mécanisme du plaisir par la libération de la dopamine et de la sérotonine injecte insidieusement la substance addictive dans notre cerveau. Et si la personne est à ce moment-là faible, non confiante, peureuse, elle va trouver refuge dans ces nouvelles sensations que lui procure sa drogue : des effets agréables et des impacts positifs sur le fonctionnement psychique (oubli des problèmes, amélioration des performances, sensation de bien-être… d’être un-e autre !)

Mais de courte durée, car, très vite, le pouvoir addictif de ces substances nourrit des pathologies cérébrales par la dépendance, avec des conséquences délétères suivant les facteurs de vulnérabilité de la personne, chacune ayant un seuil de tolérance différent. Cellesci sont : la perte de contrôle de soi, du temps et de la quantité, augmentation de la tolérance du produit addictif, plus de notion du risque physique, activités réduites au profit de son addiction, troubles psychiques et cognitifs, difficulté de concentration, d’expression et de mémorisation, isolement, déscolarisation, désocialisation, voire paupérisation à tous niveaux… En résumé, face aux problèmes rencontrés, le mécanisme est complexe et se présente en 3 phases :

- Une augmentation de la motivation à consommer : recherche de plaisir.

- Un état émotionnel négatif : recherche d’un soulagement.

- Une diminution de la capacité à se contrôler : perte de contrôle.

La prise en charge de ces malades passe par le sevrage et l’accompagnement. L’énergie de certaines fleurs et certains élixirs floraux peut soutenir et aider l’être à retrouver le chemin de l’estime de soi, par une nouvelle gestion de ce conglomérat d’émotions, par le nettoyage et la purification de son aspect tant physique que psychique et la revalorisation de son image, le lâcher-prise et le décrochage… enfin.

- Crab Apple, en tant qu’agent « nettoyant » simultanément à tous les niveaux : physique, mental, émotionnel et spirituel. L’extrait floral ira là où le malade en a besoin, comme guidé par une intelligence qui dépasse son entendement. Crab Apple s’emploie à évacuer les pensées mauvaises et néfastes, soutenu par d’autres élixirs comme White Chestnut, pour éliminer les idées parasites de l’esprit, Pine pour le sentiment de honte et de faute. Crab Apple provoque un désir de propreté, de netteté et de purification… en réel comme dans la tête.

- Vervain, la fleur du « tout trop », qui insuffle la modération pour les jusqu’auboutistes, qui pêchent par l’excès, la recherche de sensations fortes, qui sont virulents et passionnés.

- Agrimony est la fleur par excellence des gens torturés par des phases sombres et d’ombre, des angoisses et, surtout, qui les masquent, qui souffrent intérieurement et se reportent vers d’autres univers pour se rassurer, exister, occulter leurs vrais maux. Agrimony est une fleur caractéristique d'un comportement de base pour des personnes qui se réfugient souvent dans des dérivatifs, chocolat puis tabac, excès, drogues en tous genres, pour se donner une contenance et fuir leurs propres démons. Agrimony permet d’accepter pleinement et ouvertement son moi intérieur, d’être sincère et de créer un relationnel sur des bases vraies. Fini la fuite et le leurre, c’est plus confortable d’être une et même personne, sincère de soi à soi et de soi à l’autre !

- Centaury aide les personnes au tempérament fragile à s’affirmer et à dire non, à ne pas se laisser influencer, comme avec Walnut, qui, telle la noix, indique qu’une coquille protège de l’influence extérieure et joue un rôle sur le pouvoir de couper avec les mauvaises habitudes, qu’il s’agisse de rompre avec les anciens processus mis en place pour se rassurer ou de se couper de la gestuelle de la cigarette, par exemple. Cela sert en période de sevrage car conforte dans les projets immédiats.

- Pour finir, Cherry Plum, fleur du calme intérieur face à la perte du contrôle émotionnel, pourra aider à garder le contrôle de soi, de ses impulsions, tant pour ne pas replonger dans l’addiction que pour contrôler ses effets pernicieux en gardant son sang-froid et sa capacité à faire face en toutes circonstances.

La florithérapie accompagne efficacement tout traitement médicamenteux et met en place un processus d’autoguérison, utile soutien moral et émotionnel lors d’une phase de reconstruction psychique et physique. L’énergie naturelle des végétaux et la vibration qu’une composition personnalisée apporte à l’individu en souffrance sont un plus non négligeable pour les émotions à gérer : peurs, dépendance, tristesse, apathie, pour un retour à la volonté et à la joie de vivre, à une confiance en soi et en ses compétences, au dynamisme, à l’entrain, à la volonté, l’empathie, la reconnexion avec le monde réel…

Si vous souhaitez en parler, une séance Fleurs de Bach est possible pour poser, élucider, comprendre cet ensemble émotionnel, et, surtout, y répondre par une bonne analyse des besoins et une composition personnalisée.

Isabelle Bourdeau - Florithérapeute -
L’Apogée de Soi - 06 814 614 86
contact@lapogeedesoi.fr

 


 

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Respire - Yoga, méditation, pleine conscience
de Yael Bloch

Livre-Respire-Yael-BlochNous avons besoin de redécouvrir notre souffle pour améliorer notre santé, réguler la fatigue, le stress et les émotions. Dans des pratiques comme le yoga et la méditation, il est aussi nécessaire de le maîtriser pour atteindre un état de pleine conscience. L’auteur nous dévoile les secrets d’une bonne respiration : après une explication précise de ses mécanismes, elle nous révèle tous les moyens de l’améliorer.

Quels mouvements et positions nous permettent d’adopter une bonne respiration (et quels sont ceux, au contraire, à éviter) ? Comment adapter notre souffle à nos émotions et nos besoins ? Des exercices issus des principes fondateurs du yoga sont proposés, tels que la posture de l’enfant, la respiration alternée, pranique et le célèbre Om.

Éditions La Plage - 72 pages - 9,95 €

 

Dépendance affective -
Six étapes pour se prendre en mains et agir

de Geneviève Krebs

Livre-Dependance-affectiveS'il existe bien un domaine dans lequel personne ne peut agir à votre place, c'est bien la dépendance affective. Faire autrement doit être expérimenté pour en observer et ressentir les résultats. C'est petit à petit, au travers de risques à prendre, que le dépendant affectif trouve à se rassurer par lui-même, à se détacher des événements et des personnes, et à regagner l'amour de soi. L'amour de soi est un sentiment plein et rassurant, qui permet de vivre heureux même en étant seul. C'est à partir de ce socle de bien-être bienveillant qu'il est possible de partager une relation et contribuer à l'épanouissement du couple, tout en continuant à se sentir libre et laisser l'autre libre d'être et d'évoluer sur son chemin. Cet ouvrage sert à mieux comprendre les rouages de la dépendance affective et propose une aide pour sortir de cet état de dépendance.

Éditions Eyrolles - 190 pages - 18 €

 

À l’écoute des arbres je me suis rencontrée
de Patrice Bouchardon

Livre-A-l-ecoute_des_arbresJuliette a tout pour être heureuse : des amis, un compagnon, un travail… Pourtant, elle ressent comme un vide intérieur et de la tristesse, sans savoir pourquoi. Au cours d’une balade en forêt, entourée d’arbres majestueux, elle fait la connaissance d’un génie, une voix mystérieuse qui s’adresse à elle et semble bien la connaître. Elle ne le sait pas encore, mais sa vie va en être bouleversée. Au contact de la forêt, aidée par le génie, elle va se connecter peu à peu à sa force intérieure et emprunter un nouveau chemin, celui qui mène à la rencontre d’elle-même.

Et si la découverte des arbres était un formidable voyage intérieur ? Laissez-vous envoûter par l’appel de la forêt et ses leçons de sagesse… Un roman feel good passionnant !

Éditions Leduc.s - 208 pages - 17 € Sortie le 25 septembre 2018

 

Je m’initie à l’EFT (techniques de libération émotionnelle)
Guide visuel de Jean-Michel Gurret

Livre-EFTL'EFT (techniques de libération émotionnelle) et la psychologie énergétique sont des outils simples qui nous expliquent comment reprendre le contrôle de nous-même en nous apprenant à mieux gérer nos émotions et à ne plus laisser nos mauvais souvenirs dicter nos réactions d'aujourd'hui.

Dans ce guide de référence, 100 % visuel, l’auteur nous fait découvrir en images comment les mettre en pratique dans notre vie quotidienne :

  • Le protocole EFT de base, expliqué pas-à-pas.
  • Des fiches pratiques pour prendre soin de soi : peur et phobies, colère, stress, perte de poids, troubles du sommeil…
  • Les protocoles spécifiques pour les bébés et les enfants.
  • Des astuces pour lever les blocages inconscients qui empêchent d'avancer.
  • Des outils complémentaires pour optimiser les résultats : cohérence cardiaque, routine énergétique, procédure de paix personnelle, thérapie rationnelle émotive…
  • Incluse : la localisation précise des points à stimuler sur le corps et les mains !

Éditions Leduc.s - 192 pages - 19 €

 


 

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Addictions-img9Comprendre les addictions pour s’en libérer

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la beauté n’est pas épargnée par les addictions.

Car, dans le paraître, on recherche souvent à combler des choses qui ne sont finalement pas de l’ordre du physique, mais bel et bien du psychologique.

Petit tour d’horizon de quelques addictions, sans oublier notre recette beauté pour être belle pendant l’été.

 

3 addictions liées à la beauté

1. La tanorexie, ou l’addiction aux UV

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Pour avoir un teint hâlé, un nombre croissant d’hommes et de femmes ont recours aux rayons UV artificiels. Cette pratique se transforme bien souvent en addiction, les adeptes de cette activité ayant besoin de paraître toujours plus bronzés. Si l’addiction est aussi fréquente, c’est que le soleil stimule la production de mélanine (pigment qui colore la peau), et que ce phénomène libère des endorphines – ces hormones proches de la morphine –, donnant une sensation de bien-être et apaisant la douleur.

Les risques des UV sur la santé sont pourtant avérés. L’OMS a d’ailleurs classé les appareils à UV comme cancérigènes en 2012. L'usage de ces équipements augmenterait le risque de mélanome de 20 %.

2. La trichophagie, ou l’addiction au fait de manger ses cheveux

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Maladie liée au stress, la trichophagie est littéralement l’action de manger ses cheveux, mais aussi ses sourcils, cils et autres poils du corps. Les personnes concernées peuvent manger le bulbe du poil, la racine ou le poil entier.

Cette addiction, qui toucherait 1 à 2 % de la population, engendre des troubles de l’estomac et des intestins.

Dans le cadre de cette addiction, une psychothérapie s'avérera bien souvent indispensable. Cela peut être sous la forme d'une thérapie cognitive et comportementale (TCC), qui donne généralement de très bons résultats, d'une psychothérapie de soutien et/ou d'analyse, ou sous forme d'hypnose.

3. L’onychophagie, ou le fait de se ronger les ongles

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Cette addiction consiste à se ronger les ongles, en général des mains, et parfois même des pieds. Elle correspond à un acte automutilateur qui est, dans la plupart des cas, la conséquence d’un stress important.

L’hypnose semble donner de bons résultats pour traiter cette addiction.

Une séance type commence par des préliminaires appelés dans le jargon « détermination d’objectif », pendant lesquels l’hypnothérapeute interroge le patient afin que puissent être mis en place tous les mécanismes nécessaires pour que la personne arrive là où elle veut aller.

 


 

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Faire ses produits d’entretien maison
de Fern Green

Livre-Faire-ses-produits-d-entretien-maisonNettoyer et assainir sa maison au naturel

Vous vous intéressez aux ingrédients que vous utilisez pour nettoyer votre maison ?

Vous en avez assez des produits chimiques qu’ils contiennent et vous êtes conscient-e des effets nocifs qu'ils peuvent avoir sur votre santé ?

Ce livre rassemble plus de 110 recettes pour répondre à la plupart de vos questions concernant l'entretien de la maison. Il présente des alternatives naturelles pour assainir et revitaliser votre intérieur. Une façon économique de respecter l'environnement et sa santé.

Éditions Marabout - 256 pages - 15,90 €

 

Hallux valgus
de Thomas Rogall

Livre-Hallux-Valgus-Thomas-RogallLes meilleurs exercices pour se soigner

Communément appelé « oignon », l’hallux valgus est une déformation de l’orteil, générant une saillie osseuse inesthétique et douloureuse.

L’auteur propose un programme d’exercices et des solutions naturelles pour soulager et contenir l’évolution de son hallux valgus :

  • renforcer la voûte plantaire,
  • corriger la déviation du gros orteil,
  • bien répartir la charge corporelle,
  • prendre conscience de sa marche,
  • bien choisir ses chaussures…

Loin de toute culpabilisation, le thérapeute holistique invite à considérer le contexte global du corps à travers sa façon de se tenir.

Éditions La Plage - 56 pages - 10 €

 


 

Michele-Nicoue-PaschoudLe dossier beauté du mois :
La beauté noire engagée

À l’occasion de la sortie de son livre Beauté noire, aux éditions La Plage, Michèle Nicoué-Paschoud nous livre quelques-uns de ses secrets de beauté et fait toute la lumière sur une cosmétique qui s’affirme de plus en plus.

Docteur en pharmacie et réflexologue, Michèle Nicoué-Paschoud est originaire du Bénin. Passionnée par les approches naturelles de santé, elle met à disposition ses connaissances scientifiques pour la fabrication de produits de beauté efficaces et sensoriels sur son blog Potions et chaudron.

http://www.potions-et-chaudron.com

 

Beaute-NoirePourquoi avoir écrit un ouvrage spécialisé sur la cosmétique naturelle pour peaux noires et métissées ?

Les peaux noires et métissées ont la même structure que les autres peaux et il peut être étonnant de proposer un tel ouvrage, en effet. Leur spécificité provient de l’adaptation aux conditions climatiques en Europe ou dans les pays tempérés, où elles ne trouvent pas la chaleur et l’humidité des climats tropicaux, qui leur correspondent le mieux.

Un tel ouvrage pratique et aussi complet n’existe pas en français. Certes, il traite des cheveux, qui semblent être l’arbre qui cache la forêt – pousse, coiffage, casse… –, mais aussi plus largement des préoccupations possibles sur les peaux noire et métisse, telles que taches, acné, vieillissement, et des enjeux de santé liés à l’emploi d’ingrédients problématiques, comme les perturbateurs endocriniens, l’impact environnemental…

Les recettes à faire soi-même balaient la peau à divers moments de la vie – du bébé à la peau mature, en passant par l’adolescence –, la peau masculine et le rasage, la grossesse – prévention des vergetures, masque de grossesse… –, le visage, le corps… Mais aussi les cheveux : shampoings, masques, leave in, masques protéinés ou non…

Et, comme je suis professionnelle de santé, je n’ai pas résisté au plaisir d’indiquer aussi des recettes de bien-être, comme des produits anti-stress, de massage, le baume des lunes pour les filles, etc.

En matière de routine beauté, quelles sont les addictions des femmes noires et métissés ? Pourquoi ?

Je vois deux addictions, dont l’une passablement bénigne est le plaisir de l’exfoliation, qui leur procure une peau douce et veloutée. Lorsqu’il fait froid, les couches de peau morte protègent un peu du dessèchement. Les gommages agressifs peuvent « délipider » et sensibiliser transitoirement l’épiderme. Mais, paradoxalement, trop peu d’exfoliation bouche les pores, limite l’écoulement du sébum et provoque, à terme, des boutons d’acné ou des imperfections.

La seconde addiction, qui n’est pas spécifique aux femmes noires – puisque beaucoup de femmes asiatiques ou indiennes s’y adonnent aussi –, ne concerne fort heureusement qu’une très faible minorité. Il s’agit de la dépigmentation volontaire de la peau. Source de très graves répercussions aux plans dermatologique et général, elle est à présent médiatisée. Des solutions médicales en hôpitaux sont apportées aux femmes qui désirent mettre fin à cette pratique dangereuse. Les produits utilisés sont théoriquement interdits en Europe et les cocktails improbables à base de dermocorticoïdes à effet dopant participent à l’addiction psychologique.

Les nouvelles générations prônent un retour au naturel, refusent tous diktats et affirment avec fierté leurs origines. Comment expliquez-vous cette nouvelle tendance ?

Elle est le fait des diasporas.

Les noirs qui vivent dans leur pays d’origine n’ont pas à revendiquer quoi que ce soit à ce propos. Ils sont majoritaires en leur pays, et leur origine, les caractéristiques de leur peau et cheveux sont naturellement intégrées.

Les jeunes Français afro-descendants ont besoin de représentations. Ils ont grandi en intégrant une certaine idée de leurs origines et ont parfois eu à en souffrir à un moment ou un autre de leur histoire personnelle, quand ils ne l’ont tout simplement pas subie à travers l’histoire de leurs parents.

Je fais donc le parallèle avec ce qu’il s’est passé aux États-Unis, où les populations noires ont dû revendiquer que leur peau ou leurs cheveux ne sont pas honteux et qu’ils sont juste naturels ! Toutes les façons de les dénaturer, comme les défrisages, le port de postiches ou les rajouts, sont parfois rejetées.

Les cheveux sont devenus un étendard quasi politique aujourd’hui.

La beauté des peaux noires et métissées, une histoire de famille et de transmission ?

Très certainement, comme dans n’importe quelle culture.

On intègre toutes ce que nos mères, grands-mères ou tantes « disent » de leur beauté. Ensuite, on construit sa propre beauté, avec ou contre cette transmission. Si l’on a été élevée par une mère complexée par de petits seins, dont on a hérité, on peut développer insidieusement que les petits seins ne sont porteurs d’aucune beauté. Fort heureusement, les médias magnifient régulièrement ceux de Jane Birkin ou de Kate Moss, dont on ne peut pas nier la beauté.

Pour certaines jeunes noires grandissant en Europe, les critères de beauté majoritaires environnants sont la peau blanche et les cheveux lisses : il n’y a aucune place pour se construire là-dedans.

Pour peu que les femmes de la famille ne portent pas fièrement leur peau et leurs cheveux, même si simplement, comme toutes les femmes du monde, elles sont juste vulnérables au regard que l’on porte sur elles, il peut en découler le sentiment diffus que, peut-être, il n’y aurait pas de beauté noire.

Pour peu qu’elles aient fait l’objet de discrimination dans la petite enfance, voire même de petites remarques anodines mais à fort retentissement émotionnel, cela peut engendrer une réelle difficulté à intégrer qu’il existe une beauté en elles. La beauté des noires en occident est souvent décrite avec force comparaison animale – panthère noire, tigresse, gazelle… –, et, parfois, avec une connotation sexuelle sous-jacente fort dérangeante, a fortiori chez de très jeunes filles.

De même, une petite fille dont on touche les cheveux innocemment, même avec une remarque positive mais porteuse de curiosité – « je peux toucher ? », « oh, on dirait du coton », « ah, mais c’est doux ! » –, peut développer un sentiment d’étrangeté à un âge où l’on n’a pas tellement envie d’être originale. Il ne viendrait jamais à l’idée de quiconque de se comporter de la sorte avec une petite fille blanche, n’est-ce pas ?

Fort heureusement, cela change, les prises de conscience sont plus manifestes sur de tout petits glissements, qui ont un très fort retentissement plus tard…

Ce qui est particulier dans les familles où les mères, pour diverses raisons, se sont toujours défrisé les cheveux ou n’ont jamais porté leurs cheveux naturels, c’est qu’il n’y a pas d’apprentissage des gestes ou même d’outils adaptés à la chevelure. Donc oui, je dirais que, dans tous ces cas-là, c’est certainement une histoire de transmission, tant pour déconstruire très vite les germes de honte que pour apprendre les bons gestes ; chose qui se fait aujourd’hui très dynamiquement via les réseaux sociaux, avec les quelques excès inhérents à ces supports.

Quelles sont les principales caractéristiques des peaux noires et métissées ?

Les peaux noires et métissées ont exactement la même structure anatomique que les autres types de peau. Leurs caractéristiques normales en pays tropical humide indiquent leur sensibilité sur certains points en pays tempéré. Un peu comme une peau blanche qui ne supporterait pas d’être exposée toute l’année au soleil et à l’humidité sans certains dommages : brûlures, rougeurs, photo-vieillissement…

Leur couche cornée est cependant plus dense. Elle est composée de 12 couches, au lieu de 8 chez les peaux blanches. Elles rident donc moins, ce sont des peaux qui vieillissent moins vite si le critère retenu est l’âge d’apparition des premières rides.

Elles possèdent plus de lipides afin que le film hydrolipidique plus abondant résiste au soleil et à l’humidité. Dans un climat tempéré, elles sont généralement déshydratées voire sèches, mais paradoxalement plus luisantes parce que, par réaction, elles produisent plus de sébum pour se protéger du froid et de l’air moins humide. Il ne faut alors pas les traiter comme des peaux blanches grasses, la grande erreur dermatologique. En Europe, une peau noire normale est souple et luisante.

Les peaux noires sont sensibles au frottement des vêtements couvrants, qui éliminent leur sébum, plus sujettes à la surpigmentation, qui laisse des cicatrices plus sombres que la carnation de base, plus sensibles aux cosmétiques agressifs ou irritants : alcool, tensioactifs très détergents, peelings…

Pourquoi autant de femmes – et d’hommes – noirs et métissés se tournent-ils vers la cosmétique DIY, ou Do It Yourself ?

Tout simplement parce qu’ils ne trouvent pas dans le commerce une réponse naturelle à leurs demandes. Le greenwashing* sévit grandement dans les cosmétiques destinés à ces peaux, où ne sont mis en avant que les ingrédients naturels insérés à doses homéopathiques dans des bases conventionnelles, riches en dérivés pétrochimiques douteux.

Pour peu que ces personnes soient informées – et c’est le cas de nos jours –, averties, elles veulent éviter, comme tout le monde, les ingrédients sujets à polémique, elles veulent revenir à des routines de beauté naturelles, elles découvrent ou redécouvrent des huiles et des beurres originaires d’Afrique, d’Inde ou d’Amérique du Sud, dont on sait qu’ils ont la composition en acides gras idoine, faite pour leur peau et leurs cheveux.

Et puis, tout de même, s’ils ont une mère ou une grand-mère originaire d’Afrique ou des Antilles, ils ont certainement déjà été enduits de l’un de ces produits-là. Parfois, d’ailleurs, ce sont les jeunes qui initient leurs parents et je trouve cela très réjouissant !

Quelle serait, selon vous, une routine de beauté quotidienne idéale ?

L’hydratation est le fil conducteur de tous les soins, qu’ils soient corporels ou capillaires. Des corps gras d’origine végétale sont particulièrement adaptés. Il faut absolument éliminer les huiles minérales de tous les produits cosmétiques.

Une peau noire ou métisse non démaquillée au quotidien devient une peau sujette à l’acné ou aux imperfections, surtout si le maquillage est riche en dérivés siliconés.

Sur le visage, après un nettoyage doux, une crème hydratante est une bonne base pour protéger la peau et restaurer une hydratation, par nature constitutionnellement limitée pour faire face au froid. En hiver, plutôt qu’une crème plus grasse, choisir de la coupler avec une ou deux gouttes d’huile végétale ou de sérum huileux bien composé est une bonne solution pour moduler les besoins. Le soir, le démaquillage dès le plus jeune âge est obligatoire pour éliminer l’excès de sébum, produit pour se préserver du froid et de l’effet desséchant du chauffage ou du vent.

Pour le corps, le lavage suivi d’un lait ou d’une huile corporelle est indispensable pour éviter l’eczéma de déshydratation, les tiraillements et les squames.

Pour les cheveux longs, le coiffage du soir en tresses ou vanilles – 2 mèches enroulées ensemble – hydratées et nourries facilite le coiffage le lendemain matin. Le shampoing hebdomadaire est suivi d’un démêlant et/ou d’un masque nutritif et hydratant. Selon l’état de la chevelure, on privilégiera des cosmétiques protéinés ; mais, en tout état de cause, ils doivent être riches en agents hydratants et appliqués à l’aide d'un peigne à dents larges.

Quel est le top 5 des soins naturels – peaux et cheveux – les plus prisés par les peaux noires et métissées ? Pourquoi ?

  • La chantilly de karité pour tout, parce que le karité, c’est la vie, surtout celui du Bénin, bien sûr !
  • La crème hydratante pour le corps, les pieds et le visage, car ce sont des peaux constitutionnellement déshydratées en occident.
  • Le rouge à lèvres, pour mettre en valeur les bouches naturellement lippues qui n’ont pas besoin de botox pour être pulpeuses.
  • Le spray hydratant capillaire, parce qu’il mime l’humidité ambiante des pays tropicaux.
  • La poudre matifiante, qui tempère les luisances, mais vraiment sans excès afin de garder le teint naturellement glowy, sans artifice.

Une recette pour la peau à partager avec nos lecteurs ?

Mon baume à tout faire : pour hydrater le corps, les mains et les pieds secs, pour choyer les lèvres, pour masser le dos de son ou sa partenaire, pour cicatriser les petits bobos, pour faciliter les nuits…

Malaxer avec une fourchette sur une assiette et à température ambiante :

  • 1 cuillère à café de beurre de karité,
  • 1 goutte d’huile essentielle d’ylang-ylang ou de petit grain bigarade.

Transvaser dans un petit pot de 10 ml.

Une recette pour les cheveux à partager avec nos lecteurs ?

Dans un vaporisateur, verser :

  • 3 cuillères à café d’huile de ricin, qui active la pousse des cheveux, ou d’huile d’avocat, qui renforce la fibre capillaire,
  • 3 cuillères à soupe d’hydrolat de cèdre ou de Bay St Thomas, pour restaurer la bonne acidité et activer la pousse.

Compléter avec 1/4 de litre d’eau de source.

Agiter et vaporiser sur les cheveux le matin pour les coiffer. Hydrater les vanilles ou pour défaire les tresses.

* Greenwashing ou éco-blanchiment, technique marketing consistant à communiquer auprès du public en ayant recours à un argumentaire écologique parfois mensonger.

 

Coup de Cœur ! ♥♥♥

Beauté noire
de Michèle Nicoué-Paschoud

Livre-Beaute-noire-Michele-PaschoudCosmétiques faits maison pour peaux noires et cheveux crépus

Les produits du commerce sont souvent mal adaptés aux peaux noires et métisses et aux cheveux frisés et crépus : la cosmétique naturelle est plus que jamais de mise ! Retrouvez dans cet ouvrage une centaine de recettes pour fabriquer des produits variés (shampoings, crèmes, baumes, déodorants), bien adaptés et pour toute la famille. De nombreuses informations, photos et témoignages complètent ces recettes.

Éditions La Plage - 292 pages - 24,95 €

 

 

 


 

Recette de beauté au naturel

Mon baume capillaire cacao et mangue

À la rentrée, pour préserver les cheveux qui ont souffert des bains à répétition et des UV, je vous propose un baume capillaire 100 % végétal afin de protéger vos cheveux des affres du chlore, des rayons de soleil et de la pollution, et de les sublimer.

Cette recette, simplissime à réaliser, est formulée avec 4 ingrédients particulièrement actifs pour réparer, renforcer et embellir la chevelure :

  • L’huile de piqui, obtenue par 1ère pression à froid de la pulpe du caryocar coriaceum. Cette huile est un petit bijou de la nature : non seulement elle sent naturellement et divinement bon le fruit de la passion, mais elle aide aussi à coiffer les cheveux indisciplinés et à contrôler les frisottis, limite la casse des cheveux en facilitant le passage de la brosse, soigne les pointes sèches et les cheveux cassants, illumine et redonne de la brillance aux cheveux ternes… Bref, l’essayer, c’est l’adopter.
  • Le beurre de mangue améliore la cuticule du cheveu, lui apporte éclat et brillance, répare et assouplit la fibre capillaire et prévient la formation des fourches.
  • Le beurre de cacao blanc nourrit, redonne vitalité aux cheveux secs tout en prévenant leur déshydratation.
  • L’huile essentielle d’ylang-ylang complète, lutte contre la chute des cheveux et favorise leur pousse et leur brillance.

 

  • Baume-capillaire-cacao-mangueConservation : jusqu’à 6 mois, à conserver à l’abri de la lumière et de la chaleur.
  • Préparation : 15 mn
  • Coût : moins de 3 €

Mon matériel

  • 1 mini-fouet
  • 1 balance de précision
  • 1 bol
  • 1 éprouvette de 50 ml
  • 1 bain-marie
  • 1 pot

Dans mon panier

  • 50 ml d’huile de piqui (caryocar coriaceum)
  • 24 g de beurre de mangue
  • 26 g de beurre de cacao blanc (soit 11 pastilles si vous l’achetez sous cette forme)
  • 30 gouttes d’HE d’ylang-ylang complète
  • 7 gouttes de vitamine E

La recette du baume capillaire

  1. Mettez l’huile de piqui dans un bol, puis ajoutez les 2 beurres.
  2. Faites fondre au bain-marie, puis retirez du feu.
  3. Ajoutez l’huile essentielle d’ylang-ylang et mélangez soigneusement.
  4. Terminez par la vitamine E. Mélangez.
  5. Transvasez la préparation dans le pot.

Mon rituel beauté

Appliquez une petite noisette sur les pointes et les zones sèches, puis massez les cheveux pour bien faire pénétrer. Idéalement, laissez poser toute une nuit. Passez ensuite à votre shampooing habituel.

 


 

Rubrik-a-trucs-Special-Addictions

Des pré- et des probiotiques
dans
le traitement des addictions

ProbiotiquesFaire appel aux probiotiques (par exemple : Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus casei, Bifidobacteriumbifidum, Bifidobacterium animalis lactis), c’est se fortifier de l’intérieur. C’est aussi renforcer notre capacité à s’adapter aux conditions de vie qui nous entourent et stimuler notre flore intestinale et notre immunité. N’oubliez pas, par ailleurs, que les probiotiques ont besoin des prébiotiques, des fibres qui leur servent de fixateur dans la muqueuse intestinale.

 

Pour un sevrage tabagique optimisé

Il est important de commencer par des plantes qui vont aider à relancer les fonctions physiologiques de base de l’organisme : les fonctions digestives, urinaires et respiratoires, ainsi que l’équilibre acido-basique.

Pour le système urinaire et la digestion, on fera appel aux formules « équilibrante rénale » (racines de pissenlit, céleri ou guimauve, verge d’or, persil…) et « hépatique » (artichaut, piloselle, chardon-marie…), qui ont déjà largement fait leurs preuves. La première se prend la première semaine du mois, la seconde pendant les deux ou trois semaines qui suivent.

Pour soutenir la fonction respiratoire, on pourra faire appel à un mélange « voies respiratoires », qui contiendra par exemple du plantain et de l’aunée, deux plantes fortifiantes de l’arbre bronchique.

Enfin, l’équilibre acido-basique demande une réforme alimentaire, à compléter avec la prise, par exemple, de fécule de kudzu.

 

Miser sur des plantes adaptogènes

PlantesElles sont l’élément-clé pour un sevrage réussi. Elles agissent, chacune à leur façon, sur les déséquilibres nerveux. En cherchant à fortifier ou à réguler l’activité nerveuse, elles déclenchent aussi un effet de bien-être, de façon durable. Parmi les plus efficaces :

  • La racine d’aunée, pour les dépendances notamment à l’alcool, au café, au tabac…
  • La racine d’astragale, pour les dépendances à certaines drogues, aux médicaments et au tabac ;
  • La racine d’éleuthérocoque, pour les dépendances à l’alcool, aux drogues, au café et pour certaines dépendances sans substances exogènes ;
  • La racine de rhodiola, pour de nombreuses dépendances (alcool, drogues, café, tabac…) ;
  • La racine de kudzu, pour de nombreuses dépendances (alcool, drogues, café, tabac…).

La cure pourra se faire sur 1 à 3 semaines en fonction des plantes. Quant aux dosages, ils varient selon les plantes choisies (1 à 6 gélules par jour).

N’hésitez pas à vous tourner vers votre pharmacien ou herboriste afin de bien déterminer la plante la mieux adaptée et sa posologie.

 

Bigorexie, vous avez dit « bigorexie » ?

BigorexieCe mot désigne l’addiction au sport. Loin d’être farfelue, cette addiction est désormais reconnue par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé). Au même titre que d’autres addictions, telles que l’alcool, le tabac, les drogues ou comportementales, la bigorexie est à présent prise en compte et traitée. Il faut dire que la forte sécrétion d’endorphines entraîne une ivresse dont on devient rapidement addict. Quel mal y a-t-il à faire trop de sport, demanderez-vous ? Eh bien, il se trouve que les conséquences à long terme peuvent être particulièrement dommageables sur la santé physique, psychologique et sociale. Le quotidien devient cadenassé, pouvant donner lieu à une baisse de moral significative si la personne ne peut pas faire assez de sport. La vie sociale et personnelle peut, elle aussi, être sacrifiée. Si cette addiction est facilement identifiable, elle est en revanche beaucoup plus difficile à soigner. Les personnes concernées pourront alors se tourner vers un médecin compétent.

 

L’huile essentielle de poivre noir (piper nigrum) pour aider les fumeurs à réduire les symptômes du sevrage tabagique

PoivreOn sait aujourd’hui que la nicotine a des effets directs au niveau du cerveau, en agissant sur les récepteurs nicotiniques des neurones à travers l’activation du système olfactif et l’irritation des voies respiratoires.

Une alternative thérapeutique consiste donc à administrer une substance antagoniste, qui bloquerait les récepteurs ciblés par la drogue sans les activer, et par conséquent inhiberait l’effet euphorisant.

Dans une étude publiée par Jed E. Rose et Frederique M. Behrn, Inhalation of vapor from black pepper extract reduces smoking withdrawal symptoms, parue dans Drug and Alcohol Dependence 34 (1994) 225-229, les auteurs (appartenant au Nicotine Research Laboratory, VA Medical Center and Department of Psychiatry de l’Université Duke, aux États-Unis) ont étudié un dispositif de cigarettes de substitution, qui utiliserait l’huile essentielle de poivre noir. Les résultats de cette étude confirment que l’inhalation par la bouche de l’huile essentielle de poivre singe les sensations des voies respiratoires ressenties par le tabagisme, réduisant ainsi l’envie de fumer.

 

MasqueMasque détoxifiant
pour fumeurs

Dans un bol, mélangez 3 c. à s. d’argile montmorillonite verte à 1/2 c. à c. de charbon végétal activé et 1 c. à c. de miel liquide. Ajoutez de l’eau de source jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène pas trop liquide. Appliquez ensuite sur le visage. Laissez poser 15 à 20 mn, puis rincez à l’eau tiède. Répétez ce soin 1 à 2 fois par mois.

 

L’aroma pour se libérer
des compulsions alimentaires

AromaSi le comportement alimentaire est sous l’influence des systèmes digestif et hormonal, il l’est aussi vis-à-vis de la sphère psycho-émotionnelle. Et c’est pour cette raison que les huiles essentielles, grâce à leurs composants aromatiques volatils qui s’adressent au goût et à l’odorat, sont capables de déjouer certaines déviances du comportement alimentaire.

Recette express : dans un flacon de 30 ml en verre ambré, mélangez 15 gouttes d’HE d’orange douce, 30 gouttes d’HE de pamplemousse, 15 gouttes d’HE de camomille noble, 7 gouttes d’HE de laurier noble et 3 gouttes d’HE de cannelle de Ceylan. Complétez avec de l’huile de macadamia.

À chaque fois que vous en ressentez le besoin (en cas de pulsion alimentaire), déposez 1 à 2 gouttes de cette synergie sur l’intérieur des poignets et respirez profondément. Vous pourrez répéter ce geste jusqu’à 8 fois par jour si besoin.

Précautions d’emploi : déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, et aux enfants de moins de 6 ans.

 


 

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Les informations proposées par l'Ecolomag ne se substituent pas à un avis médical auprès des professionnels de santé compétents. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

 

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